Le défricheur Jean Rivard

Le défricheur Jean Rivard

Qu’est-ce qui décide un jeune homme à choisir le métier de défricheur plutôt que celui d’avocat ?

Quelles sont les privations et les richesses dans ces deux choix de carrière ?

Voyez la façon dont Jean Rivard s’y est pris.

Sera-t-il indépendant un jour ? À vous de le découvrir…

Sur Amazon

Un extrait :

Jean Rivard propriétaire

Jean Rivard partit de Grandpré, traversa le Saint-Laurent en canot et s’aventura ensuite dans les terres. Le lendemain de son départ, il s’arrêta dans un village dont les maisons presque toutes nouvellement construites et blanchies à la chaux offraient un certain air d’aisance et de gaieté.

Une petite église surmontée d’un clocher s’élevait au milieu. Heureusement pour Jean Rivard ce village était presque entièrement peuplé de Canadiens. Il alla frapper de suite à la porte de la maison de M. Lacasse, magistrat de l’endroit, qu’il connaissait déjà de réputation.

M. Lacasse était en même temps cultivateur et commerçant. Il n’avait reçu que peu d’instruction dans sa jeunesse, mais il possédait un grand fond de bon sens et des sentiments honorables qui le faisaient estimer de tous ceux qui l’approchaient.

Jean Rivard prit la liberté de se présenter à lui, et après lui avoir décliné son nom, lui fit part en quelques mots du but de son voyage.

M. Lacasse l’écouta attentivement, tout en le considérant avec des yeux scrutateurs, puis s’adressant à lui :

— Jeune homme, dit-il, avant de vous dire ce que je pense de votre démarche, permettez-moi de vous faire deux ou trois questions : quel âge avez-vous ?

— J’ai dix-neuf ans.

— Vous ne me paraissez guère habitué au travail. Avez-vous bonne santé ? Êtes-vous fort et vigoureux ?

— Je jouis d’une excellente santé, et si je ne suis pas encore habitué au travail, j’espère le devenir un jour.

— C’est bien, mais encore une question, s’il vous plait : Êtes-vous persévérant ? s’il vous survenait des obstacles, des revers, des accidents, seriez-vous homme à vous décourager ? Cette question est de la plus grande importance.

— Monsieur, depuis le jour où j’ai quitté le collège, j’ai toujours eu présente à l’esprit une maxime que nous répétait souvent notre excellent directeur : avec le travail on vient à bout de tout, ou comme il nous disait en latin : labor omnia vincit.

J’ai pris ces trois derniers mots pour devise, car je comprends que le sens qu’ils présentent doit être d’une application plus fréquente dans la vie du défricheur que dans aucun autre état.

— C’est bien, c’est bien, mon jeune ami. Je ne suis pas fort sur le latin, mais je vois avec plaisir que vous connaissez le rôle que vous aurez à jouer. Vous parlez comme un brave et je suis heureux d’avoir fait votre connaissance.

Maintenant, mon ami, la première chose que vous avez à faire, c’est de choisir un bon lopin de terre, un lot dont la situation et la fertilité vous promettent une ample rémunération de vos labeurs. Car il n’est pas de spectacle plus désolant que celui d’un homme intelligent et courageux qui épuise sa vigueur sur un sol ingrat.

Sur Amazon

Les eBooks

Les Vidéos

Bienvenue sur https://ecolo-luca.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *