Le métier du PORTE-CHAÎNE

Le métier du PORTE-CHAÎNE

Une saga comme vous en verrez rarement…
Développer la colonie en y découvrant les us et coutumes des habitants de cette époque.
Guerre, Indiens, Noirs, Amours, Colonisation, voilà ce qui vous attend dans cette histoire si finement racontée.
Mais qu’est-ce qu’un Porte-Chaîne ?
À vous de le découvrir !

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En voici un extrait :

Sommaire

Introduction

Guerre terminée

Est-ce arrangé ?

Séjour à Satanstoë

On discute avant le départ

Se rendre d’abord à Albany

Traverser le territoire

La première fois

Arriver au domaine

L’édification

La nièce du Porte-Chaîne

Les sortir de la misère

Conclure les bails

Des milliers de pigeons

La terre est-elle ronde ?

Un moulin sur ses terres ?

Chez l’accapareur

Accusé d’être un homme de loi

Prisonnier dans la grange

Un essai raté

Toujours prisonniers

Le jugement

Comment s’échapper…

Une violente interruption

Tentative de réconciliation

Il respire encore

Plus d’un mourant

Promesse

Hommage au Porte-Chaîne

Nous parlions de vous

Conclusion

Est-ce arrangé ?

Heureux Lilacsbush ! heureux bosquet de lilas ! jamais je n’oublierai avec quelles délices j’errais dans ses grottes et au milieu de ses collines. Combien je me réjouissais de penser que j’étais le possesseur de toutes ces scènes de ma première enfance.

Ce fut dans l’été de 1784 que j’allai me jeter dans les bras de ma mère, après une séparation de près de deux années. Catherine riait et pleurait, et me pressait dans ses bras comme elle eût fait cinq ans plus tôt, bien qu’elle fût alors une ravissante jeune fille de dix-neuf ans.

La tante Marie me donna une poignée de main, un baiser sur le front, et me sourit affectueusement, à sa manière calme et paisible. La maison était sens dessus dessous.

Car Jaap rentrait avec moi, la laine de ses cheveux blanchie, et entouré d’une foule de petits Satanstoë (car tel était son nom de famille, quoique sa femme se fit appeler miss Lilacsbush). Enfants et petits-enfants, tous l’accueillirent avec des démonstrations de joie, et pendant vingt-quatre heures ce fut un tumulte à ne pas s’entendre.

Le lendemain je fis seller mon cheval pour me rendre au village de Satanstoë, et visiter ma grand’mère, que rien n’avait pu déterminer à abandonner les soins de sa maison pour venir habiter Lilacsbush.

Le général, c’est ainsi qu’on appelait mon père, ayant rendu sa visite quelques jours plus tôt, s’abstint de m’accompagner. Mais ma soeur y consentit avec joie. Elle montait parfaitement à cheval.

Jaap, qui avait acquis le privilège de faire à peu près ce qui lui convenait, ou qui ne faisait absolument rien lorsqu’il ne nous accompagnait pas en campagne, fut dépêché une heure avant notre départ vers madame Littlepage, ou sa vieille, vieille maîtresse, comme le drôle avait coutume d’appeler ma grand’mère, pour lui faire savoir que nous nous invitions à dîner chez elle.

Dans certains pays du globe, les habitants sont dégradés à ce point que les plus proches parents n’oseraient prendre une telle liberté. La fils n’oserait prendre sur la table une assiette sans la permission de son père. Dieu soit loué ! nous n’avons pas encore, en Amérique, atteint ce degré de civilisation.

Il n’y a pas chez nous de père, de grand-père ou d’aïeul qui n’accueille autrement son descendant qu’avec un sourire de bienvenue, qu’il vienne peu, souvent ou comme il voudra.

Vers les neuf heures d’une belle matinée du mois de mai, je m’élançai, en compagnie de Catherine Littlepage, tous deux à cheval, sur la vieille route de Kingbridge (du Pont du Roi). Cette dénomination, ainsi que celles de rois, reines et duchesses, subsiste toujours, comme des jalons pour servir à l’intelligence de notre histoire.

