Le SERPENT

Le SERPENT Celui qui se venge

 

La femme de Kean Butler disparaît un matin sans que personne ne sache ce qui lui est advenu.

Kean et son coéquipier cherchent dans les dossiers des criminels lequel d’entre eux serait susceptible de faire une pareille chose. Les quelques messages SMS reçus, ne mettent pas les policiers sur la bonne voie, ni même sur aucune voie.

Elwin, enfermée dans une cave, sous-alimentée, se bat pour survivre. Elle espère que son mari la trouvera vivante. Elle ne cesse de penser à Xavier, son fils adoptif si fragile. Clouée sur son grabat, un poignet attaché, elle ne peut rien faire d’autre que d’attendre que l’on vienne la délivrer.

Une semaine plus tard, on amena Cynthia, une policière, et on l’attacha dans cette même cave.

Qui sont ceux qui l’ont enlevée ? Que désirent-ils ? Quelle vengeance désirent-ils assouvir ?

C’est ce que Kean et ses amis policiers tentent de découvrir.

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LA DISPARITION

Kean, occupé à une réunion qui n’en finissait plus à la fin de la journée, avait, à la demande du chef, éteint son cellulaire à l’instar des autres. Tous les policiers du centre opérationnel convoqués à cette assemblée exceptionnelle écoutaient attentivement les paroles du directeur de la police.

Il leur présenta le nouvel inspecteur, (celui qui devait remplacer Gary Cournoyer) qui se nommait Hervey Desbois. Il avait été recruté d’un poste de Québec. Puisque ses jumelles s’étaient inscrites à l’Université de Montréal, il avait pris la décision de les suivre.

Un poste venait de s’ouvrir et il fut accueilli à bras ouverts au centre opérationnel de la rue Guy. Un homme qui avait fait ses preuves dans le passé. Âgé de 43 ans, son cursus démontrait un homme honnête et qualifié en qui l’on pouvait faire confiance. C’est avec joie qu’il fut accueilli par le personnel.

Jerry Painchaud, maintenant promu, sergent-détective, quittait son rang de simple policier pour se joindre à l’équipe de Kean. Les deux nouveaux promus furent abondamment applaudis, puisque chacun des deux hommes y allèrent de leur discours.

C’est seulement à dix-huit heures que cette réunion prit fin au grand soulagement de tous. Rapidement, ils se dispersèrent affamés et trop heureux de rentrer chez eux.

C’est alors que Kean alluma son portable pour se rendre compte que cinq appels venaient d’entrer. Tous émanant de la même personne : Xavier. En larmes, il implorait son père de venir le chercher.

— Papa, viens me chercher, je t’en prie, je suis tout seul et j’ai faim.

Inquiet et bouleversé, Kean appuya sur les touches. Une petite voix malheureuse répondit.

— Papa, c’est toi ?

— Oui mon garçon, où es-tu ?

— Je suis à l’école, dehors, et j’attends maman mais elle ne vient pas me chercher.

— J’arrive, mon petit. Et tu attends depuis tout ce temps ?

— Oui, papa et j’ai faim !

Kean raccrocha et fit le numéro d’Elwin. Seul son répondeur s’enclencha.

— Goddamn ! se dit Kean, qu’est-ce qui a pu la retenir ?

Il pressa la pédale d’accélération en songeant à son garçon qui attendait depuis des heures que quelqu’un vienne le prendre. Son cœur battait à tout rompre en imaginant son petit bonhomme inquiet, pleurant seul à l’extérieur de son école.

Sa colère contre les autorités scolaires ne faisait que s’amplifier à mesure qu’il s’approchait. Bouleversé, il se disait :

Comment ont-ils pu le laisser seul dehors pendant toutes ces heures ? Ils ne s’en sont pas occupés le moins du monde. Ils vont m’entendre comme jamais ils ne l’ont fait.

Une fois dans la rue qui menait à l’école pré-maternelle, Kean s’arrêta brusquement et sortit de sa voiture sans même se donner la peine de refermer la portière. Il cria :

— Xavier ! C’est papa, viens mon petit.

