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Antoinette de Mirecourt

Antoinette de Mirecourt

de R. E. Leprohon traduit par J. A. Genand 

De la série Soirées Canadiennes, cette histoire démontre les résultats désastreux d’un mariage clandestin. Ce roman vous décrit ces soirées de la noblesse, dans les années 1760. Période du nouveau gouvernement anglais, suite à la capitulation de Montréal. Des personnages attachants que vous aimerez connaitre, assurément !

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Un extrait :

Elle lit les lettres

Après le départ de Madame d’Aulnay, Antoinette se dépouilla en toute hâte de ses habits de sortie, et commença la lecture des lettres qu’elle venait de recevoir.

La première, qui était de son père, respirait la bienveillance et l’affection. Elle parlait du vide que son absence créait dans la maison, lui recommandait de s’amuser de tout son coeur, mais terminait en l’avertissant d’exercer une surveillance la plus active sur ses affections. De ne les pas accorder à ces élégants étrangers qui fréquentaient la maison de sa cousine, attendu qu’il ne souffrirait jamais qu’aucun d’eux devînt son gendre.

Une vive rougeur se répandit sur le visage de la jeune fille à la lecture de ce dernier passage. Comme pour bannir les pensées importunes qui venaient d’être évoquées, elle mit précipitamment de côté la lettre de son père pour prendre la seconde.

Malheureusement, l’épître de Madame Gérard prêtait encore plus aux réflexions pénibles auxquelles avait donné lieu celle de M. de Mirecourt. En la parcourant, Antoinette sentit sa rougeur prendre l’intensité d’un incarnat fiévreux. Et bientôt, de grosses larmes qui s’étaient amassées sous sa paupière tombèrent une à une sur le papier qu’elle tenait à la main.

Aucune dénonciation, aucun reproche n’étaient pourtant formulés dans cette lettre. Non, mais avec une fermeté pleine de tendresse, la gouvernante parlait des devoirs à remplir, des erreurs à éviter, et conjurait sa chère enfant de scruter étroitement son propre coeur, afin de voir si, depuis qu’elle était entrée dans la vie élégante qu’elle menait, elle n’était pas devenue infidèle à ses devoirs.

Pour la première fois depuis son arrivée sous le toit de Madame d’Aulnay, Antoinette suivit ce salutaire conseil, et à peine avait-elle terminé cet examen de conscience, qu’en face du tribunal de son coeur, elle se trouva condamnée.

Était-elle bien toujours, en effet, cette jeune fille simple et naïve dont les pensées et les plaisirs étaient, quelques semaines auparavant, aussi innocents que les pensées et les plaisirs d’une enfant ?

Elle dont les longues conversations avec Madame d’Aulnay n’avaient d’autres sujets que la toilette, la mode et les sentiments extravagants. Elle qui vivait maintenant dans le cercle d’une vie de gaieté et de plaisirs qui ne lui laissaient même pas le temps de se reconnaître et de réfléchir, était-elle bien toujours ce qu’elle avait été jadis ?

Quels amusements avaient aujourd’hui remplacé ces agréables promenades, ces utiles lectures, ces devoirs de religion et de charité qu’elle accomplissait jadis à la campagne ? Oui, rougis, Antoinette, car la réponse te condamne et t’humilie.

La lecture de romans frivoles, de poèmes exagérés, la compagnie d’hommes du grand monde dont les flatteries et la conversation légère avaient fini par ne plus l’affecter. Voilà ce qui avait remplacé ses bonnes habitudes d’autrefois.

Pendant que le remords provoqué par ces tristes pensées occupait son esprit, Jeanne vint lui annoncer que le Major Sternfield la demandait au salon.

— Impossible ! répondit-elle vivement en se rappelant aussitôt la grande part que le brillant Audley avait dans l’examen rétrospectif qu’elle venait de faire sur elle-même.

— Mais, Mademoiselle… insista Jeanne en cherchant à faire comprendre que le militaire, dans la certitude d’être reçu, l’avait sans cérémonie suivie jusqu’à la salle et attendait la venue de Mademoiselle sur le seuil de l’appartement voisin qui était un des salons.

— Je vous dis que c’est impossible, Jeanne, répondit-elle vivement. J’ai un violent mal de tête. Je ne puis recevoir personne.

Le ton élevé de cette réponse était certainement loin d’indiquer une forte souffrance. Aussi, tout à fait déconcerté dans sa tentative, le visiteur revint sur ses pas. Arrivé à la porte, il se retourna tout à coup vers la soubrette aux yeux noirs et intelligents, et lui dit qu’il « espérait que Mademoiselle de Mirecourt n’était pas très malade ? »

— Eh ! bien, non, répondit Justine en hésitant, fascinée qu’elle était par le regard éloquent et par la parfaite prononciation française du joli interrogateur. Mademoiselle a reçu des lettres de chez elle il y a quelques instants. Ces lettres, apparemment, annoncent quelque mauvaise nouvelle, car en passant tout à l’heure devant la porte entr’ouverte de sa chambre, j’ai pu m’apercevoir qu’elle pleurait.

L’élégant Sternfield murmura quelques remerciements et s’élança dans la rue.

— Des lettres de chez elle et des pleurs à propos de ces lettres ! pensa-t-il. Je saurai demain de Madame d’Aulnay ce que cela veut dire. Cette petite beauté campagnarde m’est d’un trop grand prix pour que je la laisse échapper aussi facilement.

Une demi-heure après, Madame d’Aulnay rentrait chez elle, de très bonne humeur. Ne trouvant pas Antoinette où elle l’avait laissée, elle courut en toute hâte dans sa chambre. En chemin, elle rencontra Jeanne qui l’informa que le Major Sternfield était venu durant son absence et qu’on n’avait pas voulu le recevoir.

Allons donc ! se dit-elle à elle-même, dans quelle nouvelle phase est l’humeur de ma cousine ? Je crois qu’elle a reçu de son père une longue lettre dont la lecture lui aura causé du chagrin ou des remords.

Antoinette était étendue sur un canapé où elle s’était jetée pour mieux feindre un mal de tête quelconque, et échapper ainsi aux remarques ou aux suppositions de sa cousine.

Celle-ci, sans paraître remarquer les paupières gonflées de sa jeune compagne, lui exprima le regret qu’elle éprouvait de la voir indisposée et commença ensuite une description animée de sa promenade.