C’est ainsi que toutes choses de ce monde sont, par leur nature même, temporaires et périssables, ce que ne devraient jamais oublier ceux qui ont plus de hasards à courir dans les révolutions du globe.

Nous nous arrêtâmes à la porte de l’auberge de Kingsbridge pour souhaiter le bonjour à l’hôtesse, madame Light, qui en était propriétaire depuis un demi-siècle, et qui avait vu grandir deux générations de notre famille. Cette loquace ménagère avait ses qualités et ses défauts, mais l’âge lui avait donné une sorte de droit à notre sollicitude, et je ne pouvais passer sa porte sans m’y arrêter, ne fût-ce qu’un instant. Elle accourut en personne sur le seuil pour nous saluer.

— Je l’avais rêvé, monsieur Mordaunt ! s’écria-t-elle dès qu’elle m’aperçut. J’ai rêvé de votre retour il n’y a pas plus d’une semaine ! Il y aurait folie à le nier… les rêves disent quelquefois vrai !

— Qu’avez-vous donc rêvé cette fois, madame Light ? lui demandai-je, sachant bien qu’il fallait laisser courir sa langue pour être plus tôt débarrassé d’elle.

— À la dernière chute des feuilles je rêvai que le général était de retour, et il revint, en effet. Pourtant, vous le savez, monsieur Mordaunt, ou major Litilepage, comme ils disent que je dois vous appeler, les on dit se réduisent souvent à néant. Pourtant j’ai rêvé la semaine dernière que vous reviendriez certainement sous huit jours, et vous voilà de retour en chair et en os.

— Pour cette fois, le rêve ne vous a pas donné le démenti, ma bonne hôtesse.

— C’est égal. Il ne m’arrive pas souvent de croire aux rêves. Mais Jaap s’est arrêté ce matin ici pour faire rafraîchir son cheval, et j’ai prévu que mon rêve allait se réaliser. Et cela, sans échanger un seul mot avec le nègre.

— Cela m’étonne, madame Light, car vous aimez assez échanger quelques paroles avec vos hôtes.

— Jamais avec les noirs, major. C’est leur donner une licence dont ils sont toujours disposés à abuser. J’abhorre l’effronterie chez un nègre, c’est pourquoi je les tiens tous à distance. Que de choses nous avons vues se passer, major, depuis votre départ pour la guerre, et combien de changements ! Notre clergé ne prie plus pour les rois ni pour les reines, pas plus que s’ils étaient tous disparus de la terre.

— C’est vrai, mais actuellement nous prions pour le congrès.

— Je souhaite que tout cela tourne à bien ! Mais je vous dirai, major, que les officiers de Sa Majesté dépensaient plus largement et payaient en monnaie de meilleur aloi que les colons. Ils ont tous passé par chez moi. J’en ai vu des régiments, et je dois leur rendre cette justice en toute conscience.

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SATANSTOË

Fenimore Cooper sur Wikipedia

Satanstoë

Le premier de la série.

Ce livre illustré vous fera connaître la vie aventureuse de l’auteur à la découverte de New-York d’abord, puis de ses nouvelles terres non défrichées.

Il connaîtra la guerre avec les Anglais puis celle contre les Indiens.

À travers cela, vous découvrirez les différentes intrigues amoureuses.

Plein d’aventures !

