Une petite laine

Une « petite laine »

Le temps est-il un peu plus frais ? Ça vous prend une « petite laine » pour vous tenir au chaud.

Voici quelques suggestions que j’ai trouvées pour vous, que vous ne retrouverez pas dans les magasins.

 

 

 

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Procès de David McLane HauteTrahison

Procès de David McLane Haute Trahison

 

Voici une partie de notre histoire lorsque les Anglais redoutaient l’invasion de la France dans notre colonie.

Les différents témoignages pourraient nous faire croire tout autre chose que la réalité.

Était-ce des témoins fiables ? À vous de juger…

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Un extrait :

Vendredi le 7 de Juillet, à sept heures du matin, le Prisonnier fut mis à la Barre, et les noms des petits Jurés furent appelés. Onze furent récusés de la part de la Couronne, et vingt quatre par le Prisonnier.

Les Messieurs suivants prêtèrent serment :

John Blackwood, James Irvine, John Crawford, James Orkney, John Painter, James Mason Goddard, David Munro, Henry Cull, John Mure, Robert Morrogh, John Jones, George Symes,

Le Greffier de la Cour présenta le prisonnier aux Jurés, sur l’Indictement trouvé contre lui, qui consistait en deux principaux chefs :

— L’un pour avoir conspiré la mort du Roi,
— l’autre pour avoir passé dans le parti des ennemis du Roi.

Sur chaque chef il fut produit quatorze Actes ouverts, dont la substance est comme suit, et qui sont les mêmes pour les deux chefs :

(1) Que le prisonnier, fit le projet, avec diverses personnes inconnues, de solliciter les ennemis du Roi d’envahir la Province ;

(2) Qu’il sollicita les ennemis du Roi d’envahir la Province ;

(3) Qu’il conspira avec les ennemis du Roi à exciter une rébellion dans la Province ;

(4) Qu’il conspira avec diverses personnes inconnues à aider et assister, et à séduire les sujets du Roi pour aider et assister les ennemis dans une invasion de la Province ;

(5) Qu’il excita et sollicita divers sujets du Roi à se joindre dans la rébellion préméditée, et à assister l’ennemi dans l’invasion projetée ;

(6) Qu’il excita et sollicita diverses personnes (n’étant Point sujets) à élever une guerre contre le Roi dans la Province, et à assister l’ennemi dans l’invasion projetée ;

(7) Qu’à cet effet il engagea réellement plusieurs personnes ;

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La Jongleuse

La Jongleuse
Légende historique

 

L’auteur a voulu partager cette légende avant qu’elle ne soit oubliée ou transformée. L’action se situe sur le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Rivière-Ouelle en Gaspésie. À l’époque où les Iroquois agissaient en véritables sauvages. Une histoire touchante remplie de péripéties. Vous aimerez !

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Voici un extrait :

En route sur les flots

Cependant le frêle esquif, poussé par deux vigoureux avirons, descendait le fleuve avec rapidité. Léger comme une écume, il glissait sans bruit sur les flots, laissant à peine un pâle sillage derrière sa proue.

Les voyageurs gardèrent le silence pendant quelque temps. Et rien ne troublait le sommeil de la nature autour d’eux, si ce n’est le bruissement des flots sur les flancs de la légère pirogue, et le chant monotone et cadencé de la vague sous les avirons.

Bientôt l’obscurité de la nuit confondit les teintes indécises des divers édifices de la ville dans une nuance uniforme, et ils ne distinguèrent plus derrière eux qu’une ligne onduleuse découpant en noir, sur le ciel, les contours du Cap Diamant.

De fois à autres, le clapotis de la vague sur les galets de la rive, ou le grincement d’une girouette, agitée par le passage subit d’une brise nocturne, parvenaient encore à leurs oreilles. Mais bientôt tous ces bruits s’éteignirent.

C’était l’heure solennelle de la nuit où tout repose dans la nature, et les bêtes carnassières revenues de leurs chasses nocturnes, et l’oiseau caché sous la feuillée, et l’homme fatigué des soucis et des travaux du jour.

Le torrent lointain même semble voiler ses sanglots, et sous la brise expirante de la nuit, la forêt exhale à peine de son orgue immense un faible soupir.

Cependant la jeune femme, les yeux tournés vers la ville endormie, contemplait attentivement une lueur presqu’imperceptible et immobile sur la côte. On eût dit qu’elle redoutait le moment où elle allait la voir disparaître entièrement, tant il y avait d’anxiété dans ses regards.