— Cet après-midi a été délicieux pour moi. J’ai rencontré tous ceux que je voulais voir, et j’ai organisé pour demain, avec Madame Favancourt, une promenade à Lachine. Le Major Sternfield, que j’ai rencontré en route, est chargé de voir aux préparatifs.

Mais, poursuivit-elle sur un ton encore plus animé, j’en viens maintenant au plus beau de l’histoire. Tu ne t’imagines pas, Antoinette, qui j’ai pu rencontrer sur la Place d’Armes ? Ni plus ni moins que notre misanthropique Colonel, ma chère. Il était monté sur une splendide voiture et conduisait une paire de superbes chevaux anglais.

Je n’ai pu résister à l’idée d’en faire l’acquisition pour notre partie de demain, et levant mon fouet, je lui ai fait signe de s’approcher. Les chevaux du Colonel, comme s’ils n’eussent pu, de même que leur maître, supporter la vue d’une jolie femme, mordirent leurs freins et se courbèrent. Mais il les contint d’une main vigoureuse et écouta mon invitation poliment, quoique à contre-coeur évidemment.

Persuadée que la franchise me servirait mieux auprès d’un caractère aussi extraordinaire, je lui annonçai en riant, après l’avoir invité à se joindre à nous, que nos ressources, en fait de beaux chevaux et de jolis équipages, étaient très limitées.

Il commença vivement par m’assurer que les siens étaient à mon entière disposition, non seulement pour demain, mais encore toutes les fois que je les désirerais. M’apercevant à quoi il voulait en venir, je l’interrompis tranquillement en lui disant : « Je ne les accepterai pas sans leur maître : l’un et les autres, ou rien du tout. »

Ma chère, tu n’as jamais vu d’homme aussi bien déconcerté. Il se mordit les lèvres, tira sur les rênes de ses coursiers jusqu’à les faire dresser presque perpendiculairement. Enfin, voyant que j’étais résolue d’attendre sa réponse, il finit par dire, avec l’air d’un homme cherchant une bonne raison pour refuser, qu’il se ferait un plaisir de se joindre à nous pour la promenade de demain.

C’est un parfait sauvage…. Mais je vais te laisser pour quelques instants. Ta pauvre tête s’en trouvera mieux.

Et approchant ses lèvres des joues qui reposaient sur l’oreiller du canapé, elle y déposa un baiser, et sortit de la chambre.

Comme la porte se refermait sur elle, Antoinette laissa échapper un long soupir.

— Oh ! si je veux redevenir ce que j’étais auparavant, murmura-t-elle, je dois m’en retourner à Valmont. Les tentations qu’offrent cette maison élégante et la société de ma bonne mais frivole cousine, sont trop fortes pour mon coeur facile et mes faibles résolutions.

 

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puis, toujours de Normand Jubinville :
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La série roman policier de Normand Jubinville :

Le secret de madame Claire  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

Les légumes d’Antoine  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

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SOS Catou
Un appel à l’aide. Qu’est-ce que c’est que toute cette histoire ?
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La Louve de Coaticook  Sur Kobo.

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La femme secrète 2 Danger ! Pirates  Sur Kobo.

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Les eBooks de Louise Alarie :

D’abord, ceux pour enfants : Des lectures palpitantes à faire découvrir à vos enfants. Vous ne serez pas déçus.

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Joël et les balles trompeuses  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

Maxime et le chêne  Dans le iBookstore.

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JORDAN la victime  Sur Kobo.

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Le retour des Atlantes  Dans le iBookstore.

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Rachel le Créateur  Dans le iBookstore.

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Je t’ai tant aimé  Dans le iBookstore.

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Il était une fois… Jérémie  Sur Kobo.

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Voici maintenant la série policière de Louise Alarie :
Chacun de ces livres ont une histoire bien à eux. Ce sont les inspecteurs de la Ville de Montréal qui les relient entre eux. Les histoires et les enquêtes sont bien différentes.

Soeur Jeanne Série Enquête no 1  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

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Et…

Se transformer pour guérir Vivre en santé avec le VIH par Racheal D.
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Espérant que vous vous y êtes retrouvés et que vous avez trouvé ce que vous cherchiez. Revenez-y pour d’autres agréables découvertes !

Merci d’être là pour nous !

LES DÉSENCHANTÉES ou Les Trois Fantômes

LES DÉSENCHANTÉES ou Les Trois Fantômes

Une romance à la saveur de Pierre Loti, un nostalgique de l’Empire ottoman. Il mêle, en une exquise alchimie, réalité et fiction. Il nous fait découvrir la vie de ces demoiselles Turques cachées sous leur voile, et de leur grande tristesse face à leur sort.

L’histoire : Au début du XXe siècle, un écrivain français déjà célèbre obtient un poste diplomatique à Istanbul. Une jeune femme de la haute société turque et deux de ses amies entrent secrètement en contact avec lui (les trois fantômes noirs).

Elles prennent d’énormes risques pour le rencontrer. Entre ces admiratrices voilées, prisonnières d’un mode de vie ancestral et l’auteur captivé se met en place un jeu où émotions et sentiments s’expriment dans un décor envoûtant….

Pensez-vous que la situation a changé depuis ce temps ?

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Voici un extrait :

Veille du mariage

Il fut silencieux son dernier déjeuner dans la maison familiale, entre ces deux femmes sourdement hostiles l’une à l’autre, l’institutrice et l’aïeule sévère.

Après, elle se retira chez elle, où elle eût souhaité s’enfermer à double tour ; mais les chambres des femmes turques n’ont point de serrure, il fallut se contenter d’une consigne donnée à Kondja-Gul pour toutes les servantes ou esclaves jour et nuit aux aguets, suivant l’usage, dans les vestibules, dans les longs couloirs de son appartement, comme autant de chiens de garde familiers et indiscrets.

Pendant cette suprême journée qui lui restait, elle voulait se préparer comme pour la mort, ranger ses papiers et mille petits souvenirs, brûler surtout, brûler par crainte des regards de l’homme inconnu qui serait dans quelques heures son maître. La détresse de son âme était sans recours, et son effroi, sa rébellion allaient croissant.

Elle s’assit devant son bureau, où la bougie fut rallumée pour communiquer son feu à tant de mystérieuses petites lettres qui dormaient dans les tiroirs de laque blanche. Lettres de ses amies mariées d’hier ou bien tremblant de se marier demain. Lettres en turc, en français, en allemand, en anglais, toutes criant la révolte, et toutes empoisonnées de ce grand pessimisme qui, de nos jours, ravage les harems de la Turquie.