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Voici un extrait :

Sommaire

Introduction
Visite à l’île de Manhattan
Remplacer M. Worden
Notre première visite à New-York
À la fête des noirs
Remercié
Dîner chez la belle
L’après-théâtre
Visite au domaine
Se diriger vers Albany
Accueillis à Albany
L’amusement en ville
M. le constable à la porte
Toujours à Albany
Trajet sur la rivière par doux temps
Où sont-elles ?
Se sauver du pire
La diseuse de bonne aventure
À propos de la sorcière
Traverser les bois
Trouver cette concession
Suivre l’Indien
Joindre l’armée pour se battre
Le voyage de retour
Des Hurons rôdent
Danger !
Combattre pour arriver au fort
Le feu et l’attaque
Deux prisonniers
La perte de notre ami
Conclusion
Des livres captivants

 

Introduction

Il est facile de prévoir que l’Amérique est destinée à subir de grands et rapides changements. Ceux qui appartiennent plus particulièrement à l’histoire, l’histoire se chargera sans doute de les enregistrer, et elle apportera sans doute dans sa tâche la véracité douteuse et les préjugés qui influent trop souvent sur ses travaux.

Mais il y a peu d’espoir que l’on conserve parmi nous des documents sur la société américaine, sous ses aspects les plus usuels. Nous n’avons rien de ce qui contribue d’ordinaire à perpétuer le souvenir des moeurs.

Point de théâtre national, point de littérature légère, point de mémoires qui racontent une existence circonscrite dans ses propres limites. Comment donc transmettre à 1a prochaine génération les idées et les habitudes distinctives de la nôtre ?

À la vérité, on aura traditionnellement les principaux traits de la société coloniale. Mais si vingt années se passent comme les précédentes, à remplacer les descendants de nos pères par une race entièrement nouvelle, il est probable que les traditions elles-mêmes se perdront au milieu de la foule tumultueuse des étrangers.

En ces circonstances, j’ai donc pris la résolution de tenter un effort, trop faible peut-être, pour conserver les traces de la vie intime de New-York. Et j’ai engagé mes amis de New-Jersey et des contrées plus méridionales à m’imiter en ce qui concerne leur pays.

Je ne saurais dire s’ils accéderont à ma requête. Mais afin que le fruit de mes impressions personnelles ne soit point perdu faute de soins, j’ai, par un codicille de mon testament, enjoint solennellement à mes héritiers d’avoir à continuer mon récit, et de m’imiter, en confiant au papier le résultat de leur expérience.

Cette recommandation s’étend jusqu’à mon petit-fils, si jamais j’en ai un. Peut-être, à la fin de sa carrière, commencera-t-on à publier en Amérique des livres américains, et le produit de nos travaux, poursuivis pendant trois générations, peut ne pas être jugé indigne de voir le jour.

Peut-être trouvera-t-on ce que je vais écrire trop intime, trop exclusivement relatif à des affaires privées, pour captiver l’attention du public. Mais il faut se rappeler que les plus grands intérêts de l’espèce humaine sont la somme de ceux des personnes de modeste condition. Celui qui reproduit fidèlement une seule scène importante prise dans les événements d’une seule vie, contribue au tableau général de son époque.

Comme je l’ai déjà dit, les événements remarquables de mon temps figureront dans des oeuvres plus prétentieuses que la mienne. Ils y seront relatés avec plus ou moins d’exactitude, attribués à des motifs plus ou moins réels.

Mais les sujets plus humbles seront négligés par les écrivains qui aspirent à mettre leur nom à côté de celui de Tacite. Sans leur faire la moindre concurrence, je me contenterai de m’occuper d’incidents de la vie privée, en n’y introduisant des détails d’une nature plus générale qu’autant que ceux-ci seront indispensables à l’intelligence du récit.

Après ces explications, je commence :

Je suis né le 3 mai 1737, sur un isthme appelé Satanstoë (orteil de Satan), dans le comté de West-Chester, colonie de New-York, qui faisait alors partie de l’immense empire de Sa Majesté Georges II, roi de la Grande-Bretagne et de l’Irlande.

Avant de parler de ma famille, je vais tâcher de donner au lecteur une idée plus précise du lieu où le hasard me fit naître. L’isthme de Satanstoë contient exactement 463 arpents et demi d’excellente terre de West-Chester. Il a deux milles de côtes où l’on récolte du varech pour engrais, et plus de cent arpents de marais salants qui ne sont pas compris dans les 463 de terre ferme.

