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Quand l’Diable s’en mêle

Quand l’Diable s’en mêle
On ne vous a pas tout dit… juste partiellement

À l’époque du Moyen-âge, un jeune alchimiste rencontre quelqu’un qu’il ne pouvait concevoir qu’en légende et en histoire partagée par les gens, et cela depuis des siècles : le diable lui-même. Son nom est Belzébuth…
Ce très courageux Thomas arrive à mieux le connaître, il découvre à quel point cet être a été incompris à travers l’histoire…
Un récit très touchant qui vous fera sourire, pleurer et voir le monde sous un nouveau jour…

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Voici un extrait :

À la maison de Thomas

Gaspar arriva à l’heure à la maison de Thomas. Il était très curieux de savoir où tout cela le mènerait. Thomas l’invita à s’asseoir à la table, en tirant une chaise, qui était un tabouret aux yeux de Gaspar. Il lui servit une tasse de thé dans une belle tasse blanche qui se changea ensuite en une tasse de céramique rugueuse au toucher des mains de Gaspar.
Inconnu de Gaspar, Thomas devint témoin de la métamorphose, aussitôt que l’objet toucha les mains de Gaspar. Thomas voyait les belles chaises et les belles tasses, mais Gaspar voyait et touchait les vieux tabourets usés et savourait lentement son thé dans une vieille tasse.
Thomas dut faire de son mieux pour que Gaspar ne suspecte rien puisqu’il sourit réalisant ce que Belzébuth lui avait dit  : « Personne ne sera en mesure de voir ce que vous voyez ». Il s’en souvint.
– Êtes-vous à votre aise ? demanda Thomas.
– Autant que je peux l’être avec ce que vous avez, je suppose.
Gaspar maugréait, étant si inconfortablement assis.
– D’accord, dit Thomas. Il est maintenant temps de vous donner la raison de mon invitation. J’ai rencontré Belzébuth en personne.
– Quoi ? Cela ne peut pas être. Êtes-vous devenu fou ? dit Gaspar, se retirant de la table, faisant tomber le tabouret et se tenant debout, incrédule.
– Attendez, dit Thomas. Je dois vous dire sous quelles circonstances tout cela s’est produit. Je ne suis pas fou Gaspar.
– Ça a vraiment, mais vraiment besoin d’être très convaincant, Thomas. Je n’aurais jamais cru que vous me diriez une telle chose de toute ma vie  !
Thomas se dirigea vers l’une des étagères et prit le livre pour le présenter à Gaspar.
Comme il se rassit sur le tabouret, Thomas le rassura et il finit par se calmer.
Il posa le livre sur la table et Gaspar ne savait pas quoi penser de cette couverture en cuir tout brûlé. Gaspar, sans aucune hésitation, était sur le point d’ouvrir quand Thomas posa sa main sur la sienne pour l’en empêcher. Il y avait un bruit de crépitement venant du livre.
– Non pas tout de suite Gaspar ! Pas maintenant. Je dois vous dire quelque chose avant que vous l’ouvriez.

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Le hoquet

Le hoquet
Comment l’éliminer rapidement
Le secret

Vous en avez marre d’avoir le hoquet ou de vous faire remarquer à cause du hoquet ?
D’où vient-il ? Qu’est-ce qui le provoque ?
Quelle est la solution ? Vous la trouverez ici.
C’est plutôt désagréable lorsque le hoquet survient.
Découvrez la façon de l’éliminer rapidement.
Le secret vous est révélé d’une manière toute simple.
De plus les ronflements sont plutôt agaçants pour un partenaire.
Vous trouverez également une solution pour ceux qui ronflent.
Pas très long à lire mais vous saurez ce qui est le plus important : les secrets.

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Un très court extrait :

Sommaire

Prologue
Comment le décrire
Le mécanisme
Les essais
Prévenir le hoquet
Le secret dévoilé
Épilogue
Des ebooks intéressants

Prologue

Vous en avez marre d’avoir le hoquet ou de vous faire remarquer à cause du hoquet ?
D’où vient-il ? Qu’est-ce qui le provoque ? Comment en venir à bout ?

Continuez votre lecture, vous allez découvrir le secret pour vous en débarrasser rapidement.

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Le rebelle

Le rebelle de Régis Trobriand

Soirées Canadiennes

Tiré des colonnes du Courrier des États-Unis, l’histoire du Rebelle n’est pas celle d’un individu en particulier. C’est celle de mille jeunes hommes, les Patriotes, au cœur haut placé, qui virent leur carrière interrompue, leur avenir à jamais brisé par un de ces accidents populaires dans lesquels ils jouèrent leur existence pour des persuasions chères et intimes.
Les descriptions, quoique fortement colorées, sont encore au-dessous de la vérité, comme pourraient l’attester au besoin les récits mêmes des vainqueurs.

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En voici un extrait :

Une effigie au gouverneur

En ce moment une rumeur sourde d’abord, puis une immense acclamation éclata dans la foule. Des vociférations ardentes, des huées, des applaudissements sans fin tourbillonnaient bruyamment sans qu’on distinguât d’abord le sujet de ce grand tumulte.

Mais bientôt tous les regards, tous les gestes se dirigèrent vers la partie la plus élevée d’une maison située à l’extrémité du village, et le nom du lord Gosford passa aussitôt de bouche en bouche.

La maison qui fixait à un si haut degré l’attention universelle, était surmontée d’un toit de fer-blanc, dont l’inclinaison bilatérale terminait la façade en forme de pignon. Au-dessous du point culminant de cette toiture blanche dont l’éclat fatigant donne une physionomie si particulière aux villes du pays, s’ouvrait une fenêtre surmontée d’une barre de fer saillante.