Parfois elle relisait un passage, hésitait tristement, et puis, quand même, approchait le feuillet de la petite flamme pâle, que l’on voyait à peine luire, à cause du soleil.

Et tout cela, toutes les pensées secrètes des belles jeunes femmes, leurs indignations refrénées, leurs plaintes vaines, tout cela faisait de la cendre, qui s’amassait et se confondait dans un brasero de cuivre, seul meuble oriental de la chambre.

Les tiroirs vidés, les confidences anéanties, restait devant elle un grand buvard à fermoir d’or, qui était bondé de cahiers écrits en français… Brûler cela aussi ? Non, elle n’en sentait vraiment plus le courage. C’était toute sa vie de jeune fille, c’était son journal intime commencé le jour de ses treize ans, le jour funèbre où elle avait pris le tcharchaf (pour employer une locution de là-bas), c’est- à-dire le jour où il avait fallu pour jamais cacher son visage au monde, se cloîtrer, devenir l’un des innombrables fantômes noirs de Constantinople.

Rien d’antérieur à la prise de voile n’était noté dans ce journal. Rien de son enfance de petite princesse barbare, là-bas, au fond des plaines de Circassie, dans le territoire perdu où, depuis deux siècles, régnait sa famille.

Rien non plus de son existence de petite fille mondaine, quand, vers sa onzième année, son père était venu s’établir avec elle à Constantinople, où il avait reçu de Sa Majesté le Sultan le titre de maréchal de la Cour.

Cette période-là avait été toute d’étonnements et d’acclimatation élégante, avec en outre des leçons à apprendre et des devoirs à faire. Pendant deux ans, on l’avait vue à des fêtes, à des parties de tennis, à des sauteries d’ambassade.

Avec les plus difficiles danseurs de la colonie européenne, elle avait valsé tout comme une grande jeune fille, très invitée, son carnet toujours plein, elle charmait par son délicieux petit visage, par sa grâce, par son luxe, et aussi par cet air qu’aucune autre n’eût imité, cet air à la fois vindicatif et doux, à la fois très timide et très hautain.

Et puis, un beau jour, à un bal donné par l’ambassade anglaise pour les tout jeunes, on avait demandé :

« Ou est-elle, la petite Circassienne ? »

Et des gens du pays avaient simplement répondu :

« Ah ! vous ne saviez pas ? Elle vient de prendre le tcharchaf. »

(Elle a pris le tcharchaf, autant dire : fini, escamotée d’un coup de baguette ; on ne la verra jamais plus ; si par hasard on la rencontre, passant dans quelque voiture fermée, elle ne sera qu’une forme noire, impossible à reconnaître ; elle est comme morte…)

Donc, avec ses treize ans accomplis, elle était entrée, suivant la règle inflexible, dans ce monde voilé, qui, à Constantinople, vit en marge de l’autre, que l’on frôle dans toutes les rues, mais qu’il ne faut pas regarder et qui, dès le coucher du soleil, s’enferme derrière des grilles.

Dans ce monde que l’on sent partout autour de soi, troublant, attirant, mais impénétrable, et qui observe, conjecture, critique, voit beaucoup de choses à travers son éternel masque de gaze noire, et devine ensuite ce qu’il n’a pas vu.

Soudainement captive, à treize ans, entre un père toujours en service au palais et une aïeule rigide sans tendresse manifestée, seule dans sa grande demeure de Khassim-Pacha, au milieu d’un quartier de vieux hôtels princiers et de cimetières, où, dès la nuit close, tout devenait frayeur et silence, elle s’était adonnée passionnément à l’étude.

Et cela avait duré jusqu’à ses vingt-deux ans aujourd’hui près de sonner, cette ardeur à tout connaître, à tout approfondir, littérature, histoire ou transcendante philosophie.

Parmi tant de jeunes femmes, ses amies, supérieurement cultivées aussi dans la séquestration propice, elle était devenue une sorte de petite étoile dont on citait l’érudition, les jugements, les innocentes audaces, en même temps que l’on copiait ses élégances coûteuses ; surtout elle était comme le porte-drapeau de l’insurrection féminine contre les sévérités du harem.

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Forestiers et Voyageurs

Forestiers et Voyageurs

Soirées Canadiennes

Peu de populations présentent, dans leurs caractères typiques, plus d’intérêt que la population française des bords du Saint-Laurent.

Parmi les types qui se sont ainsi développés, celui du Forestier, à cause même du caractère de nos grands bois canadiens, est nécessairement un des plus curieux à étudier. Mais il en est un autre plus curieux encore, parce qu’il semble résumer tous les autres, c’est celui du Voyageur.

Voyageur, dans le sens canadien du mot, ne veut pas dire simplement un homme qui a voyagé. Il ne veut même pas dire toujours un homme qui a vu beaucoup de pays. Ce nom, dans notre vocabulaire, comporte une idée complexe.

Le voyageur canadien est un homme au tempérament aventureux, propre à tout, capable d’être, tantôt, successivement ou tout à la fois, découvreur, interprète, bûcheron, colon, chasseur, pêcheur, marin, guerrier. Il possède toutes ces qualités, en puissance, alors même qu’il n’a pas encore eu l’occasion de les exercer toutes.

Selon les besoins et les exigences des temps et des lieux, il peut confectionner une barque et la conduire au milieu des orages du Golfe, faire un canot d’écorce et le diriger à travers les rapides des rivières, lacer une paire de raquettes et parcourir dix lieues dans sa journée, porté par elles sur les neiges profondes.

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Voici un extrait :

La montée aux chantiers

Il y a de cela déjà longtemps, les fêtes étaient passées. L’Église avait redit ses Noëls si beaux et si touchants. Les jeunes gens de la paroisse avaient, au jour de l’an, fait la quête des pauvres par les maisons, en chantant La Guignolée que j’entendis alors probablement pour la dernière fois.

Les souhaits de bonne année étaient terminés. La besogne ne m’accablait pas, je résolus d’aller visiter les chantiers à bois d’une de nos grandes rivières du bas du fleuve.

Je me joignis donc à des conducteurs de voitures, chargés d’aller porter des approvisionnements à l’un de ces établissements.

Notre petite caravane se composait d’une vingtaine de traîneaux, portant des balles de foin pressé, des barils de lard, de farine, de mélasse, de poissons, de sacs d’avoine, du sucre, du thé et d’autres articles de consommation qu’on expédie, pendant tout l’hiver, pour les hommes et les chevaux employés dans cette industrie.