Ce n’était pas la lumière de la lanterne qui depuis longtemps avait disparu. Cette faible étincelle, qui venait scintiller au bord de sa paupière où tremblait une larme, jaillissait d’un foyer autrement mystérieux, autrement consolant.

C’était la pâle clarté de la lampe du sanctuaire de la vieille église, — holocauste virginal, emblème touchant de l’éternelle prière.

Pendant qu’elle contemplait cette chaste étoile, sa bouche murmurait une fervente prière. La prière ! invisible vestale qui veille incessamment, une étoile au front, dans le temple sans tache de l’âme pieuse.

Toute son âme semblait avoir passé dans ses yeux, tant il y avait d’ardeur dans son regard. Et le mystique rayon, venant effleurer sa prunelle de sa baguette d’or, semblait le regard de Dieu, caché sous les adorables voiles, exauçant sa plainte et versant un reflet d’espoir dans son âme en deuil.

Oh ! la pauvre femme, elle avait en effet grand besoin d’un céleste soutien, au moment d’affronter tant de dangers parmi les embûches de la nuit ! Enfin, les ténèbres l’envahissant de toutes parts, le frêle sillon de lumière s’éteignit sous un linceul d’obscurité.

— Oh ! il fait bien noir, dit tout bas l’enfant à sa mère après un long silence, je ne puis même pas voir votre visage. Si je n’étais pas si près de vous, ma chère petite maman, je crois que j’aurais bien peur.

Pourquoi sommes-nous partis si promptement ? Je dormais si bien dans mon lit quand vous êtes venue me réveiller. Allons-nous arriver bien vite ?

Et l’enfant, saisi d’un frisson involontaire, se rapprochait instinctivement de sa mère, comme pour chercher une protection contre les fantômes que la nuit fait sautiller devant l’imagination de l’enfance.

La jeune femme poussa un soupir, et sans répondre à ses questions :

— Couche-toi sur mes genoux, Harold, lui dit-elle, tu as encore besoin de dormir. Fais un bon somme tandis qu’il fait noir, je te réveillerai quand il sera jour, et tu verras se lever le beau soleil. Alors tu n’auras plus de peur.

L’enfant obéit sans rien dire et posa sa tête sur les genoux de sa mère.

— Maman, murmura-t-il à voix basse après quelques minutes, voyez-vous là-bas cette grande femme blanche qui marche sur l’eau ? Elle s’avance vers nous, — elle me regarde, — elle me fait signe d’aller vers elle. Entendez-vous, maman, comme elle chante ? Comprenez-vous ce qu’elle dit ?

Et l’enfant indiquait du doigt le fantôme qu’il croyait apercevoir.

Maman ! continua-t-il d’une voix tremblante, j’ai peur ! j’ai peur ! Retournons-nous en chez nous. Elle va venir me prendre.

Et il cachait sa figure sur les genoux de sa mère en étouffant un sanglot.

— Dors donc, enfant, ne crains rien, il n’y a point de danger. Cette grande tache blanche que tu vois là-bas, ce n’est pas un fantôme, c’est la chute de Montmorency. Le bruit que tu entends, c’est celui de l’eau qui tombe de la montagne. Dors tranquillement ; ta maman veille auprès de toi.

— Ho-hou ! interrompit tout à coup le Sauvage, tirant de sa poitrine cette exclamation gutturale ordinaire aux Indiens pour exprimer la surprise et i’étonnement, — Matshi Skouéou !

Ces paroles en langue sauvage, prononcées à demi voix, semblèrent paralyser les bras du chasseur canadien. Pendant quelques instants, son aviron demeura immobile entre ses mains.

Puis, sur un signe du Sauvage, ils se remirent tous deux à ramer vigoureusement, mais avec le moins de bruit possible.

Parler plus bas

— Votre enfant dort-il maintenant ? demanda enfin le chasseur après un long silence.

— Oui, répondit Madame Houel ; il est si fatigué d’avoir été dérangé cette nuit qu’il s’est endormi en quelques secondes.

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MON JIMMY

MON JIMMY

Jimmy a 27 ans et vit sous l’influence d’une mère dominatrice depuis qu’il est au monde.

Un jour, quelqu’un décide de le libérer, en tuant sa mère.