C’était à ce gibet, qu’au bout d’une corde à nœud coulant, se balançait d’une façon à la fois burlesque et sinistre, l’effigie du gouverneur général des Canadas pour sa majesté la reine d’Angleterre.

Cette lugubre parodie d’une exécution publique eut un effet direct sur les masses, comme tous les actes qui ouvrent brusquement les digues aux passions populaires. Le peuple, en effet, toujours impatient du joug, obéit en rongeant son frein à l’empire des lois établies, mais aussitôt qu’une commotion quelconque vient en ébranler la puissance, sa haine du pouvoir éclate en actes violents et en réactions terribles.

Comme toutes les forces matérielles qui demeurent inertes alors que leur manque un principe moteur ou un concours de circonstances favorables à leur développement, la force brutale des masses ne se fait sentir que mue par un principe intellectuel.

Toutes les sociétés humaines ont tourné sur ce pivot, et les révolutions même les plus sanglantes ont toujours été le résultat d’un grand mouvement moral. Que l’esprit humain marche dans une perfectibilité désirable ou qu’il tourne sans fin dans un cercle vicieux, toujours est-il qu’il subit continuellement de nouvelles transformations et se reproduit sous diverses formes.

Aussi, lorsque l’état politique ou social n’est plus en rapport avec ce mouvement continu, devient-il nécessaire de le changer. Voilà l’ordre providentiel que ne peuvent arrêter ni la tyrannie des armées, ni les digues croulantes des traditions d’un autre âge.

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Antoinette de Mirecourt

Antoinette de Mirecourt

de R. E. Leprohon traduit par J. A. Genand 

De la série Soirées Canadiennes, cette histoire démontre les résultats désastreux d’un mariage clandestin. Ce roman vous décrit ces soirées de la noblesse, dans les années 1760. Période du nouveau gouvernement anglais, suite à la capitulation de Montréal. Des personnages attachants que vous aimerez connaitre, assurément !

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Un extrait :

Elle lit les lettres

Après le départ de Madame d’Aulnay, Antoinette se dépouilla en toute hâte de ses habits de sortie, et commença la lecture des lettres qu’elle venait de recevoir.

La première, qui était de son père, respirait la bienveillance et l’affection. Elle parlait du vide que son absence créait dans la maison, lui recommandait de s’amuser de tout son coeur, mais terminait en l’avertissant d’exercer une surveillance la plus active sur ses affections. De ne les pas accorder à ces élégants étrangers qui fréquentaient la maison de sa cousine, attendu qu’il ne souffrirait jamais qu’aucun d’eux devînt son gendre.

Une vive rougeur se répandit sur le visage de la jeune fille à la lecture de ce dernier passage. Comme pour bannir les pensées importunes qui venaient d’être évoquées, elle mit précipitamment de côté la lettre de son père pour prendre la seconde.

Malheureusement, l’épître de Madame Gérard prêtait encore plus aux réflexions pénibles auxquelles avait donné lieu celle de M. de Mirecourt. En la parcourant, Antoinette sentit sa rougeur prendre l’intensité d’un incarnat fiévreux. Et bientôt, de grosses larmes qui s’étaient amassées sous sa paupière tombèrent une à une sur le papier qu’elle tenait à la main.

Aucune dénonciation, aucun reproche n’étaient pourtant formulés dans cette lettre. Non, mais avec une fermeté pleine de tendresse, la gouvernante parlait des devoirs à remplir, des erreurs à éviter, et conjurait sa chère enfant de scruter étroitement son propre coeur, afin de voir si, depuis qu’elle était entrée dans la vie élégante qu’elle menait, elle n’était pas devenue infidèle à ses devoirs.

Pour la première fois depuis son arrivée sous le toit de Madame d’Aulnay, Antoinette suivit ce salutaire conseil, et à peine avait-elle terminé cet examen de conscience, qu’en face du tribunal de son coeur, elle se trouva condamnée.

Était-elle bien toujours, en effet, cette jeune fille simple et naïve dont les pensées et les plaisirs étaient, quelques semaines auparavant, aussi innocents que les pensées et les plaisirs d’une enfant ?

Elle dont les longues conversations avec Madame d’Aulnay n’avaient d’autres sujets que la toilette, la mode et les sentiments extravagants. Elle qui vivait maintenant dans le cercle d’une vie de gaieté et de plaisirs qui ne lui laissaient même pas le temps de se reconnaître et de réfléchir, était-elle bien toujours ce qu’elle avait été jadis ?

Quels amusements avaient aujourd’hui remplacé ces agréables promenades, ces utiles lectures, ces devoirs de religion et de charité qu’elle accomplissait jadis à la campagne ? Oui, rougis, Antoinette, car la réponse te condamne et t’humilie.

La lecture de romans frivoles, de poèmes exagérés, la compagnie d’hommes du grand monde dont les flatteries et la conversation légère avaient fini par ne plus l’affecter. Voilà ce qui avait remplacé ses bonnes habitudes d’autrefois.

Pendant que le remords provoqué par ces tristes pensées occupait son esprit, Jeanne vint lui annoncer que le Major Sternfield la demandait au salon.

— Impossible ! répondit-elle vivement en se rappelant aussitôt la grande part que le brillant Audley avait dans l’examen rétrospectif qu’elle venait de faire sur elle-même.

— Mais, Mademoiselle… insista Jeanne en cherchant à faire comprendre que le militaire, dans la certitude d’être reçu, l’avait sans cérémonie suivie jusqu’à la salle et attendait la venue de Mademoiselle sur le seuil de l’appartement voisin qui était un des salons.

— Je vous dis que c’est impossible, Jeanne, répondit-elle vivement. J’ai un violent mal de tête. Je ne puis recevoir personne.

Le ton élevé de cette réponse était certainement loin d’indiquer une forte souffrance. Aussi, tout à fait déconcerté dans sa tentative, le visiteur revint sur ses pas. Arrivé à la porte, il se retourna tout à coup vers la soubrette aux yeux noirs et intelligents, et lui dit qu’il « espérait que Mademoiselle de Mirecourt n’était pas très malade ? »

— Eh ! bien, non, répondit Justine en hésitant, fascinée qu’elle était par le regard éloquent et par la parfaite prononciation française du joli interrogateur. Mademoiselle a reçu des lettres de chez elle il y a quelques instants. Ces lettres, apparemment, annoncent quelque mauvaise nouvelle, car en passant tout à l’heure devant la porte entr’ouverte de sa chambre, j’ai pu m’apercevoir qu’elle pleurait.

L’élégant Sternfield murmura quelques remerciements et s’élança dans la rue.

— Des lettres de chez elle et des pleurs à propos de ces lettres ! pensa-t-il. Je saurai demain de Madame d’Aulnay ce que cela veut dire. Cette petite beauté campagnarde m’est d’un trop grand prix pour que je la laisse échapper aussi facilement.

Une demi-heure après, Madame d’Aulnay rentrait chez elle, de très bonne humeur. Ne trouvant pas Antoinette où elle l’avait laissée, elle courut en toute hâte dans sa chambre. En chemin, elle rencontra Jeanne qui l’informa que le Major Sternfield était venu durant son absence et qu’on n’avait pas voulu le recevoir.

Allons donc ! se dit-elle à elle-même, dans quelle nouvelle phase est l’humeur de ma cousine ? Je crois qu’elle a reçu de son père une longue lettre dont la lecture lui aura causé du chagrin ou des remords.

Antoinette était étendue sur un canapé où elle s’était jetée pour mieux feindre un mal de tête quelconque, et échapper ainsi aux remarques ou aux suppositions de sa cousine.

Celle-ci, sans paraître remarquer les paupières gonflées de sa jeune compagne, lui exprima le regret qu’elle éprouvait de la voir indisposée et commença ensuite une description animée de sa promenade.

— Cet après-midi a été délicieux pour moi. J’ai rencontré tous ceux que je voulais voir, et j’ai organisé pour demain, avec Madame Favancourt, une promenade à Lachine. Le Major Sternfield, que j’ai rencontré en route, est chargé de voir aux préparatifs.

Mais, poursuivit-elle sur un ton encore plus animé, j’en viens maintenant au plus beau de l’histoire. Tu ne t’imagines pas, Antoinette, qui j’ai pu rencontrer sur la Place d’Armes ? Ni plus ni moins que notre misanthropique Colonel, ma chère. Il était monté sur une splendide voiture et conduisait une paire de superbes chevaux anglais.

Je n’ai pu résister à l’idée d’en faire l’acquisition pour notre partie de demain, et levant mon fouet, je lui ai fait signe de s’approcher. Les chevaux du Colonel, comme s’ils n’eussent pu, de même que leur maître, supporter la vue d’une jolie femme, mordirent leurs freins et se courbèrent. Mais il les contint d’une main vigoureuse et écouta mon invitation poliment, quoique à contre-coeur évidemment.

Persuadée que la franchise me servirait mieux auprès d’un caractère aussi extraordinaire, je lui annonçai en riant, après l’avoir invité à se joindre à nous, que nos ressources, en fait de beaux chevaux et de jolis équipages, étaient très limitées.

Il commença vivement par m’assurer que les siens étaient à mon entière disposition, non seulement pour demain, mais encore toutes les fois que je les désirerais. M’apercevant à quoi il voulait en venir, je l’interrompis tranquillement en lui disant : « Je ne les accepterai pas sans leur maître : l’un et les autres, ou rien du tout. »

Ma chère, tu n’as jamais vu d’homme aussi bien déconcerté. Il se mordit les lèvres, tira sur les rênes de ses coursiers jusqu’à les faire dresser presque perpendiculairement. Enfin, voyant que j’étais résolue d’attendre sa réponse, il finit par dire, avec l’air d’un homme cherchant une bonne raison pour refuser, qu’il se ferait un plaisir de se joindre à nous pour la promenade de demain.

C’est un parfait sauvage…. Mais je vais te laisser pour quelques instants. Ta pauvre tête s’en trouvera mieux.

Et approchant ses lèvres des joues qui reposaient sur l’oreiller du canapé, elle y déposa un baiser, et sortit de la chambre.

Comme la porte se refermait sur elle, Antoinette laissa échapper un long soupir.

— Oh ! si je veux redevenir ce que j’étais auparavant, murmura-t-elle, je dois m’en retourner à Valmont. Les tentations qu’offrent cette maison élégante et la société de ma bonne mais frivole cousine, sont trop fortes pour mon coeur facile et mes faibles résolutions.

 

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Normand Jubinville

D’abord, ceux classés dans la science-fiction. Moess est une planète bien différente de la terre. Suivez les aventures de ces jeunes héros. Ils sauront vous captiver.

La série Moess :
Moess-1 L’initiation  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

Moess-2 L’Arbre de Vérité  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

MOESS-3 Le Vortex  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

MOESS-4 De feu et de glace  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

puis, toujours de Normand Jubinville :
Le nuage d’Oort  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

La sorcière du lac Brais  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

Louis l’Ours : la légende  Dans le iBookstore.