Le départ avait lieu dans l’après-midi. Nous allions coucher dans les dernières concessions de la paroisse, sur les confins de la forêt, afin de pouvoir arriver, dans la journée du lendemain, au but de notre destination.

Plusieurs jeunes gens des chantiers, qui n’avaient pas voulu passer les fêtes dans les bois, devaient nous rejoindre de grand matin, pour faire route avec nous et charmer ainsi les heures et les fatigues du voyage.

Nous nous distribuâmes dans les maisons voisines de l’entrée du chemin des bois, nous arrangeant de notre mieux pour passer la nuit sans trop gêner nos hôtes, dont l’hospitalité était telle qu’on se fût volontiers privé de tout pour ajouter à notre bien-être.

À l’heure convenue du lendemain, nous vîmes arriver nos jeunes compagnons de route. Ils venaient piquant au plus court, à travers la neige des champs, montés sur leurs raquettes. Ils chantaient, sur un air aussi dégagé que leur allure de voltige, le gai refrain des bûcherons canadiens :

« Voici l’hiver arrivé,
Les rivières sont gelées,
C’est le temps d’aller au bois
Manger du lard et des pois !
Dans les chantiers nous hivernerons !
Dans les chantiers nous hivernerons ! »

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Les Anciens Canadiens

Les Anciens Canadiens

par Philippe Aubert de Gaspée pour les Soirées Canadiennes.

 

Êtes-vous curieux de voir comment cela se passait à cette époque, en Nouvelle-France ?

Rencontrez des personnages attachants et vivez leurs périodes heureuses et d’autres plus malheureuses. Vous en ressortirez enrichis.

 

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PROLOGUE

M. Philippe Aubert de Gaspé, l’auteur de ce très beau roman, est né à Québec le 30 octobre 1786 et mort au même endroit le 29 janvier 1871. Il a été le dernier seigneur de Saint-Jean-Port-Joli.

Notre premier romancier québécois a écrit notre premier roman québécois : Les Anciens Canadiens, que je vous présente ici.

Cette oeuvre a eu beaucoup de succès puisque l’on compte une trentaine de retirages. Elle fut traduite en anglais, en espagnol et fut portée à la scène.

M. de Gaspé a eu un de ses fils qui a porté le même nom que lui, Philippe-Ignace-François Aubert de Gaspé, et qui est né en 1814. Il a été journaliste à The Quebec Mercury et Le Canadien. Il est l’auteur du premier roman canadien français publié au Canada : L’influence d’un livre publié en 1837 dans le journal Le Populaire. Il meurt à Halifax en 1841 à l’âge de 26 ans.

Je ne vous présente ici que le roman complet de Philippe Aubert de Gaspé (père), le dernier seigneur de Saint-Jean-Port-Joli. Je n’ai pas inclus les 100 pages supplémentaires de notes à propos des différents chapitres.

M. de Gaspé a fait ses études au petit Séminaire de Québec de 1798 à 1806. Il devient avocat en 1811. Il était un grand conteur. Il a exercé plusieurs métiers, dont avocat, lieutenant de milice et shérif. Il a dû faire de la prison, trahi par ses amis, pour un manque de fonds.

Le seigneur de Saint-Jean-Port-Joli a donc connu des moments difficiles avant de pouvoir retourner s’installer dans son manoir.

Vous allez d’abord trouver ce qui a amené M. de Gaspé à écrire un roman à l’âge de 76 ans. Un récit intéressant qui nous permet de mieux comprendre l’homme, son caractère et les moeurs de cette époque.

Vous allez revivre certains épisodes de la conquête de la Nouvelle Angleterre sur la Nouvelle France, qui avait eu lieu quelque trente ans avant sa naissance, donc toujours présente dans l’esprit de ces Anciens Canadiens.

Note à propos de la couverture : Gravure du Château Saint-Louis à Québec (1620-1834) et les habitants de la Nouvelle France en 1780.

INTRODUCTION

Ce chapitre peut, sans inconvénient, servir, en partie, de préface ; car je n’ai nullement l’intention de composer un ouvrage secundum artem ; encore moins de me poser en auteur classique.

Ceux qui me connaissent seront, sans doute, surpris de me voir commencer le métier d’auteur à 76 ans. Je leur dois une explication. Quoique fatigué de toujours lire, à mon âge, sans grand profit, ni pour moi, ni pour autrui, je n’osais cependant passer le Rubicon ; un incident assez trivial m’a décidé.

Un de mes amis, homme de beaucoup d’esprit, que je rencontrai, l’année dernière, dans la rue Saint-Louis de cette bonne ville de Québec, me saisit la main d’un air empressé, en me disant :

– Heureux de vous voir. J’ai conversé ce matin avec onze personnes. Eh bien ! mon cher, tous des êtres insignifiants ! Pas une idée dans la caboche !

Et il me secouait le bras à me le disloquer.

– Savez-vous, lui dis-je, que vous me rendez tout fier, car je vois, à votre accueil chaleureux, que je suis l’exception, l’homme que vous attendiez pour…

– Eh oui ! mon cher, fit-il sans me permettre d’achever ma phrase, ce sont les seules paroles spirituelles que j’aie entendues ce matin.

Et il traversa la rue pour parler à un client qui se rendait à la cour : son douzième imbécile, sans doute.

Diable ! pensais-je, il parait que les hommes d’esprit ne sont pas difficiles, si c’est de l’esprit que je viens de faire. J’en ai alors une bonne provision, je ne m’en étais pourtant jamais douté.

Tout fier de cette découverte, et me disant à moi-même que j’avais plus d’esprit que les onze imbéciles dont m’avait parlé mon ami, je vole chez mon libraire, j’achète une rame de papier foolscap, c’est-à-dire, peut-être, papier-bonnet ou tête de fou, comme il plaira au traducteur. Et je me mets à l’oeuvre.

 

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La route vers l’OR de la Californie

La route vers l’OR de la Californie
Soirées Canadiennes

La ruée vers l’or de la Californie a amené plusieurs Canadiens et autres à s’y rendre. Quel voyage et quelles miséres attendent ces personnages cherchant une vie de rêve pour eux et leur famille.

Illusion et réalité se côtoient dans des histoires réelles de cette vie de voyageurs et de chercheurs d’or.

M. de Boucherville a une façon toute spéciale de raconter ces histoires, incluant les moeurs des gens ainsi que les sensations que vous ressentirez aussi.