Une série de meurtres vient perturber les policiers de la SPVM. Sont-ils tous reliés ? C’est alors que le lieutenant-détective, Kean Butler et son équipe cherchent à retrouver les meurtriers.

Comment Jimmy réussira-t-il à surmonter cette emprise que sa mère exerçait de façon malhonnête sur lui ?

Il sera aidé de sa fiancée et de son père. Réussiront-ils à le sortir de cet effroyable piège tendu par sa mère ?

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Voici un extrait :

UNE SECONDE AGRESSION

C’est Cynthia qui venait de recevoir l’appel. Elle rejoignit Kean dans son bureau.

— Kean, une autre avocate vient d’être abattue dans sa maison. C’est son petit garçon épouvanté qui nous a téléphoné.

— Non, t’es sérieuse, une autre avocate ? Je te rejoins dans quelques minutes.

En arrivant sur la scène de crime, ils virent une femme, pas plus de 35 ans affalée sur un canapé imbibé de son sang.

Une policière retenait le petit garçon en larmes, dans une autre pièce. Le légiste n’étant pas encore arrivé, Kean demanda à ce que personne n’entre tant que la police scientifique ne serait pas là.

Il se rendit dans la cuisine et vit le petit bonhomme. Un enfant d’environ 6-7 ans qui pleurait la morve au nez. Il semblait inconsolable malgré la gentillesse de la policière désespérée.

Cynthia s’approcha et lui demanda son nom.

— Jean-Charles, répondit-il en s’essuyant le visage sur son chandail.

— Trouvez-moi des papiers mouchoirs, Christine.

Elle abandonna le garçon et partit à la recherche de ceux-ci. C’est alors que Cynthia le prit dans ses bras et le serra fort contre elle. Il se laissa aller en pleurant et en nommant sa maman.

— On a fait du mal à ma maman.

— Tu as vu celui qui lui a fait du mal ?

— Un monsieur. Il est parti en courant. Ma maman criait, je suis entré dans son bureau même si elle ne veut pas que j’y aille. Mais, elle criait.

Le légiste venait d’arriver. Guidé par Kean, il entra dans le bureau et examina la femme. En levant les yeux, il dit à Kean :

— Appelle une ambulance, elle n’est pas morte.

Heureux d’entendre cela, il fit l’appel sans tarder.

Cynthia continuait d’interroger l’enfant avec douceur. Christine avait déniché une boite de papiers mouchoir et la tendit à Cynthia.

— Tiens, mouche ton nez et dis-moi comment je peux appeler ton papa.

— Papa, il travaille, je ne peux pas le déranger, il n’aime pas ça.

— Je crois qu’il sera d’accord cette fois.

Il cessa de pleurer et sortit un portable de sa poche. Cynthia, surprise de voir un si jeune enfant avec un portable, lui demanda de le lui passer.

— C’est écrit : papa, vous avez juste à appuyer sur le bouton.

Elle le fit.

Un homme bourru répondit :

— Jean-Charles, je t’ai…

— Ce n’est pas Jean-Charles mais Cynthia Alex, sergent-détective de la SPVM.

L’homme se radoucit.

— La police ? Pourquoi ? Il est arrivé quelque chose à Jean-Charles ?

— Non, c’est plutôt à votre femme. Elle a été abattue dans son bureau il y a quelques minutes.

L’homme ne dit rien tant la nouvelle venait de le souffler.

— Elle… elle est morte ?

— Je crois que oui. Le médecin vient tout juste d’arriver.

— J’arrive, dit-il et raccrocha complètement confus.

— Ton papa s’en vient.

— Il va être très fâché. Toujours il me dit : Je te confie ta maman. Mais je ne sais pas c’est quoi, confie.

— Hé bien moi, je vais te le dire. Ça veut dire qu’il te laisse en prendre soin et c’est ce que tu as fait en nous téléphonant.

— Il ne sera pas fâché ?

— Oh, non, il ne le sera pas.

Au même moment, Kean entra dans la cuisine. Il se pencha vers l’enfant assis sur Cynthia pour lui dire :

— Ta maman est blessée mais elle n’est pas morte. Le médecin s’en occupe.

— C’est vrai ? Je veux lui parler, demanda-t-il en sautant par terre.

— Non, elle ne va pas très bien, attends encore un peu.

— J’ai appelé le père, il va rentrer sans tarder.