Comme, à l’époque de ma naissance, mon père, le major Evans Littlepage, devait en hériter de mon grand-père le capitaine Hugh Littlepage, on pouvait l’appeler une propriété patrimoniale.

Mon grand-père l’avait reçue en dot de ma grand’mère environ trente ans après la cession définitive de la colonie aux Anglais par les Hollandais ses premiers possesseurs.

C’était là que ma famille vivait depuis près d’un demi-siècle à l’époque de ma naissance. Et depuis bien plus longtemps encore si nous comprenons dans notre compte mes ancêtres maternels. C’est là que j’habite au moment où j’écris ces lignes, c’est là, j’espère, que mon fils unique continuera d’habiter après moi.

Ce petit isthme a été appelé Satanstoë (orteil de Satan) de temps immémorial, en admettant qu’il y ait un temps immémorial dans un pays où la civilisation ne remonte pas à plus d’un siècle et demi.

Ce nom de Satanstoë, dit une vieille légende qui n’a guère plus cours que parmi les nègres, lui vient de ce que le père du mal, chassé pour certains méfaits des Nouveaux-Pays-Bas, avait en fuyant, posé là son gros orteil.

Après cela, si réellement le petit isthme a la forme d’un orteil, ce serait plutôt celle d’un orteil renversé, ce qui viendrait à l’appui de la légende, le diable faisant toutes choses au rebours, comme chacun sait.

Il y a bien eu quelques zélés bigots qui ont voulu faire changer ce nom comme irréligieux et malsonnant. Mais l’usage a prévalu, l’isthme a continué de s’appeler Satanstoë jusqu’à ce jour.

Et j’espère qu’il en sera ainsi tant que la maison de Hanovre régnera sur ce beau pays, c’est-à-dire aussi longtemps qu’il y aura de l’eau dans l’Océan et de l’herbe dans la prairie. Je ne suis pas, moi, partisan des changements de nom inutiles.

Satanstoë n’a guère que l’étendue d’une bonne ferme, aussi n’en offre-t-il que la culture et les embellissements ordinaires. Toutes les constructions y sont en pierre de taille, jusqu’au toit à porcs et aux hangars. Et les murs des enclos feraient honneur à une ville de guerre.

 

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Le deuxième de la série : Le domaine de RAVENSNEST

LA PRAIRIE

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LA PRAIRIE de Fenimore Cooper

L’auteur du Dernier des Mohicans nous raconte dans La Prairie la vie d’un vétéran de la forêt.

Il avait commencé sa carrière près de l’Atlantique, mais il s’est vu forcé, par la marche progressive de la population, avançant toujours rapidement sur ses pas, de chercher un dernier refuge contre la société : les plaines vastes et inhabitées de l’ouest.

Il y rencontrera différentes tribus d’indiens mais aussi une famille de squatters (américains vivant aux limites des populations).

Des intrigues et des aventures assurées.

Vous aimerez cette histoire trépidante!

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Attaquer les blancs ?

Toutes les dispositions furent faites par Mahtoree en personne. Il indiqua lui-même le poste précis que chacun devait occuper, comme un homme qui connaissait à fond les qualités respectives de ses compagnons, et on lui obéit à l’instant avec cette déférence que les Indiens montrent toujours aux ordres de leur chef dans les moments décisifs.

Il détacha les uns à droite, d’autres à gauche. Sitôt qu’il avait fait un signe, l’homme désigné partait d’un pas rapide, mais sans faire aucun bruit, et bientôt chacun fut à son poste, à l’exception de deux guerriers qui restèrent près de la personne de leur chef.

Dès qu’il se vit seul avec ces compagnons de son choix, Mahtoree se tourna vers eux, et leur annonça par un geste expressif que le moment critique était arrivé de mettre à exécution le plan qu’ils avaient concerté ensemble.