Vous en serez aussi captivés que nous, assurément !

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Un extrait :

Second départ

Notre navire habillé de toutes ses voiles, le pavillon au grand mât, annonçait enfin le départ. Cinq nouveaux passagers, au nombre desquels se trouvait une femme du Chili, prenaient place à bord, pour la Californie.

Trois d’entre eux venaient de faire naufrage, dans le détroit de Magellan, d’où ils étaient revenus presque miraculeusement, sur une barque de quelques tonneaux.

Les matelots au cabestan chantaient en choeur, et l’ancre, obéissant aux efforts cadencés, rendait au Francis Depau la liberté qu’il avait perdue depuis cinq jours. Quatre embarcations montées par quelques chiliens nous remorquaient en dehors de la baie, le 24 du mois d’avril 1850.

Le navire remis de sa course périlleuse autour du Cap Horn, reprenaient encore une fois la mer pour près de deux longs mois. Les passagers, plus habitués â la vie du bord et rassérénés par les quelques jours de répit pris à Valparaiso, recommençaient, en entrant sous les tropiques dans l’océan Pacifique, les jeux et les amusements inventés sur l’Atlantique.

Les embarcations nous avaient laissés et la brise de terre faisant place à celle de la haute mer, le navire disparaissait peu à peu de la côte, emportant le souvenir de cette belle terre du Chili et de cette belle race espagnole, la première des nations européennes qui aient colonisé l’Amérique.

La joie et l’abondance régnaient à bord, de nouvelles provisions avaient été achetées et mises à notre disposition. D’immenses quantités de raisins, de noix, d’ananas et autres fruits ne contribuèrent pas peu à nous rappeler le beau pays qui nous les avait donnés.

Pendant près d’un mois les tables de nos cabines furent couvertes de ces fruits délicieux qui servaient d’enjeu à nos joueurs de cartes, durant les belles soirées tropicales.

La brise du Sud-Est, régulière et soutenue, donnait à la mer peu d’agitation et notre navire, presque droit sur sa quille, filait de dix à douze noeuds.

Nous jouissions d’une chaleur modérée par une brise continuelle, et nous étions comparativement à l’aise à bord de notre bâtiment. Notre estimable missionnaire, toujours prêt à se rendre aux désirs de ses compagnons de voyage, vit, avec bonheur, les Canadiens remplir le pieux et saint devoir pascal dans la petite chapelle improvisée tous les matins.

Bien loin du Pays, en pleine mer, les coeurs se trouvaient heureux de recevoir, au-dessus d’un abîme profond, le Créateur de cet immense océan. Le souvenir de ces heures de bonheur ne s’effacera jamais de la mémoire de M. Cénas, ni de celles des passagers canadiens du Francis Depau.

Notre aimable missionnaire offrait au Dieu tout-puissant le St. Sacrifice de la messe, dans sa cabine qu’il avait disposée en petite chapelle; deux ou trois catholiques, à la fois, étaient admis, chaque matin, à recevoir le Dieu de miséricorde.

Malheureusement, ce bonheur allait bientôt finir. Car le navire devait reprendre une course agitée par une mer en fureur, soulevée par les vents variables du nord et de l’ouest.

Depuis notre départ de Valparaiso, nous avions toujours eu en vue une barque américaine en destination de San Francisco. Nous perdîmes de vue ce compagnon de notre course à la hauteur des îles St. Félix, auprès desquelles nous passâmes, de manière à pouvoir en distinguer la belle et riche végétation.

Non loin de ces îles et à quelques milles de notre bâtiment, se jouaient dans les eaux de la mer une nombreuse troupe de baleines. Ces énormes cétacés plongeaient puis, sortant hors de l’eau, lançaient à une grande hauteur des colonnes d’eau vaporisée, de manière à nous représenter de loin le spectacle d’une petite flotte à la voile.

Le bruit de la puissante respiration de ces énormes créatures de la mer arrivait à nos oreilles, comme le bruit d’un rapide, à la veille d’un orage par un temps calme.

Durant une nuit extrêmement chaude, nous étions entre la ligne et le tropique du sud, je m’étais levé et je montais sur la dunette, pour y respirer un peu d’air frais et admirer la beauté du ciel, lorsque le matelot, à la roue me fit signe d’arriver jusqu’à lui, en même temps, il me montrait une énorme baleine dormant paisiblement à côté du navire.

Tout était silencieux à bord et le bâtiment n’avançait qu’avec peine, je m’approchai du sabord et je vis ce monstre de la mer, le dos entièrement sorti hors de l’eau et dans toute sa longueur, presque touchant aux flancs du navire.

Quelques instants après, la baleine disparaissait sous l’eau pour reparaître un peu plus loin, en soufflant violemment une quantité de cette vapeur que l’animal rejette par ses évents.

La chaleur, chaque jour, devenait de plus en plus accablante, le pont était brûlant, la brise de la mer ne suffisait pas à rafraîchir l’atmosphère. Il fallait recourir aux bains, le matin et le soir. Nous prenions ces bains à l’avant du navire sous le buste du père Depau, lequel fut ainsi témoin d’un accident qui heureusement n’eût pas de suite.

Il était huit heures du soir, la brise de neuf heures allait fraîchir et faire avancer le navire avec rapidité, la lune éclairait le sillon tracé par le bâtiment. Lorsque tout d’un coup un appel se fit entendre et on vit, au milieu du sillage du navire, un de nos compagnons qui luttait pour se tenir à flot.

Le cri pénible de « un homme à la mer ! » fut aussitôt répété de bouche en bouche. Le navire fut mis en panne, les chaloupes détachées et des cables jetés au malheureux qui se débattait péniblement et nageait vers nous avec des efforts inouïs.

Grâce à sa vigueur et grâce à la clarté de la lune qui lui laissait voir les objets qu’on lui avait lancés du bord, ce jeune homme réussit à saisir un bout de câble, au moyen duquel il fut retiré sur le bâtiment.

Mais le misérable ne crut pas devoir remercier la Providence, qui venait de le faire échapper à la dent cruelle des terribles requins. Ses blasphèmes nous firent frémir d’horreur, et nous témoignèrent des tristes défauts de son éducation religieuse. Il était américain.

Nous étions alors, à la latitude 6® 57″ nord et longitude 116® 6″ le 25 de mai 1850. Pendant la journée, le second lieutenant avait été sur le point de pêcher un énorme requin, à l’arrière du navire et près du gouvernail.