— C’est bien, Cyn. J’entends l’ambulance qui arrive, je vais au devant.

Les ambulanciers firent diligence, embarquèrent la femme promptement et partirent toute sirène hurlante.

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Sur les côtes de la Gaspésie

Sur les côtes de la Gaspésie

Le voyage d’une autre époque sur un voilier pour faire le tour de tous les points sur les côtes de la Gaspésie.

Mer, nature et épiscopat raconté par un prêtre.

Des aventures dignes de mention et qui sauront vous captiver.

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Voici un extrait :

L’Ile aux Basques

Juin 18 (6 h. A.M.)

Un faible vent nous a, pendant la nuit, portés vis-si-vis de l’île aux Basques, ainsi nommée parce qu’autrefois les Basques avaient, en ce lieu, formé des établissements pour la pêche, pour l’exploitation des huiles de poisson, et surtout pour faire la traite des pelleteries avec les sauvages de Tadoussac.

Durant la première partie du dix-septième siècle, la compagnie de la Nouvelle-France eut plusieurs fois à se plaindre du commerce de contrebande que faisaient les Basques, les Hollandais et aussi les Anglais, quand ils en trouvaient l’occasion.

Jusqu’ici le bulletin sanitaire n’a eu à enregistrer que des rapports favorables : la santé publique était bonne dans la petite communauté, l’appétit était encore meilleur.

Aujourd’hui, il y a perte d’appétit chez M. T., puis chez Hector et enfin chez Jacquot. Ce n’est pas tout : une maladie se déclare, et c’est bien le terrible mal de mer. Tous trois pâlissent, s’agitent et font de violents efforts.

Autour d’eux se rassemble un groupe de spectateurs. Personne, cependant, ne s’apitoie sur le sort des malheureuses victimes. Qu’elle est affligeante la situation d’un pauvre malade, étendu sur les planches du pont, la face dans la poussière, et ne levant les yeux que pour contempler des visages riants !

Prête-t-il l’oreille aux chuchotements des assistants, dans l’espérance de saisir quelques mots d’encouragement ? Il reconnait qu’il est l’objet de leurs mauvaises plaisanteries.

Veut-il se lever pour faire face aux railleurs ? Ses jambes ploient, sous le poids de son corps et le laissent tomber, expose à de nouvelles insultes. Une seule consolation lui reste : c’est l’espérance de pouvoir un jour rire à son aise de ses persécuteurs, lorsqu’ils auront eux-mêmes été abattus et désarmés par la maladie.

Les désastres de la journée sont causés par un fort vent de nord-est, en face duquel la Sara s’agite avec violence.

Le Bic et ses souvenirs

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La mémoire du coeur

La mémoire du coeur

 

Éternel célibataire, avide de pouvoir et orgueilleux, Guillaume Cloutier est un homme dont l’enfance difficile l’a forgé en adulte égocentrique et l’a amené à se battre chaque jour pour maintenir son indépendance.
Flatté par son succès social d’aujourd’hui, il se croit invincible.
Mais sa vie bascule quand il est confronté à la maladie, à la faiblesse, à la dépendance : pour survivre, il doit subir une greffe de coeur.
Il perd totalement le contrôle sur sa vie et suite à sa transplantation, d’étranges rêves et sensations le troublent.
Le monde de l’invisible s’invite maintenant dans son quotidien. Définitivement, il deviendra différent, mais est-ce en mieux ou en pire ? Saura-t-il trouver un quai avant de sombrer ?

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Voici un extrait :

Un coeur de pierre

Élisabeth Samson connait Guillaume depuis plusieurs années. Jeune brunette célibataire de 30 ans, Élisabeth n’est pas très grande, à peine 1 mètre 50. Ses longs cheveux frisés étaient toujours savamment attachés en chignon ou autrement. Elle avait de la classe dans son attitude et ses manières, mais aussi simplement dans sa façon d’être.

Il fut un temps où ils étaient amants. Pendant trois ans, ils avaient même partagé un appartement, avaient été un couple en amour, du moins c’est la lecture qu’en faisait Guillaume. Jusqu’au jour où Élisabeth avait fait ses valises et l’avait quitté, exaspérée « de son manque d’empathie et de son égoïsme chronique ». Ce sont précisément les deux reproches clairement exprimés par Élisabeth lors de son départ.