La série roman policier de Normand Jubinville :

Le secret de madame Claire  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

Les légumes d’Antoine  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

L’homme congelé Sur Kobo ou dans le iBookstore.

SOS Catou
Un appel à l’aide. Qu’est-ce que c’est que toute cette histoire ?
Sur Kobo ou dans le iBookstore.

 

La Louve de Coaticook  Sur Kobo.

L’incendiaire de Sherbrooke  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

FAUSSES PISTES  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

LE CHAMANE SANGLANT  Sur Kobo.

La femme secrète  Sur Kobo.

La femme secrète 2 Danger ! Pirates  Sur Kobo.

LES GUÊPES  Sur Kobo.

 

Les eBooks de Louise Alarie :

D’abord, ceux pour enfants : Des lectures palpitantes à faire découvrir à vos enfants. Vous ne serez pas déçus.

Petit Robot  Dans le iBookstore.

Cléo  Dans le iBookstore.

Joël et les balles trompeuses  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

Maxime et le chêne  Dans le iBookstore.

puis :

Un chien peu ordinaire  Dans le iBookstore.

Venue de loin  Dans le iBookstore.

JORDAN la victime  Sur Kobo.

Une belle histoire  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

Le retour des Atlantes  Dans le iBookstore.

Le calvaire des Atlantes  Dans le iBookstore.

La petite planète verte  Dans le iBookstore.

Rachel le Créateur  Dans le iBookstore.

Au Centre de la Terre  Dans le iBookstore.

Je t’ai tant aimé  Dans le iBookstore.

Les cavaliers noirs  Dans le iBookstore.

Il était une fois… Jérémie  Sur Kobo.

Hassian le Guerrier  Dans le iBookstore.

SKUDD la magnifique  Dans le iBookstore.

Salomée a un rêve  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

Les cent mille magiciens  Dans le iBookstore.

1. Le Nid de l’Aigle
Dans le iBookstore.

2. Les Mutants
Dans le iBookstore.

3. Les Fils du Verseau
Dans le iBookstore.

La Mal Aimée  Dans le iBookstore.

La sauvageonne  Dans le iBookstore.

La grotte secrète  Dans le iBookstore.

Un homme venu de loin  Dans le iBookstore.

Les Vies Passées Existent  Sur Kobo.

Zake et Mirco Les protecteurs de l’espace
Dans le iBookstore.

Soléa La planète des protecteurs
Dans le iBookstore.

Sirfla La fille des protecteurs
Dans le iBookstore.

Voici maintenant la série policière de Louise Alarie :
Chacun de ces livres ont une histoire bien à eux. Ce sont les inspecteurs de la Ville de Montréal qui les relient entre eux. Les histoires et les enquêtes sont bien différentes.

Soeur Jeanne Série Enquête no 1  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

Enlèvement Série Enquête no 2  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

Prédateur Série Enquête no 3  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

Sale Affaire Série Enquête no 4  Sur Kobo.

LES BÉBÉS ÉPROUVETTES no 5  Sur Kobo.

Le Caméléon no 6  Sur Kobo.

Tu m’appartiens no 7  Sur Kobo.

KIDNAPPING no 8  Sur Kobo.

UN TUEUR EN SÉRIE no 9  Sur Kobo.

DRAME À L’INTERNE no 10  Sur Kobo.

Le SERPENT Celui qui se venge no 11  Sur Kobo.

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MON JIMMY no 13  Sur Kobo.

L’EFFET BOOMERANG no 14  Sur Kobo.

MORT POUR SI PEU no 15  Sur Kobo.

LA GRANGE  Sur Kobo.

LES RIDEAUX JAUNES  Sur Kobo.

 

les livres écrits par Lise Bellavance :

Guérir du passé Tome 1 / 2
Sur Kobo.

Guérir du passé Tome 2 / 2
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LE TROISIÈME MONDE  Sur Kobo.

RÊVES Trois nouvelles  Sur Kobo.

La mémoire du coeur  Sur Kobo.

 

Les ebooks de Claire Hamelin-Manning

Terra Cotta Le futur de l’humanité Un scénario possible  Dans le iBookstore.

L’horrible face de la planète bleue Un scénario possible
Sur Kobo.  Et format papier sur Amazon.

Le legs du millionnaire Sam Wilcox  Sur Kobo. Et format papier sur Amazon.

La Revanche du Dragon  Sur Kobo.

L’ADN ultime  Sur Kobo.

Quand l’diable s’en mêle  Sur Kobo.

Le Programmeur  Sur Kobo.

Projet Copie Carbone  Sur Kobo.

 

Ceux écrits par Laurence Billaud :

Ouananiche  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

La Forteresse  Dans le iBookstore.

Défense d’aimer  Dans le iBookstore.

Le Testament Mystique  Dans le iBookstore.

Seconde Chance  Dans le iBookstore.

Le café des amis ou les demi-vérités  Sur Kobo ou dans le iBookstore.

 

Clara Franceschetti Cancline de Suisse :

La Saga Julius Caesar, un « best seller » :  Sur Kobo.

Toulé ou La chute de l’Archange  Sur Kobo.

 

Les ebooks de Nicolas Vidril :

Une histoire sans fin  Sur Kobo.
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Joelle Jay

Et pour la santé, voici les livres de Joelle Jay, naturopathe diplômée :

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L’agriculture et l’élevage Pour la santé  Sur Kobo.