C’est surtout dans ces latitudes chaudes que ces brigands des mers paraissent à la surface de l’eau, par des temps calmes et à la veille d’orage. À leur apparition qui se fait connaitre d’assez loin, quelquefois, par la projection hors de l’eau d’une longue nageoire dorsale qu’ils roidissent ou couchent à volonté, les marins qui osent prendre un bain à la mer remontent dans les chaloupes et sont bientôt à bord.

 

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Votre clé santé Mise au point

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Est-ce que la santé au naturel vous intéresse ?

Je me présente, Lucie Brodeur, éditrice depuis 2011. Les productions luca.

Je m’intéresse à la santé depuis nombre d’années, en fait, depuis ma crise cardiaque à 40 ans.

Pas très habituée à produire des vidéos avec ma voix, mais j’ai plus de 600 livres édités, c’est-à-dire : lus, corrigés, formatés, illustrés et publiés.

Parmi eux, j’ai eu l’occasion de taper, corriger, formater un livre extraordinaire.

Je veux vous présenter l’auteure, Joelle Jay, naturopathe diplômée, qui a écrit quelques livres dont celui-ci :

La miise au point Votre clé santé.

J’y ai travaillé de nombreuses heures, et oui, il a plus de 400 pages !

Ce livre est unique et amusant, car elle compare la réparation d’une automobile à la réparation de votre corps. Quelle originalité pour un livre si instructif et si utile pour comprendre les choses et surtout pour y remédier.

Vous avez un souci de santé ? Une douleur non désirée ?

Vous avez besoin d’une solution urgente ? Avec des produits naturels, faciles à trouver ?

Vous les trouverez dans ce livre fort bien organisé, selon les parties du corps à soigner.

Quelle est la cause de votre malaise et comment y remédier… Voilà ce qui vous attend !

Ce livre est unique et spécial !

Il inclut des chapitres tels que : L’acidité, L’intoxication, base de la maladie, La fatigue, Les allergies, Le système immunitaire, etc.

Voici un aperçu de ce que vous allez y découvrir.  (table des matières)

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Je vous lis maintenant le chapitre intitulé: Produits thérapeutiques pour le coeur.

Produits thérapeutiques pour le coeur

L’AUBÉPINE

L’aubépine est un arbuste de dix mètres de haut, fait de

bois feuillu à épines acérées. Ce sont les fleurs et les baies

qu’on utilise à des fins médicinales. Le principe actif

comprend surtout une sorte de flavonoïde qui donne une

couleur rouge-bleu. On l’utilise depuis des siècles contre les

troubles reliés au coeur. L’aubépine nourrit, tonifie et calme le

coeur. Elle est vasodilatatrice, dilate les vaisseaux sanguins

pour qu’ils reçoivent plus de sang et d’oxygène. Elle prévient

et soulage les spasmes, les angines, les palpitations et

enlève l’acidité du sang. Elle prévient aussi le durcissement

des artères, et renforce le muscle et les nerfs du coeur.

L’aubépine est sédative et peut aider à vaincre l’insomnie

reliée à un coeur fatigué. Elle accélère la guérison et joue un

rôle antioxydant au niveau du coeur (protège les muscles

cardiaques contre les radicaux libres). Enfin, elle fortifie

l’action de pompe du coeur.

 

LE GINGKO BILOBA

Le gingko biloba (en chinois, bai guo ye, qui profite au

cerveau), est l’arbre le plus vieux du monde. Il peut vivre mille

ans et s’élever à une hauteur de cent à cent vingt-deux pieds.

Les feuilles sont en forme d’éventail à deux lobes et

ressemblent un peu à une fougère. Ce sont les feuilles qu’on

utilise à des fins médicinales. Les éléments actifs sont, entre

autres, des flavonoïdes, des glucosides et du terpène,

présent dans aucune autre plante. On l’utilise depuis l’an

1350, mais il n’est revenu à la surface que depuis soixante-dix ans.

Le gingko est excellent pour augmenter l’oxygénation et la

circulation périphérique. Il contient des bioflavonoïdes qui

tonifient la paroi des vaisseaux sanguins et est donc efficace

pour les ecchymoses, l’angine, l’impuissance, les oedèmes,

les caillots de sang et les pieds et les mains froides. Il aide à

amener l’oxygène au coeur et contribue ainsi à la circulation

en général. Il aide aussi à traiter les varices, les palpitations,

le manque de souffle.

Il augmente l’oxygénation du cerveau et améliore ainsi la

mémoire, la concentration et aide en cas de maux de tête, de

vertige, des cillements d’oreilles. Il normalise les fonctions du

cerveau. Il augmente l’utilisation du glucose et est donc

efficace pour le diabète, l’hypoglycémie et pour augmenter

l’énergie. Il augmente aussi l’oxygénation des poumons. Il

empêche les plaquettes et le cholestérol de coller aux artères

et il aide en cas de crampes menstruelles. Il aide aussi à

prévenir la destruction de la rétine et la dégénérescence

maculaire13.

Il augmente le taux de vitamine C intercellulaire et inhibe la

destruction du collagène. Les membranes des cellules

cérébrales contiennent un pourcentage plus élevé d’acides

gras essentiels, ce qui les rend plus sensibles aux dommages

provoqués par les radicaux libres. Le Journal of the American

Medical Association, en octobre 1992, a même rapporté que

le gingko biloba est efficace pour ralentir et dans certains cas,

inverser la progression de l’Alzheimer. Grâce à ses propriétés

anti-oxydantes, il empêche les produits chimiques de

s’attaquer au cerveau et aide à prévenir l’Alzheimer. Enfin, on

a trouvé aucun niveau de toxicité, même à doses élevées et à

long terme.

LE C O – Q 1 0

Le Co-Q10 est extrait de la betterave à sucre et a une

structure semblable à une vitamine. Il est synthétisé par le

foie et d’autres tissus du corps. Le Co-Q10 pénètre dans les

centrales électriques des cellules pour créer l’énergie

nécessaire au bon fonctionnement des cellules et les organes

vitaux. Les endroits où l’on retrouve le plus du Co-Q10 sont

les os, le coeur, le foie, les reins et les organes reproducteurs.

Tous ces endroits qui ont une grande activité physiologique.

Le coeur a un grand besoin de Co-Q10 pur battre et faire

circuler tout le sang. Lorsqu’on manque de Co-Q10, le coeur

en est le premier affecté. Toutes les personnes souffrant de

problèmes cardiaques, qu’ils soient sérieux ou non, pourront

bénéficier du Co-Q10. Lorsque l’énergie cardiaque faiblit, la

circulation sanguine commence aussi à faire défaut.