C’est la rencontre avec Élisabeth qui avait donné l’opportunité à Guillaume d’acheter cette entreprise paysagiste qui faisait son bonheur. Élisabeth travaillait dans cette boîte depuis déjà quelques années quand ils s’étaient rencontrés.

Les anciens propriétaires quittaient le Québec et Élisabeth l’avait su quelques semaines avant que le tout devienne public, ce qui avait positivement avantagé Guillaume dans les négociations. Il avait remporté le gros lot et depuis, l’Oeil vert lui appartenait.

Et comme Élisabeth et lui s’étaient laissés en bons termes, il avait fait le pari de garder son ex comme employée, et il ne l’avait jamais regretté. Élisabeth savait garder sa place, comprenait qu’il était le propriétaire et exécutait ce qu’elle avait à faire avec brio, sans trop se mêler de ce qui ne la regardait pas.

De plus, elle était très compétente, appréciée de tous, ce qui le servait et lui permettait de ne pas regretter sa décision. Aucun conflit, jusqu’à maintenant, n’avait assombri leur situation à l’un comme à l’autre. Et Élisabeth était un beau brin de femme, ce qui ne nuisait à rien pour Guillaume.

Élisabeth était chargée de projets et une conseillère avisée sur les contrats relatifs aux entreprises. Considérant qu’Émile était responsable de l’administration des projets et des relations avec les employés, elle avait peu d’occasions de rencontrer Guillaume, si ce n’est lors de la rencontre hebdomadaire.

Quant au rôle de Guillaume, sa principale responsabilité consistait à trouver les contrats, les négocier et les administrer avec le comptable et finalement, superviser l’ensemble de la boîte. Ils formaient un trio efficace et payant.

C’est pourquoi il en avait fait ses partenaires. La compagnie avait le vent dans les voiles, le trio était tourné vers une même vision d’avenir. Ils détenaient la recette du succès.

Ce matin, son intervention concernant Dion était plutôt inhabituelle, ce n’était pas de son ressort de se mêler de la gérance du personnel.

— Guillaume veut que je vire Dion !

— Pardon ? Mais pourquoi ?

— Parce qu’il est improductif, voilà tout ! Parce qu’il perd son temps et qu’il représente une mauvaise graine au sein de nos employés.

— Guillaume, tu sais bien que c’est faux, lance Élisabeth de sa voix calme habituelle. Il est très intelligent, très efficace et surtout, il est super original dans sa conception.

D’ailleurs, comme j’en ai déjà parlé avec Émile, alors que toi tu veux le congédier, je pensais plutôt lui offrir un poste de responsable de chantiers. J’ai besoin d’un troisième responsable, nos deux équipes n’y arriveront pas cette année.

— Pas question, je ne veux plus le voir ici, c’est réglé !

— Attends Boss, t’es pas sérieux là ? C’est lui qui a eu les meilleures idées l’été dernier sur le chantier des Remparts. Élisabeth, dis-lui.

— Émile a parfaitement raison, Guillaume. Je suis entièrement d’accord avec lui, ce gars est très original et créatif. On en a besoin ! On lui doit le succès du projet de la rue Bouvier, de celui de la Place La Cité et celui des Remparts.

C’est lui qui les a menés à terme l’an dernier, et sans surplus de salaire ! Les problèmes qu’on avait eus au projet des Remparts, c’est lui qui en a trouvé la solution. C’est pas rien ! Tous ces projets de l’an dernier, ça représente 60% de notre chiffre d’affaires, penses-y comme il faut.

— Boss ! C’est toi qui es improductif là !

— Guillaume, plutôt que de l’écarter, au contraire fais comme je te dis, donne-lui plus de responsabilités, nomme-le responsable de chantiers, tu canaliseras son « m’as-tu-vu ? » Et tu l’auras moins sous les yeux puisqu’il sera à l’extérieur, sur les chantiers. Guillaume, écoute-moi. Quand t’ai-je donné un mauvais conseil ?

— Ah ! fais chier tous les deux… OK, je lui donne une dernière chance, et c’est vraiment la dernière, vous avez compris ? Et Émile, j’veux que tu lui passes un moyen savon et je ne veux plus le voir trainer et faire le coq pendant les heures de travail, sinon, c’est moi-même qui le virerai ! OK, foutez le camp maintenant !

