LES GUÊPES

LES GUÊPES Roman policier

 

Une intrigue policière comme vous les aimez. Cette histoire vous conduira où vous ne vous y attendiez pas. Attaquer par des guêpes ? Quelle sorte de guêpe peut tuer un homme ?

De plus, l’auteur a eu le courage de le publier au fur et à mesure de son écriture sur ce site, mais le voici complété et bien captivant, à vous d’en juger…

Vous pouvez aussi retrouver Normand Jubinville, l’auteur de Fausses Pistes, La Femme secrète, Chamane Sanglant et bien d’autres, sur www.livresenligne.ca

 

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7. Des guêpes partout !

— Comme je vous l’ai expliqué, commença Pierre Brault, nous étions sur la terrasse pour célébrer le retour de la sœur de ma conjointe. J’ai pris quelques photographies pour immortaliser l’évènement, dont une juste avant de voir le sac de plastique rouler dans le restaurant.

Pierre sortit son smart phone et montra l’image à l’inspecteur. Elle présentait les visages souriants de deux jeunes femmes.

— Si j’agrandis l’image et que l’on regarde entre les deux personnes, on peut apercevoir le phare avant d’une motocyclette en arrière-plan, du moins il me semble. Il faisait nuit, la photo est sombre et floue, mais j’ai l’impression que le passager tient un sac blanc et qu’il le lance par-dessus sa tête. Voyez-vous la même chose ?

Boileau ajusta ses lunettes et s’approcha de l’écran. Aussitôt, il décrocha le téléphone et composa.

— Mademoiselle Fontaine, pouvez-vous venir à mon bureau ?

— (…)

— Oui maintenant.

— (…)

— Merci, dit-il en raccrochant le combiné.

Julie Fontaine se présenta quelques secondes plus tard. Boileau lui montra la photographie.

— Peut-on l’améliorer afin de discerner l’arrière-plan ?

— On peut toujours essayer, confirma-t-elle. Si monsieur veut bien venir avec moi, je vais transférer une copie du fichier sur mon ordinateur, avec votre permission, bien sûr.

L’homme accepta d’un signe de tête et suivit Julie.

— Merci Monsieur Brault, lui dit Boileau. Vous nous avez peut-être apporté une pièce significative de ce puzzle.

L’enquêteur Steve se présenta dans l’embrasure de la porte.

— Est-ce que je peux vous déranger ?

— Entrez. Qu’y a-t-il de neuf dans le dossier ?

— Malheureusement rien. Nous avons visité une trentaine de maisons, mais n’avons rien trouvé. Par contre, à plusieurs reprises personne ne répondait à la porte. Les occupants étaient absents, probablement au travail.

— Il est aussi possible que notre suspect demeure dans l’une de ces habitations et, dans ce cas, il ne se montrera pas.

— Nous devrons donc procéder par élimination. Alors, j’ai besoin de votre autorisation pour effectuer des heures supplémentaires afin de compléter notre enquête ce soir.

Je vais encore défoncer mon budget ! se dit Boileau.

— C’est bon. Fais ce qu’il faut.

— Merci Monsieur l’Inspecteur. J’ai autre chose à vous communiquer.

Boileau adopta une posture d’écoute, Steve continua :

— Les patrouilleurs routiers m’ont signalé qu’il s’est produit un accident sur l’autoroute, en direction de Montréal. Selon le premier constat, une dame a soudainement changé de voie et frappé un autre véhicule qui allait la dépasser. Les deux se sont retrouvés dans le fossé. Il n’y a pas de blessures graves, seulement des ecchymoses. La conductrice affirme qu’elle a perdu le contrôle de son automobile en tentant de chasser une guêpe ou une abeille s’étant introduite dans l’habitacle.

— Ça ressemble à un simple accident de la circulation. En quoi sommes-nous concernés ? objecta Boileau.

— Je vous rappelle que nous avons demandé à être informés de tout incident impliquant des abeilles ou des guêpes.

— Tu as raison, avoua Boileau. J’espère seulement que nous ne serons pas débordés par des rapports sans liens avec notre mandat et nos dossiers.

L’inspecteur s’affaira à noircir quelques formulaires tout en essayant de ne plus penser à ses enquêtes. Il appelait ça « recharger ses neurones ». Ayant terminé sa journée, il décida de prendre un apéritif quelque part avant de rentrer. Machinalement, il se dirigea vers le resto-bar « Le Papillon ».

Ce n’est peut-être pas la meilleure façon de relaxer, pensa-t-il, se moquant de lui-même.

En s’approchant, il nota que les paniers de fleurs décorant la terrasse avaient disparu. En prenant une table, il remarqua un avis inscrit sur un tableau noir :

« Attention aux guêpes !
Couvrez vos verres. »

Décidément, le patron devient paranoïaque, mais c’est compréhensible après ce qui est arrivé…

Un vieux monsieur très digne s’occupait du service. Boileau commanda une bière qu’on lui servit avec deux sous-verres en carton, l’un en dessous et l’autre par-dessus.

— C’est une façon originale de présenter les consommations, commenta Boileau.

— Les guêpes adorent la bière, rétorqua le serveur. Elles viennent se noyer dans les verres. Si vous en avalez une par mégarde et qu’elle vous pique dans la gorge, ce peut être très dangereux.

— Je comprends. C’est juste qu’on ne voyait pas ça avant.

— C’est vrai, avoua le serveur, mais il y a davantage de guêpes cette année. Il vaut mieux se méfier.