Le Dr Folkers, directeur de l’institut de recherche à

l’Université de Houston, Texas, révèle que soixante-quinze

pour cent des patients atteints de problèmes cardiaques

auraient une énorme carence en Co-Q10. Il apporte l’oxygène

au coeur et dans tout le système artériel. Il a aussi des effets

sur le système immunitaire et aide en cas d’allergies (il

neutralise l’histamine). Il est aussi bon pour combattre le

vieillissement, le Candida, le diabète, la sclérose plaques,

l’Alzheimer et la schizophrénie. Il a également des propriétés

anti-oxydantes.

La coenzyme Q10 est liposoluble et a besoin d’un corps

gras pour être mieux utilisée par l’organisme. Il est préférable

de la prendre avec un repas qui contient des huiles ou alors,

l’acheter en gélules qui contiennent de l’huile non rancie, s’il

vous plaît : goutez-y !

LA CAYENNE

La cayenne, est une sorte de piment et un des aliments de

base des Hunzas, qui sont connus pour vivre plus de cent

ans en très bonne santé. La cayenne est utilisée depuis le

début en Amérique du Sud et en Amérique Centrale et a été

introduite en Europe par Christophe Colomb. C’est un des

stimulants les plus efficaces qui cible surtout le système

digestif et circulatoire. Elle améliore et régularise l’élimination

en stimulant le péristaltisme.

Elle améliore la circulation, régularise le flux sanguin et la

 pression sanguine en augmentant la puissance du muscle

cardiaque. La cayenne renforce et nourrit le coeur, c’est un

excellant tonique cardiaque et aide à surmonter la fatigue.

Elle nourrit aussi les artères, les veines et les capillaires

sanguins afin qu’ils gardent leur élasticité.

Elle est riche en bêta-carotène qui accélère la guérison

des plaies, reconstruit les tissus endommagés, reconstruit la

résistance du système immunitaire, arrête les hémorragies et

les saignements. On dit que la cayenne aide à guérir les

ulcères, mais par expérience, ça brûle un peu trop et on

devra se tourner vers l’aloès ou autre plante cicatrisante.

La cayenne est riche en vitamine C, ce qui lui donne des

propriétés anti-bactériennes et peut prendre le rôle d’un

antibiotique nature pour casser un rhume ou une grippe. Elle

apporte de la chaleur, qui rend le mucus plus liquide, de cette

façon, il peut être plus facilement expulser et par conséquent

est une aide précieuse pour les poumons.

On retrouve la cayenne dans certains onguents, liniments

liquides et crème anti-douleur. Elle a des effets des plus

bénéfiques en application externe. On peut la frotter pour

soulager des douleurs musculaires et articulaires.

Elle est bonne pour les maux de tête, les névralgies, les

maux de dents, les maux de gorge (en gargarisme), la

sinusite, les ganglions enflés, l’otite, les brûlures, les

démangeaisons, les foulures, les muscles étirés ou endoloris

après l’exercice, les courbatures. On peut la frotter sur les

poumons en cas de grippe et de bronchite. En plus de la

vitamine C, et de bêta-carotène, la cayenne contient du fer,

du souffre, du calcium, du magnésium et du phosphore.

Enfin, la cayenne est un catalyseur qui intensifie l’effet

bénéfique des autres herbes. Elle s’assimile facilement, aide

les autres herbes à l’assimiler et amène les éléments nutritifs

vers la périphérie. On la retrouve donc souvent dans

plusieurs combinaisons.

LA VITAMINE E

La vitamine E est très bénéfique pour le coeur, car elle

augmente l’oxygénation. C’est-à-dire que le même millimètre

carré de sang aura plus d’oxygène. Si la quantité d’oxygène

est double ou triple dans la même quantité de sang, toutes

les cellules seront mieux oxygénées et particulièrement le

muscle cardiaque. La vitamine E favorise le péristaltisme des

vaisseaux sanguins aidant ainsi à faire avancer le sang, ce

qui favorise une meilleure circulation. Elle aide à prévenir la

destruction des globules rouges. La vitamine E est bénéfique

dans le cas de jambes lourdes et de crampes musculaires.

Elle agit sur le tissu conjonctif et favorise une meilleure

cicatrisation.

En usage externe, elle est excellente pour prévenir ou

diminuer les cicatrices sur la peau. Elle nourrit le système

reproducteur et favorise la fécondité, la reproduction, combat

l’impuissance et renforce la motilité 14 des spermatozoïdes. La

vitamine E stimule aussi les fonctions hépatiques et favorise

l’entreposage de la vitamine A dans le foie ainsi que la

transformation à partir du bêta-carotène. Elle accélère la

production d’énergie au niveau du foie.

Le besoin en vitamine E s’accroît en cas de stress,

pendant la ménopause et lors de la prise de pilules

anticonceptionnelles. Elle est anti-oxydante et travaille en

synergie avec le sélénium, un autre anti-oxydant pour lutter

contre les radicaux libres et pour produire les cellules

immunitaires : c’est un stimulant efficace du système

immunitaire qui aide à combattre les virus, les bactéries et les

cellules cancéreuses.

 

LE MARRONNIER D’INDE

Grand arbre originaire de l’Asie centrale, il se cultive

maintenant dans le monde entier. Il produit des fleurs qui

donnent des fruits épineux appelés marrons d’Inde. Ces sont

les marrons qui sont utilisés à des fins médicinales et doivent

être récoltés à l’automne, car en tout autre temps, ils

s’avèrent vénéneux. Vers la fin du XIXe siècle, des

recherches ont démontré l’efficacité du marronnier d’Inde

pour traiter la phlébite, les varices, les hémorroïdes, la

diarrhée, la fièvre et l’hypertrophie de la prostate.

Le marronnier d’Inde est un astringent, c’est-à-dire qu’il

tonifie la paroi des vaisseaux sanguins. Très utile pour les

capillaires fragilisés qui se brisent (ecchymose). Il a aussi des

propriétés vasoprotectrices, anti-inflammatoires, antioedémateuses

et anti-oxydantes.

Il favorise la circulation des fluides (eau et sang) à

l’intérieur des vaisseaux sanguins. Il est une aide précieuse

pour les jambes lourdes qui enflent ainsi que les crampes. Il

peut être utilisé en prévention lors d’une chirurgie pour

minimiser l’enflure, les saignements et les hémorragies.