Émile, satisfait, laisse apparaître un petit sourire de satisfaction et quitte le bureau expressément, avant que Guillaume ne change d’idée. Élisabeth, se lève tranquillement, termine sa dernière gorgée de café et se dirigeant vers la porte, lentement, lance nonchalamment à Guillaume :

— Mais qu’est-ce qu’il a bien pu te faire ou te dire pour que tu le détestes autant ? Je pense qu’il t’indispose autant parce que c’est une « petite vedette », vive, intelligente, mais macho, tout comme toi. Deux coqs à l’Oeil vert, c’est trop pour toi ?

Tout comme Émile, la jeune femme quitte rapidement le bureau de Guillaume avec un petit sourire aux lèvres, mais pas pour les mêmes raisons. Et c’est ce qui rend Guillaume vraiment exaspéré.

 

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L’Ile d’Orléans

L’Ile d’Orléans

 

Les Soirées Canadiennes sont des histoires captivantes qu’on ne rencontre pas ailleurs.

Vous aimerez revivre de ces époques parfois bien lointaines, mais vécues par nos compatriotes.

Vous apprendrez, entre autres, comment se protéger des feux-follets.

L’Ile d’Orléans a joué un rôle important dans notre histoire, à vous de le découvrir !

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Un extrait :

L’arrivée

Pendant que je me livrais à toutes ces réflexions, le bateau touchait au quai.

Il était alors, une heure et demie. De sorte que ce fut après une demi-heure environ de la plus heureuse des navigations possibles que le débarquement eut lieu. Quel débarquement prosaïque !

Pas de vigie pour nous annoncer d’avance que nous allions toucher au terme de notre course. Pas une seule bouche, chargée de faire entendre à nos oreilles ce mot magique : « Terre ! Terre ! » mot trois fois béni qui caresse si délicieusement l’oreille de tout navigateur.

Parmi cette foule de voyageurs qui encombraient le bateau, pas un seul individu n’eut l’air de se rappeler qu’il allait fouler le sol privilégié de l’Ile de Bacchus, de vénérable mémoire.

Pas un, non plus, qui fit mine seulement de craindre l’apparition soudaine d’un de ces redoutables loups-garous ou feux-follets traditionnels, dont la patrie de ces fiers insulaires a été de temps immémorial, la terre de prédilection.

Au sortir du bateau, ma première visite fut pour les ruines de l’ancien fort des Hurons. Ces ruines furent découvertes en 1856, par M. N. H. Bowen, à une petite distance seulement du quai.

C’est un mur de cinq pieds d’épaisseur, recouvert, lorsqu’on fit les excavations, d’un pied de terre, où poussaient à l’envi les unes des autres, les ronces et les jeunes érables.

Ainsi que je l’ai déjà mentionné en passant, ce fut en l’an 1651 qu’un assez fort parti de Hurons vint se réfugier à l’Anse-du-Fort. Ce parti était composé de cinq à six cents personnes environ.

Aidés de leurs missionnaires, ils se mirent à défricher la terre et à cultiver. Pendant la première année néanmoins, ils vécurent de la charité et des aumônes des Français, auxquels ils témoignèrent toujours la plus vive reconnaissance et l’attachement le plus sincère.

L’année 1652 fut encore pour ces infortunés une année de tristesse et de deuil. Six hommes de leur bourgade avec trois enfants se rendaient dans un grand canot a Tadoussac, où ils allaient vendre leur farine de blé-d’Inde aux Montagnais. Une tempête les surprit dans le fleuve, et engloutit la frêle embarcation avec ses neuf passagers.

En 1653, il y eut une grande assemblée de Sauvages au bout de l’Ile. Une des cinq nations iroquoises, celle des Onnontagués, — se sentant d’humeur à faire la paix, envoya à cet effet une députation aux Hurons de l’Anse-du-Fort.

Le Gouverneur, M. de Lauzon assista officiellement à cette réunion. Il y eut de part et d’autre des discours et des promesses. Le traité fut scellé par l’échange de présents, et le tout se termina par des fêtes et des réjouissances.

Outre le fort dont je viens de parler, et outre les wigwams hurons, le voyageur, à cette époque, aurait pu voir encore s’élançant du milieu des sapins et des érables qui recouvraient la plage, le clocher d’une petite chapelle construite avec les économies des Français, et avec des peines infinies, pour le service de ces pauvres sauvages.

Rien ne saurait égaler la piété toute primitive de ces fidèles chrétiens ainsi que la vivacité de leur foi. À diverses reprises durant le jour, la cloche faisait entendre ses joyeuses volées au milieu des airs, et conviait les fidèles à l’église.

On y récitait des prières publiques. Puis, un choeur de jeunes huronnes chantaient en leur langue, des cantiques composés par leurs dévoués missionnaires.

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Corriger des textes

clavier de Mac

L’amour des lettres

Malgré ma carrière scientifique, cet amour des lettres me vient de mes 3 années de cours classique : Éléments, Syntaxe et Méthode, c’est-à-dire Secondaire 1, 2 et 3. Un peu délinquante, j’ai dû reprendre ma 10e année (la 7e année existait à l’époque). Mais cette fois-ci, dans une école secondaire normale, avec le côté scientifique.

Corriger des textes

Je ne sais pas si vous le savez, mais corriger des textes peut être une tâche assez longue et assez perplexe parfois. Il faut aimer cela, c’est sûr !

Et même pour ces articles de blog, je dois le faire également. Parce que, quand on écrit, on ne fait pas attention aux fautes, les auteurs vous le diront aussi.

Pour un nouvel ebook

La correction du texte, plus longue à réaliser pour une première publication, comporte beaucoup de points à vérifier. Le fait qu’un auteur utilise un logiciel de correction (merci à Normand Jubinville) facilite grandement la tâche. Il en reste alors beaucoup moins à corriger. Mais, j’en trouve encore, eh oui…

Aussi, si on parle du nombre de pages, cela devient proportionnel, bien sûr. Je publie parfois des livres qui contiennent jusqu’à 400 pages.

Même si l’auteur l’a probablement fait, je dois vérifier plusieurs points : Est-ce cohérent d’un bout à l’autre ? Y a-t-il un personnage qui ne porte plus le même nom d’un bout à l’autre ? Y a-t-il des noms de chapitres ? Sont-ils attrayants ? Les chapitres ont-ils sensiblement le même nombre de pages ? Reste-t-il des phrases mal construites ? Reste-t-il des fautes d’orthographe ?

Les verbes font partie des erreurs les plus communes. Leur accord surtout, puis  l’emploi abusif des verbes être et avoir. À éviter, soit dit en passant.

L’orthographe, on la voit ! J’allais écrire : L’orthographe, c’est visuel ! Alors, plus on lit et plus on peut détecter les erreurs. Je m’en viens pas pire ! 🙂

Ma dernière lecture

Et puis, vient ma dernière lecture, je l’appelle celle du mot à mot. Je re-vérifie tout ! La ponctuation, je raccourcis parfois les phrases et j’aère les paragraphes.

Je crée ensuite un sommaire, une page couverture, un texte de description.

Puis, après lui avoir attribué son numéro ISBN, je le publie, le plus souvent après 4 ou 5 lectures.

Une fois publié, je lui crée une page sur mon site livresenligne.ca, et un article sur ce blog plein-de-livres.com.

Les livres du domaine public

Si je trouve de ces livres déjà numérisés, c’est parfois plus long. Je dois d’abord faire les recherches pour m’assurer que ce livre appartienne bien au domaine public. Voir la page : Comme éditeur. Et je garde le résultat de mes recherches, car, assez fréquemment, Amazon me demande ces preuves.

Et vous allez me demander : Pourquoi faire des livres qu’on peut parfois trouver gratuitement ? D’abord, les gens préfèrent les lire sur des tablettes ou des téléphones, dans un logiciel de ebooks, au lieu de leur ordinateur. Et c’est surtout parce qu’ils ne sont pas attrayants, c’est-à-dire compacts, bourrés d’erreur, et que personne n’a la patience de les lire (à part moi) 🙂.

Ma tâche consiste donc à les rendre faciles à lire et sans erreur, ce qui les rend justement plus attrayants.

Même si je trouve encore des fautes d’orthographe, les principales corrections se trouvent surtout au niveau du formatage. Par exemple, si chaque ligne du texte est trop courte, je dois ramener chacune des lignes suivantes à la hauteur de la ligne précédente.

Je fais cela tard le soir, sans vraiment regarder l’histoire, juste les mots pour les décoller du précédent, si nécessaire. (Alors, je peux écouter un film en même temps. J’ai bien dit écouter et pas regarder.)