L’enfant se précipita vers lui le visage brouillé, sali de larmes essuyées par ses petites mains sales.

Kean le prit dans ses bras et le serra fort contre lui.

— Papa est là maintenant, tu n’as plus à avoir peur. Allons, je suis là, mon petit gars.

Xavier serrait le cou de Kean de toutes ses forces tout en sanglotant.

— Maman Elwin n’est pas venue. Un homme m’a demandé de monter avec lui, il m’a dit qu’il me reconduirait chez moi mais je n’ai pas voulu. Tu m’avais demandé de ne pas le faire.

— Et cet homme, il a insisté ? Il t’a promis quelque chose ?

— Non, il a juste dit qu’il pouvait me ramener chez moi si je le voulais.

— Je lui ai dit que j’attendais ma mère alors il est parti en me disant au revoir.

— C’est bon, monte maintenant, nous allons à la maison pour retrouver maman.

— Elle n’est pas là. J’ai essayé de l’appeler. Jamais elle ne m’a répondu.

Terriblement inquiet, Kean se frotta la tête de sa main gauche pendant que Xavier se calmait en sa rassurante présence.

— Papa, j’ai faim.

— Nous mangerons à la maison, nous y serons dans quelques minutes.

En entrant dans la cour, il vit la voiture d’Elwin garée à sa place habituelle. Il pensa immédiatement à un accident ou à un malaise. Youston, en les attendant arriver, se mit à aboyer désespérément. Ce qui inquiéta Kean d’avantage.

Dès qu’il ouvrit la porte à l’aide de sa clef, son cœur se mit à battre de peur. Le chien se précipita dehors et leva la patte pour uriner pendant un long moment.

Kean comprit que le chien n’était pas sorti de toute la journée, il se pencha vers Xavier qui montait les quelques marches et lui demanda de rester dehors en compagnie de Youston qui se soulageait visiblement après une telle attente.

— Attends qu’il ait fait son caca avant de le rentrer.

— Mais, papa, j’ai faim !

— Ce ne sera pas long, reste un petit peu avec lui, tu veux bien ?

— Oui, papa, répondit-il en boudant.

Kean entra la peur au ventre. Si Elwin se trouvait en mauvaise posture, il ne voulait surtout pas que Xavier la voit. Il scruta le salon, inquiet de retrouver sa femme gisant par terre, soit malade soit blessée.

Il fit un tour rapide du rez-de-chaussée mais ne vit rien. Prestement, il monta à l’étage et ouvrit rapidement les portes mais tout était en place. Pas d’Elwin. Rien n’était déplacé. C’est en redescendant qu’il vit sur la table du salon, le portable d’Elwin.

Goddamn ! Où est-elle ? Que lui est-il arrivé ? Et pourquoi la porte était-elle verrouillée ?

Au même moment Xavier entra en réclamant un sac de plastique pour le caca du chien.

— Tu sais où maman les mets, va en prendre un.

Cuicui cognait contre sa cage et réclamait qu’on lui ouvre la porte. Il n’avait plus d’eau ni de graines. Énervé par l’absence de sa femme, par Xavier qui avait faim et par Cuicui qui réclamait sa pitance, il prit le téléphone et composa le numéro de Max. C’est Martine qui répondit.

— Martine, c’est Kean. Est-ce que ma femme est chez vous ?

— Heu… non, je ne l’ai pas vue, qu’est-ce qui se passe ?

— Attends une seconde… Xavier donne de l’eau et des graines à Cuicui. Je vais te préparer une tartine au beurre de cacahouète entretemps.

Pendant ce bref moment, Martine patientait.

— Kean, qu’est-ce qui ce passe ? demanda Martine inquiète.

— Elwin a disparu. J’ignore où elle se trouve. Elle n’est pas allée chercher Xavier à l’école. Le pauvre enfant a attendu des heures avant qu’il puisse me contacter. Mon portable éteint depuis deux heures, Xavier n’a pu me rejoindre.

— Seigneur, et il n’avait pas mon numéro ! J’arrive, Kean. Je vais te donner un coup de main avec Xavier.

 

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