Boileau entreprit de déguster son breuvage à petites gorgées, tout en replaçant minutieusement le couvercle de carton. Regardant autour de lui, il constata que les autres clients attablés à la terrasse suivaient aussi la consigne de sécurité. Par contre, il ne vit aucun insecte ailé.

J’entends beaucoup parler de guêpes ces jours-ci. Y a-t-il vraiment un plus grand nombre de ces bestioles dans la nature ?

Il se souvint à ce moment que l’entomologiste retraité, rencontré à l’hôpital, lui avait offert de répondre à ses questions, le cas échéant. Il consulta son carnet et composa le numéro de Victor Beauregard.

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La femme secrète 2 Danger ! Pirates

LaFemmeSecrete2FF

 

Une journaliste apprend que son père, qu’on croyait victime d’un naufrage, a été en réalité assassiné par des pirates.
Ce groupe criminel faisant toujours des ravages au large de l’Afrique de l’Ouest, elle décide de filmer leur prochain méfait et de les dénoncer.
Elle mettra sa vie en danger, mais réussira-t-elle ?
Voyez comment. Cela vous surprendra…

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Voici un extrait :

10. Un drone à la mer !

Lorsque Joseph Ouattara, le chef du commando pirate, lança la console de contrôle à la mer, le contact avec le drone fut évidemment rompu. Dans le cas d’une panne de communication, le logiciel de l’appareil volant le dirigeait immédiatement vers le dernier endroit où la réception était bonne. Il revint donc sur sa trajectoire tout en filmant le pétrolier en flamme qui sombrait rapidement.

En cas d’échec, la procédure d’urgence numéro deux consistait à se rendre à toute vitesse à son point de décollage. Il fonça vers la pirogue. Comme celle-ci avait dérivé depuis son envol, il ne revint pas exactement au-dessus de l’embarcation et les pirates ne le détectèrent pas. Par contre, la caméra enregistra l’image de la pirogue embrasée et de la vedette s’éloignant rapidement.

Il resta stationnaire quelques secondes en essayant tour à tour les cinq canaux permettant de capter le signal radio de la console. Devant un résultat négatif, la procédure d’urgence numéro trois devait être exécutée. Celle-ci consistait à revenir à la position définie comme le « Home base » de l’appareil.

Il calcula la distance à parcourir, il était à plus de vingt kilomètres de son objectif. Ce qu’il restait d’énergie dans ses batteries ne lui permettait pas de l’atteindre, mais il n’avait pas d’autre choix. Il suivit simplement ses instructions.

Par contre, il coupa toutes les fonctions non essentielles au vol, adopta une vitesse de croisière optimale et diminua graduellement son altitude en prévision d’un atterrissage d’urgence. Quelques minutes plus tard, à bout d’énergie, il se posa gracieusement à la surface de l’eau. Il lui restait environ huit kilomètres à parcourir.

Son revêtement supérieur étant composé de cellules photovoltaïques, il pouvait recharger lentement ses batteries, mais il devait atteindre 15 % de charge avant de s’envoler de nouveau. Malgré l’ensoleillement généreux, il ne put reprendre l’air qu’au bout de 90 minutes.

Entretemps, le vent et les courants marins l’avaient déporté vers le sud, l’éloignant de son objectif. Il répéta cette séquence en boucle pendant plusieurs heures, se rapprochant de quelques kilomètres à chaque envol.

Vers dix-huit heures, des pêcheurs rentrant de leur journée de labeur virent passer ce drôle d’oiseau qui se posa sur les vagues non loin d’eux. Intrigués, ils dirigèrent leur pirogue vers lui et le cueillirent dans leur filet. Ils examinèrent l’objet et décidèrent de le rapporter chez eux, espérant pouvoir en obtenir un quelconque profit. Il fut calé au fond du vaisseau, une bâche le recouvrant.

— Venez voir ce que nous avons trouvé ! lancèrent-ils à la ronde, tandis qu’ils tiraient la pirogue sur le sable rocailleux.

Une petite troupe se rassembla autour de l’objet pour l’examiner. Le drone ressemblait à une soucoupe volante d’environ cinquante centimètres de diamètre par vingt d’épaisseur. Au repos, il rentrait ses quatre bras en repliant les pales de ses hélices.

Les pêcheurs racontèrent comment ils l’avaient vu se poser doucement sur l’eau. Plusieurs ne croyaient pas que cette chose pouvait voler et la discussion au sein du groupe de curieux s’envenimait, attirant l’attention d’un ancien. Le vieillard était très respecté, car il avait voyagé dans sa jeunesse alors qu’il était soldat. Il jeta un coup d’œil critique à l’objet, écouta la description de la capture et conclut :

— Malheureux ! Ce doit être une mine dormante. Elle risque de vous exploser à la figure d’un moment à l’autre !

Celui qui avait ramené cette menace au village se saisit rapidement du disque et le lança de toutes ses forces, à la façon olympique, vers une pointe rocheuse s’avançant dans la mer.

Ses capteurs signalant l’accélération et la chute, le drone déploya ses quatre hélices, s’immobilisa, atterrit doucement et rentra ses appendices. C’était une procédure d’urgence de base et prioritaire. Les villageois s’éloignèrent en désordre, convaincus que la bombe allait les pulvériser. Le vieillard apostropha le pêcheur.

— C’est toi, dans ton insouciance, qui nous a rapporté cette menace, c’est à toi à nous en débarrasser !

Tremblant de peur, l’homme saisit le disque et le lança encore vers les rochers. Le drone répéta sa séquence d’urgence et se posa à moins de cinq mètres de lui.

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