Ces anciens textes sont intéressants pour la plupart (sinon je ne les publie pas). Mais je trouve très agaçant de retrouver des points virgules (;) et des deux points (:) à chaque phrase. Je les remplace le plus souvent par un point et une majuscule au début de la phrase suivante.

Je remplace les Chapitre 1, 2 ou 3 ou les I, II et III par de vrais titres. Je crée une table des matières.

Je rajoute un espace entre chacun des paragraphes que j’ai pris la peine de couper. Un trop gros bloc de texte est plus difficile à lire.

De plus, je cherche et je rajoute au moins 10 images pour illustrer l’ebook. Ainsi, si je le vendais plus cher, plus de 2,99$, tous les droits d’auteur me reviendraient.

Livres numérisés

Si je possède un livre ancien que je veux publier en ebook, ici aussi, je fais la recherche. S’il n’est pas du domaine public, je dois faire d’autres recherches pour obtenir les droits d’auteur.

Ensuite, je le numérise pour obtenir un texte presque lisible. De là, le jeu de deviner chacun des mots !

Les erreurs les plus fréquentes, en plus des précédentes, sont les t qui sont remplacés par des l, ce qui fait : celle ou celte au lieu de cette.

Les e par des c, ce qui donne Elisc au lieu de Élise. Bien sûr, il faut aussi rajouter les accents sur les majuscules.

Les n pour des u, ce qui fait sou au lieu de son.

D’autres exemples ? des 1 au lieu d’un point d’exclamation (!), et le décoller du texte ;

rhabitalion au lieu de l’habitation ;

la plupart des apostrophes n’y sont pas : c est, il faut l’ajouter.

des 6 au lieu d’un point d’interrogation (?), etc.

Finalement, je retrouve une erreur à chaque mot… Je me demande parfois s’il ne vaudrait pas mieux tout retapé…

Dans les livres déjà numérisés dont j’ai parlés plus haut, une partie de ce fastidieux travail a déjà été fait.

Après avoir corrigé l’orthographe (et oui, il en existe encore) et la typographie, je dois aussi faire une dernière lecture de correction mot à mot. Et là, je compare avec le texte écrit pour m’assurer de la conformité.

Maison d’édition

Une maison d’édition papier a des correcteurs qui ne font que cela dans l’entreprise. Ils ont aussi des typographes qui ne font que cela aussi. Des créateurs de couvertures, des imprimeurs, des distributeurs, etc.

Voilà pourquoi c’est long et dispendieux de produire un livre-papier. Environ 6,000$ en France que l’auteur doit payer. Au Canada, les subventions gouvernementales payent les éditeurs.

Heureusement qu’il existe Lulu ou Create Space…

Mais, avez-vous une idée du travail que cela pouvait représenter avant l’avènement des ordinateurs ?

Bon, revenons à notre sujet :

Un auteur pourrait faire corriger son manuscrit sur elance ou freelance, ça ne coûte pas très cher.

Moi, je fais tout par moi-même, et je ne le charge pas à mes auteurs. C’est ma façon de les remercier d’avoir créer de si beaux textes.

Un jeu

C’est un jeu pour moi ! Genre casse-tête ou lettres. Vous aimez les jeux ? Moi aussi ! Mais je les rends rentables. On appelle cela un revenu passif.

J’ajoute ici que, lorsque je commence un livre, il m’est pratiquement impossible de le lâcher pour faire autre chose. Il me passionne, et j’ai trop hâte de le voir terminer. Ainsi, je me discipline à écrire un article de blog dès qu’un livre est terminé, avant d’entreprendre le suivant.

Avec ces nombreuses lectures d’un même livre, je connais parfaitement chacun de ceux que j’ai publié.

Pas besoin de rajouter que je le fais parce que j’aime cela… Ça me prend entre 15 et 40 heures pour un seul ebook. Heureusement que je ne compte pas mes heures.

L’auteur aussi n’a pas compté ses heures…

Lisez leur histoire, inscrivez-vous pour me dire où vous envoyer le ebook gratuit !

La fille du brigand

LaFilleDuBrigandFF

 

À Québec, à l’époque où il était très dangereux de sortir la nuit.

Une bande de brigands y faisaient la loi.

Mais cette jeune fille, si belle, si douce, si bien élevée, d’où venait-elle ?

Que faisait son père dans la vie ?

Elle ne le savait pas le jour où son coeur s’est emporté.

Suivez ces personnages, tellement différents de par nature. Vous serez captivés ! Un aperçu

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