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Puis,

Les 3 automnes par Raynald Collard
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Et…

Se transformer pour guérir Vivre en santé avec le VIH par Racheal D.
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Espérant que vous vous y êtes retrouvés et que vous avez trouvé ce que vous cherchiez. Revenez-y pour d’autres agréables découvertes !

Merci d’être là pour nous !

LES DÉSENCHANTÉES ou Les Trois Fantômes

LES DÉSENCHANTÉES ou Les Trois Fantômes

Une romance à la saveur de Pierre Loti, un nostalgique de l’Empire ottoman. Il mêle, en une exquise alchimie, réalité et fiction. Il nous fait découvrir la vie de ces demoiselles Turques cachées sous leur voile, et de leur grande tristesse face à leur sort.

L’histoire : Au début du XXe siècle, un écrivain français déjà célèbre obtient un poste diplomatique à Istanbul. Une jeune femme de la haute société turque et deux de ses amies entrent secrètement en contact avec lui (les trois fantômes noirs).

Elles prennent d’énormes risques pour le rencontrer. Entre ces admiratrices voilées, prisonnières d’un mode de vie ancestral et l’auteur captivé se met en place un jeu où émotions et sentiments s’expriment dans un décor envoûtant….

Pensez-vous que la situation a changé depuis ce temps ?

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Voici un extrait :

Veille du mariage

Il fut silencieux son dernier déjeuner dans la maison familiale, entre ces deux femmes sourdement hostiles l’une à l’autre, l’institutrice et l’aïeule sévère.

Après, elle se retira chez elle, où elle eût souhaité s’enfermer à double tour ; mais les chambres des femmes turques n’ont point de serrure, il fallut se contenter d’une consigne donnée à Kondja-Gul pour toutes les servantes ou esclaves jour et nuit aux aguets, suivant l’usage, dans les vestibules, dans les longs couloirs de son appartement, comme autant de chiens de garde familiers et indiscrets.

Pendant cette suprême journée qui lui restait, elle voulait se préparer comme pour la mort, ranger ses papiers et mille petits souvenirs, brûler surtout, brûler par crainte des regards de l’homme inconnu qui serait dans quelques heures son maître. La détresse de son âme était sans recours, et son effroi, sa rébellion allaient croissant.

Elle s’assit devant son bureau, où la bougie fut rallumée pour communiquer son feu à tant de mystérieuses petites lettres qui dormaient dans les tiroirs de laque blanche. Lettres de ses amies mariées d’hier ou bien tremblant de se marier demain. Lettres en turc, en français, en allemand, en anglais, toutes criant la révolte, et toutes empoisonnées de ce grand pessimisme qui, de nos jours, ravage les harems de la Turquie.

Parfois elle relisait un passage, hésitait tristement, et puis, quand même, approchait le feuillet de la petite flamme pâle, que l’on voyait à peine luire, à cause du soleil.

Et tout cela, toutes les pensées secrètes des belles jeunes femmes, leurs indignations refrénées, leurs plaintes vaines, tout cela faisait de la cendre, qui s’amassait et se confondait dans un brasero de cuivre, seul meuble oriental de la chambre.

Les tiroirs vidés, les confidences anéanties, restait devant elle un grand buvard à fermoir d’or, qui était bondé de cahiers écrits en français… Brûler cela aussi ? Non, elle n’en sentait vraiment plus le courage. C’était toute sa vie de jeune fille, c’était son journal intime commencé le jour de ses treize ans, le jour funèbre où elle avait pris le tcharchaf (pour employer une locution de là-bas), c’est- à-dire le jour où il avait fallu pour jamais cacher son visage au monde, se cloîtrer, devenir l’un des innombrables fantômes noirs de Constantinople.

Rien d’antérieur à la prise de voile n’était noté dans ce journal. Rien de son enfance de petite princesse barbare, là-bas, au fond des plaines de Circassie, dans le territoire perdu où, depuis deux siècles, régnait sa famille.

Rien non plus de son existence de petite fille mondaine, quand, vers sa onzième année, son père était venu s’établir avec elle à Constantinople, où il avait reçu de Sa Majesté le Sultan le titre de maréchal de la Cour.

Cette période-là avait été toute d’étonnements et d’acclimatation élégante, avec en outre des leçons à apprendre et des devoirs à faire. Pendant deux ans, on l’avait vue à des fêtes, à des parties de tennis, à des sauteries d’ambassade.

Avec les plus difficiles danseurs de la colonie européenne, elle avait valsé tout comme une grande jeune fille, très invitée, son carnet toujours plein, elle charmait par son délicieux petit visage, par sa grâce, par son luxe, et aussi par cet air qu’aucune autre n’eût imité, cet air à la fois vindicatif et doux, à la fois très timide et très hautain.

Et puis, un beau jour, à un bal donné par l’ambassade anglaise pour les tout jeunes, on avait demandé :

« Ou est-elle, la petite Circassienne ? »

Et des gens du pays avaient simplement répondu :

« Ah ! vous ne saviez pas ? Elle vient de prendre le tcharchaf. »

(Elle a pris le tcharchaf, autant dire : fini, escamotée d’un coup de baguette ; on ne la verra jamais plus ; si par hasard on la rencontre, passant dans quelque voiture fermée, elle ne sera qu’une forme noire, impossible à reconnaître ; elle est comme morte…)

Donc, avec ses treize ans accomplis, elle était entrée, suivant la règle inflexible, dans ce monde voilé, qui, à Constantinople, vit en marge de l’autre, que l’on frôle dans toutes les rues, mais qu’il ne faut pas regarder et qui, dès le coucher du soleil, s’enferme derrière des grilles.