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MORT POUR SI PEU

MORT POUR SI PEU

Ce quinzième ebook de la Série Enquête écrit par Louise Alarie, vous captivera du début à la fin, comme toujours.

Cette fois, un malheur arrivera dans la vie de Kean, ce détective du Centre Opérationnel de la police de Montréal.

Des meurtres à élucider avec un petit nouveau dans l’équipe. Mais qu’en est-il exactement ? À vous de le découvrir !

 

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Un extrait :

LA FÊTE

Étaient présents, Claude, Cynthia et Sophie (le nouveau bébé). Max, Martine, Sébastien et Carine — la petite-fille de Max — Elwin, Kean et leurs deux enfants.

Tous attablés pour fêter la naissance de la petite fille de Cynthia et Claude. Née le 3 mars, elle se portait à merveille et avait maintenant un mois. Claude, fou de joie d’être parent pour la première fois, ne cessait de raconter la courte vie de sa fille.

— J’étais là à sa naissance, c’était si beau à voir sortir ce petit être tout ridé et inquiet. À la minute où ils l’ont placée sur le ventre de Cyn, elle s’est détendue et a souri.

— Ou grimacé, interrompit Sébastien. Les bébés naissants ne sourient pas.

— Je m’excuse, jeune homme, mais Sophie a réellement souri lorsque sa maman l’a prise dans ses bras. On a tout de suite vu qu’elle était drôlement contente que la délivrance soit enfin terminée.

— Moi, je te crois, Claude. Je suis sûr que les bébés naissants sont conscients dès leur naissance.

— De toute façon, elle était contente d’être notre fille parce qu’elle est aussi gentille avec moi qu’avec Cyn. Je la sens tellement bien, c’est comme si elle m’habitait.

— C’est vrai qu’il existe déjà un lien important entre ces deux-là, reconnut Cynthia en souriant.

— Dans ce cas, portons un toast en l’honneur du Grand Amour, lança Kean en levant son verre de champagne.

Les deux petits, accompagnés de Cynthia, levèrent leur verre de limonade, impressionnés par l’atmosphère douce et joyeuse qui régnait autour de la grande table.

La maison de Kean, toujours aussi chaleureuse et accueillante à cause de la chaleur du foyer et de la beauté du lieu créé par un artiste, contribuait à ce bien-être.

Une fois le dessert avalé, les deux plus jeunes, Xavier et Louise, sentirent la fatigue les gagner.

— Rendez-vous au salon prendre un digestif pendant que je couche mes deux petits, suggéra Elwin.

— Je peux t’aider si tu veux…

— Non, Kean, reste en leur compagnie, je ne serai pas longue, ils tombent tous les deux de fatigue, il est déjà 22 heures, c’est tard pour eux.

Allez hop, les enfants, on va se laver les dents et au dodo !

Après une courte toilette, les deux petits, en pyjama, ne se firent pas prier pour se coucher. Pour une fois, ils s’endormirent sans réclamer d’histoire. Kean vint les embrasser. Les sentir sombrer dans le sommeil le fit sourire.

Une fois revenu au salon, assis tout contre sa chère Elwin, un bon digestif à la main, Kean se sentait bien. Claude se leva, et prenant un air sérieux, réclama l’attention.

— Kean, ma biche, je… enfin nous souhaitons, ma femme et moi, qu’Elwin et toi acceptiez d’être parrain et marraine de notre petite Sophie.

Kean se pencha vers l’enfant et la prit dans ses bras. Soudain Cuicui vint se planter sur son épaule. Sans se laisser déranger par cet astucieux petit animal, Kean, lui demanda :

— Dis-moi, petite Sophie, acceptes-tu qu’Elwin et moi soyons ton parrain et ta marraine ?

L’enfant, très éveillée, lui sourit en agitant ses petites jambes.

— Je crois qu’elle accepte, qu’en dis-tu Elwin ?

— D’accord, nous serons parrain et marraine de cette ravissante enfant.

Cuicui sauta sur l’épaule du bébé et lui fit une petite bise avant de se reposer sur l’épaule de Kean. Ils éclatèrent tous de rire.

Par la suite, Claude présenta Max, Martine, Sébastien et Carine à cette nouvelle venue parmi eux. Chacun la prit dans ses bras afin qu’elle le reconnaisse à l’avenir.

La petite séance d’identification terminée, Cynthia récupéra sa fille pour la nourrir.

Les deux jeunes inséparables se retirèrent pour se lancer dans un jeu vidéo ultra rapide tandis que les six amis de longue date papotèrent au salon tout en dégustant un excellent café.

La soirée terminée, ils se séparèrent pour la nuit. Tandis que Kean aidait sa femme à tout ranger, elle en profita pour partir le lave-vaisselle.

Kean, toujours aussi amoureux, ne cessait de l’embrasser et de la caresser chaque fois qu’il passait près d’elle. Elwin souriait à sa vie si agréable en compagnie de cet homme qui l’adorait et de ses deux petits enfants adoptés qui ne cessaient de l’étonner.

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RECETTES de NOËL

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Des recettes végé, vegan et sans gluten, mijotées par Joelle Jay, naturopathe diplômée. Elle vous offre des recettes délicieuses et faciles à préparer.
Appétissant, illustré et santé tout à la fois. Vous aimerez assurément !

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Voici le sommaire :

BIOGRAPHIE
INTRODUCTION
PETIT LEXIQUE
EGGNOG À LA CANNELLE ET À L’ORANGE
LAIT D’AMANDE À LA CANNELLE
HOUMOUS DE BETTERAVES AU LAIT DE COCO
VÉGÉPATÉ CRU
SOUPE DE CAROTTES CRUES
POTAGE DE PANAIS ET COURGETTES
PURÉE DE PATATES DOUCES À L’AIL
SALADE DE CAROTTES À L’ÉRABLE
VINAIGRETTE AUX NOIX DE GRENOBLE
PAIN AUX PACANES
PÂTÉ AUX LÉGUMES
MARINADE POUR TOFU
TOURTIÈRE VÉGÉ SUR CROÛTE DE RIZ
TRUFFES AU BEURRE D’AMANDE
FUDGE AU CAROUBE
MOUSSE AUX PETITS FRUITS
MOUSSE AU CHOCOLAT
TAPIOCA À LA CANNELLE
MUFFIN CAROTTES-CANNEBERGES
BÛCHE AU FROMAGE
BOULETTES DE NOËL

 

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