Ils commencèrent tous trois par déposer le petit fusil de chasse que, sous le nom de carabine, ils portaient en vertu de leur rang. Puis se débarrassant de toutes les parties de leur costume qui pouvaient gêner leur mouvements, ils restèrent un instant immobiles, ressemblant assez à ces statues antiques à peine drapées, qui représentent des héros célèbres.

Mahtoree s’assura alors que son tomahawk était bien à sa place, et que son couteau tenait bien dans sa gaine de peau. Il serra sa ceinture, et arrangea le lacet de ses brodequins ornés de franges, qui aurait pu entraver sa marche. Toutes ces dispositions une fois faites, le chef teton, prêt à tout entreprendre, donna le signal d’avancer.

Les trois guerriers se dirigèrent vers le camp des voyageurs de manière à le prendre en flanc. À peine les prisonniers pouvaient-ils les apercevoir encore, lorsqu’ils s’arrêtèrent, et regardèrent autour d’eux comme des hommes qui délibèrent et qui pèsent mûrement les conséquences avant de prendre un parti décisif. Alors s’enfonçant ensemble dans l’herbe de la Prairie, ils disparurent entièrement aux regards.

Il n’est pas difficile de se figurer l’anxiété terrible avec laquelle Hélène et ses compagnons regardaient ces divers mouvements, dont le résultat les intéressait si particulièrement. Quelque raison qu’elle pût avoir de ne pas porter un attachement très vif à la famille dans laquelle elle a d’abord été vue par le lecteur, la pitié naturelle à son sexe, et peut-être un sentiment de bienveillance plus prononcé, agissaient puissamment sur son cœur.

Plus d’une fois elle se sentit tentée de braver le danger terrible et immédiat qui la menaçait, et d’élever sa faible voix, tout impuissante qu’elle était, pour pousser le cri d’alarme. Entraînée même par une impulsion aussi forte que naturelle, il est probable qu’elle aurait fini par y céder, sans les représentations muettes, mais énergiques, de Paul Hover.

Le jeune chasseur d’abeilles se trouvait livré lui-même aux sensations les plus diverses. La plus vive, la plus puissante sans doute était celle que lui inspirait la position critique de la jeune fille placée sous sa protection.

Mais à cette anxiété déchirante se joignait l’intérêt profond qu’il ne pouvait s’empêcher de prendre à ce spectacle, et qui, pour ce cœur impétueux et sauvage, ne laissait pas que d’avoir des charmes.

Quoique les sentiments qu’il avait manifestés pour les émigrants ne fussent pas équivoques, et qu’ils fussent loin de leur être aussi favorables même que ceux d’Hélène, il brûlait d’entendre le bruit de leurs fusils, et si l’occasion s’était offerte, il aurait été volontiers des premiers à voler à leur secours.

Lui-même il éprouvait parfois le désir, presque irrésistible, de s’élancer pour éveiller les imprudents voyageurs. Mais un coup d’œil jeté sur Hélène suffisait pour rappeler sa prudence prête à l’abandonner, en le faisant souvenir qu’elle serait victime de sa témérité.

Le Trappeur seul était calme en apparence, observant tout aussi froidement que s’il n’eût pas eu un intérêt direct à la tournure que prendraient les choses. Son regard vigilant semblait être partout. C’était celui d’un homme trop habitué aux scènes de danger pour se laisser aisément émouvoir, et qui ne pensait qu’aux moyens de trouver ses gardiens en défaut, et de tromper leur vigilance.

Pendant ce temps les guerriers tetons n’étaient pas restés oisifs. À la faveur de l’herbe touffue accumulée dans les bas-fonds, ils s’étaient frayé un chemin à travers cette couche épaisse, comme autant de serpents perfides qui se glissent vers leur proie, jusqu’à ce qu’ils fussent arrivés à un point où il devenait nécessaire de redoubler de précaution avant d’avancer davantage.

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