Dans ce monde que l’on sent partout autour de soi, troublant, attirant, mais impénétrable, et qui observe, conjecture, critique, voit beaucoup de choses à travers son éternel masque de gaze noire, et devine ensuite ce qu’il n’a pas vu.

Soudainement captive, à treize ans, entre un père toujours en service au palais et une aïeule rigide sans tendresse manifestée, seule dans sa grande demeure de Khassim-Pacha, au milieu d’un quartier de vieux hôtels princiers et de cimetières, où, dès la nuit close, tout devenait frayeur et silence, elle s’était adonnée passionnément à l’étude.

Et cela avait duré jusqu’à ses vingt-deux ans aujourd’hui près de sonner, cette ardeur à tout connaître, à tout approfondir, littérature, histoire ou transcendante philosophie.

Parmi tant de jeunes femmes, ses amies, supérieurement cultivées aussi dans la séquestration propice, elle était devenue une sorte de petite étoile dont on citait l’érudition, les jugements, les innocentes audaces, en même temps que l’on copiait ses élégances coûteuses ; surtout elle était comme le porte-drapeau de l’insurrection féminine contre les sévérités du harem.

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Forestiers et Voyageurs

Forestiers et Voyageurs

Soirées Canadiennes

Peu de populations présentent, dans leurs caractères typiques, plus d’intérêt que la population française des bords du Saint-Laurent.

Parmi les types qui se sont ainsi développés, celui du Forestier, à cause même du caractère de nos grands bois canadiens, est nécessairement un des plus curieux à étudier. Mais il en est un autre plus curieux encore, parce qu’il semble résumer tous les autres, c’est celui du Voyageur.

Voyageur, dans le sens canadien du mot, ne veut pas dire simplement un homme qui a voyagé. Il ne veut même pas dire toujours un homme qui a vu beaucoup de pays. Ce nom, dans notre vocabulaire, comporte une idée complexe.

Le voyageur canadien est un homme au tempérament aventureux, propre à tout, capable d’être, tantôt, successivement ou tout à la fois, découvreur, interprète, bûcheron, colon, chasseur, pêcheur, marin, guerrier. Il possède toutes ces qualités, en puissance, alors même qu’il n’a pas encore eu l’occasion de les exercer toutes.

Selon les besoins et les exigences des temps et des lieux, il peut confectionner une barque et la conduire au milieu des orages du Golfe, faire un canot d’écorce et le diriger à travers les rapides des rivières, lacer une paire de raquettes et parcourir dix lieues dans sa journée, porté par elles sur les neiges profondes.

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Voici un extrait :

La montée aux chantiers

Il y a de cela déjà longtemps, les fêtes étaient passées. L’Église avait redit ses Noëls si beaux et si touchants. Les jeunes gens de la paroisse avaient, au jour de l’an, fait la quête des pauvres par les maisons, en chantant La Guignolée que j’entendis alors probablement pour la dernière fois.

Les souhaits de bonne année étaient terminés. La besogne ne m’accablait pas, je résolus d’aller visiter les chantiers à bois d’une de nos grandes rivières du bas du fleuve.

Je me joignis donc à des conducteurs de voitures, chargés d’aller porter des approvisionnements à l’un de ces établissements.

Notre petite caravane se composait d’une vingtaine de traîneaux, portant des balles de foin pressé, des barils de lard, de farine, de mélasse, de poissons, de sacs d’avoine, du sucre, du thé et d’autres articles de consommation qu’on expédie, pendant tout l’hiver, pour les hommes et les chevaux employés dans cette industrie.

Le départ avait lieu dans l’après-midi. Nous allions coucher dans les dernières concessions de la paroisse, sur les confins de la forêt, afin de pouvoir arriver, dans la journée du lendemain, au but de notre destination.

Plusieurs jeunes gens des chantiers, qui n’avaient pas voulu passer les fêtes dans les bois, devaient nous rejoindre de grand matin, pour faire route avec nous et charmer ainsi les heures et les fatigues du voyage.

Nous nous distribuâmes dans les maisons voisines de l’entrée du chemin des bois, nous arrangeant de notre mieux pour passer la nuit sans trop gêner nos hôtes, dont l’hospitalité était telle qu’on se fût volontiers privé de tout pour ajouter à notre bien-être.

À l’heure convenue du lendemain, nous vîmes arriver nos jeunes compagnons de route. Ils venaient piquant au plus court, à travers la neige des champs, montés sur leurs raquettes. Ils chantaient, sur un air aussi dégagé que leur allure de voltige, le gai refrain des bûcherons canadiens :

« Voici l’hiver arrivé,
Les rivières sont gelées,
C’est le temps d’aller au bois
Manger du lard et des pois !
Dans les chantiers nous hivernerons !
Dans les chantiers nous hivernerons ! »

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Les Anciens Canadiens

Les Anciens Canadiens

par Philippe Aubert de Gaspée pour les Soirées Canadiennes.

 

Êtes-vous curieux de voir comment cela se passait à cette époque, en Nouvelle-France ?

Rencontrez des personnages attachants et vivez leurs périodes heureuses et d’autres plus malheureuses. Vous en ressortirez enrichis.

 

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PROLOGUE

M. Philippe Aubert de Gaspé, l’auteur de ce très beau roman, est né à Québec le 30 octobre 1786 et mort au même endroit le 29 janvier 1871. Il a été le dernier seigneur de Saint-Jean-Port-Joli.

Notre premier romancier québécois a écrit notre premier roman québécois : Les Anciens Canadiens, que je vous présente ici.

Cette oeuvre a eu beaucoup de succès puisque l’on compte une trentaine de retirages. Elle fut traduite en anglais, en espagnol et fut portée à la scène.

M. de Gaspé a eu un de ses fils qui a porté le même nom que lui, Philippe-Ignace-François Aubert de Gaspé, et qui est né en 1814. Il a été journaliste à The Quebec Mercury et Le Canadien. Il est l’auteur du premier roman canadien français publié au Canada : L’influence d’un livre publié en 1837 dans le journal Le Populaire. Il meurt à Halifax en 1841 à l’âge de 26 ans.

Je ne vous présente ici que le roman complet de Philippe Aubert de Gaspé (père), le dernier seigneur de Saint-Jean-Port-Joli. Je n’ai pas inclus les 100 pages supplémentaires de notes à propos des différents chapitres.

M. de Gaspé a fait ses études au petit Séminaire de Québec de 1798 à 1806. Il devient avocat en 1811. Il était un grand conteur. Il a exercé plusieurs métiers, dont avocat, lieutenant de milice et shérif. Il a dû faire de la prison, trahi par ses amis, pour un manque de fonds.

Le seigneur de Saint-Jean-Port-Joli a donc connu des moments difficiles avant de pouvoir retourner s’installer dans son manoir.

Vous allez d’abord trouver ce qui a amené M. de Gaspé à écrire un roman à l’âge de 76 ans. Un récit intéressant qui nous permet de mieux comprendre l’homme, son caractère et les moeurs de cette époque.

Vous allez revivre certains épisodes de la conquête de la Nouvelle Angleterre sur la Nouvelle France, qui avait eu lieu quelque trente ans avant sa naissance, donc toujours présente dans l’esprit de ces Anciens Canadiens.

Note à propos de la couverture : Gravure du Château Saint-Louis à Québec (1620-1834) et les habitants de la Nouvelle France en 1780.

INTRODUCTION

Ce chapitre peut, sans inconvénient, servir, en partie, de préface ; car je n’ai nullement l’intention de composer un ouvrage secundum artem ; encore moins de me poser en auteur classique.

Ceux qui me connaissent seront, sans doute, surpris de me voir commencer le métier d’auteur à 76 ans. Je leur dois une explication. Quoique fatigué de toujours lire, à mon âge, sans grand profit, ni pour moi, ni pour autrui, je n’osais cependant passer le Rubicon ; un incident assez trivial m’a décidé.

Un de mes amis, homme de beaucoup d’esprit, que je rencontrai, l’année dernière, dans la rue Saint-Louis de cette bonne ville de Québec, me saisit la main d’un air empressé, en me disant :

– Heureux de vous voir. J’ai conversé ce matin avec onze personnes. Eh bien ! mon cher, tous des êtres insignifiants ! Pas une idée dans la caboche !

Et il me secouait le bras à me le disloquer.

– Savez-vous, lui dis-je, que vous me rendez tout fier, car je vois, à votre accueil chaleureux, que je suis l’exception, l’homme que vous attendiez pour…

– Eh oui ! mon cher, fit-il sans me permettre d’achever ma phrase, ce sont les seules paroles spirituelles que j’aie entendues ce matin.

Et il traversa la rue pour parler à un client qui se rendait à la cour : son douzième imbécile, sans doute.

Diable ! pensais-je, il parait que les hommes d’esprit ne sont pas difficiles, si c’est de l’esprit que je viens de faire. J’en ai alors une bonne provision, je ne m’en étais pourtant jamais douté.

Tout fier de cette découverte, et me disant à moi-même que j’avais plus d’esprit que les onze imbéciles dont m’avait parlé mon ami, je vole chez mon libraire, j’achète une rame de papier foolscap, c’est-à-dire, peut-être, papier-bonnet ou tête de fou, comme il plaira au traducteur. Et je me mets à l’oeuvre.

 

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La route vers l’OR de la Californie

La route vers l’OR de la Californie
Soirées Canadiennes

La ruée vers l’or de la Californie a amené plusieurs Canadiens et autres à s’y rendre. Quel voyage et quelles miséres attendent ces personnages cherchant une vie de rêve pour eux et leur famille.

Illusion et réalité se côtoient dans des histoires réelles de cette vie de voyageurs et de chercheurs d’or.

M. de Boucherville a une façon toute spéciale de raconter ces histoires, incluant les moeurs des gens ainsi que les sensations que vous ressentirez aussi.

Vous en serez aussi captivés que nous, assurément !

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Un extrait :

Second départ

Notre navire habillé de toutes ses voiles, le pavillon au grand mât, annonçait enfin le départ. Cinq nouveaux passagers, au nombre desquels se trouvait une femme du Chili, prenaient place à bord, pour la Californie.

Trois d’entre eux venaient de faire naufrage, dans le détroit de Magellan, d’où ils étaient revenus presque miraculeusement, sur une barque de quelques tonneaux.

Les matelots au cabestan chantaient en choeur, et l’ancre, obéissant aux efforts cadencés, rendait au Francis Depau la liberté qu’il avait perdue depuis cinq jours. Quatre embarcations montées par quelques chiliens nous remorquaient en dehors de la baie, le 24 du mois d’avril 1850.

Le navire remis de sa course périlleuse autour du Cap Horn, reprenaient encore une fois la mer pour près de deux longs mois. Les passagers, plus habitués â la vie du bord et rassérénés par les quelques jours de répit pris à Valparaiso, recommençaient, en entrant sous les tropiques dans l’océan Pacifique, les jeux et les amusements inventés sur l’Atlantique.

Les embarcations nous avaient laissés et la brise de terre faisant place à celle de la haute mer, le navire disparaissait peu à peu de la côte, emportant le souvenir de cette belle terre du Chili et de cette belle race espagnole, la première des nations européennes qui aient colonisé l’Amérique.

La joie et l’abondance régnaient à bord, de nouvelles provisions avaient été achetées et mises à notre disposition. D’immenses quantités de raisins, de noix, d’ananas et autres fruits ne contribuèrent pas peu à nous rappeler le beau pays qui nous les avait donnés.

Pendant près d’un mois les tables de nos cabines furent couvertes de ces fruits délicieux qui servaient d’enjeu à nos joueurs de cartes, durant les belles soirées tropicales.

La brise du Sud-Est, régulière et soutenue, donnait à la mer peu d’agitation et notre navire, presque droit sur sa quille, filait de dix à douze noeuds.

Nous jouissions d’une chaleur modérée par une brise continuelle, et nous étions comparativement à l’aise à bord de notre bâtiment. Notre estimable missionnaire, toujours prêt à se rendre aux désirs de ses compagnons de voyage, vit, avec bonheur, les Canadiens remplir le pieux et saint devoir pascal dans la petite chapelle improvisée tous les matins.

Bien loin du Pays, en pleine mer, les coeurs se trouvaient heureux de recevoir, au-dessus d’un abîme profond, le Créateur de cet immense océan. Le souvenir de ces heures de bonheur ne s’effacera jamais de la mémoire de M. Cénas, ni de celles des passagers canadiens du Francis Depau.

Notre aimable missionnaire offrait au Dieu tout-puissant le St. Sacrifice de la messe, dans sa cabine qu’il avait disposée en petite chapelle; deux ou trois catholiques, à la fois, étaient admis, chaque matin, à recevoir le Dieu de miséricorde.

Malheureusement, ce bonheur allait bientôt finir. Car le navire devait reprendre une course agitée par une mer en fureur, soulevée par les vents variables du nord et de l’ouest.

Depuis notre départ de Valparaiso, nous avions toujours eu en vue une barque américaine en destination de San Francisco. Nous perdîmes de vue ce compagnon de notre course à la hauteur des îles St. Félix, auprès desquelles nous passâmes, de manière à pouvoir en distinguer la belle et riche végétation.

Non loin de ces îles et à quelques milles de notre bâtiment, se jouaient dans les eaux de la mer une nombreuse troupe de baleines. Ces énormes cétacés plongeaient puis, sortant hors de l’eau, lançaient à une grande hauteur des colonnes d’eau vaporisée, de manière à nous représenter de loin le spectacle d’une petite flotte à la voile.

Le bruit de la puissante respiration de ces énormes créatures de la mer arrivait à nos oreilles, comme le bruit d’un rapide, à la veille d’un orage par un temps calme.

Durant une nuit extrêmement chaude, nous étions entre la ligne et le tropique du sud, je m’étais levé et je montais sur la dunette, pour y respirer un peu d’air frais et admirer la beauté du ciel, lorsque le matelot, à la roue me fit signe d’arriver jusqu’à lui, en même temps, il me montrait une énorme baleine dormant paisiblement à côté du navire.

Tout était silencieux à bord et le bâtiment n’avançait qu’avec peine, je m’approchai du sabord et je vis ce monstre de la mer, le dos entièrement sorti hors de l’eau et dans toute sa longueur, presque touchant aux flancs du navire.

Quelques instants après, la baleine disparaissait sous l’eau pour reparaître un peu plus loin, en soufflant violemment une quantité de cette vapeur que l’animal rejette par ses évents.

La chaleur, chaque jour, devenait de plus en plus accablante, le pont était brûlant, la brise de la mer ne suffisait pas à rafraîchir l’atmosphère. Il fallait recourir aux bains, le matin et le soir. Nous prenions ces bains à l’avant du navire sous le buste du père Depau, lequel fut ainsi témoin d’un accident qui heureusement n’eût pas de suite.

Il était huit heures du soir, la brise de neuf heures allait fraîchir et faire avancer le navire avec rapidité, la lune éclairait le sillon tracé par le bâtiment. Lorsque tout d’un coup un appel se fit entendre et on vit, au milieu du sillage du navire, un de nos compagnons qui luttait pour se tenir à flot.

Le cri pénible de « un homme à la mer ! » fut aussitôt répété de bouche en bouche. Le navire fut mis en panne, les chaloupes détachées et des cables jetés au malheureux qui se débattait péniblement et nageait vers nous avec des efforts inouïs.

Grâce à sa vigueur et grâce à la clarté de la lune qui lui laissait voir les objets qu’on lui avait lancés du bord, ce jeune homme réussit à saisir un bout de câble, au moyen duquel il fut retiré sur le bâtiment.

Mais le misérable ne crut pas devoir remercier la Providence, qui venait de le faire échapper à la dent cruelle des terribles requins. Ses blasphèmes nous firent frémir d’horreur, et nous témoignèrent des tristes défauts de son éducation religieuse. Il était américain.

Nous étions alors, à la latitude 6® 57″ nord et longitude 116® 6″ le 25 de mai 1850. Pendant la journée, le second lieutenant avait été sur le point de pêcher un énorme requin, à l’arrière du navire et près du gouvernail.

C’est surtout dans ces latitudes chaudes que ces brigands des mers paraissent à la surface de l’eau, par des temps calmes et à la veille d’orage. À leur apparition qui se fait connaitre d’assez loin, quelquefois, par la projection hors de l’eau d’une longue nageoire dorsale qu’ils roidissent ou couchent à volonté, les marins qui osent prendre un bain à la mer remontent dans les chaloupes et sont bientôt à bord.

 

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