Sur les côtes de la Gaspésie

Sur les côtes de la Gaspésie

Le voyage d’une autre époque sur un voilier pour faire le tour de tous les points sur les côtes de la Gaspésie.

Mer, nature et épiscopat raconté par un prêtre.

Des aventures dignes de mention et qui sauront vous captiver.

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Voici un extrait :

L’Ile aux Basques

Juin 18 (6 h. A.M.)

Un faible vent nous a, pendant la nuit, portés vis-si-vis de l’île aux Basques, ainsi nommée parce qu’autrefois les Basques avaient, en ce lieu, formé des établissements pour la pêche, pour l’exploitation des huiles de poisson, et surtout pour faire la traite des pelleteries avec les sauvages de Tadoussac.

Durant la première partie du dix-septième siècle, la compagnie de la Nouvelle-France eut plusieurs fois à se plaindre du commerce de contrebande que faisaient les Basques, les Hollandais et aussi les Anglais, quand ils en trouvaient l’occasion.

Jusqu’ici le bulletin sanitaire n’a eu à enregistrer que des rapports favorables : la santé publique était bonne dans la petite communauté, l’appétit était encore meilleur.

Aujourd’hui, il y a perte d’appétit chez M. T., puis chez Hector et enfin chez Jacquot. Ce n’est pas tout : une maladie se déclare, et c’est bien le terrible mal de mer. Tous trois pâlissent, s’agitent et font de violents efforts.

Autour d’eux se rassemble un groupe de spectateurs. Personne, cependant, ne s’apitoie sur le sort des malheureuses victimes. Qu’elle est affligeante la situation d’un pauvre malade, étendu sur les planches du pont, la face dans la poussière, et ne levant les yeux que pour contempler des visages riants !

Prête-t-il l’oreille aux chuchotements des assistants, dans l’espérance de saisir quelques mots d’encouragement ? Il reconnait qu’il est l’objet de leurs mauvaises plaisanteries.

Veut-il se lever pour faire face aux railleurs ? Ses jambes ploient, sous le poids de son corps et le laissent tomber, expose à de nouvelles insultes. Une seule consolation lui reste : c’est l’espérance de pouvoir un jour rire à son aise de ses persécuteurs, lorsqu’ils auront eux-mêmes été abattus et désarmés par la maladie.

Les désastres de la journée sont causés par un fort vent de nord-est, en face duquel la Sara s’agite avec violence.

Le Bic et ses souvenirs

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LES GUÊPES

LES GUÊPES Roman policier

 

Une intrigue policière comme vous les aimez. Cette histoire vous conduira où vous ne vous y attendiez pas. Attaquer par des guêpes ? Quelle sorte de guêpe peut tuer un homme ?

De plus, l’auteur a eu le courage de le publier au fur et à mesure de son écriture sur ce site, mais le voici complété et bien captivant, à vous d’en juger…

Vous pouvez aussi retrouver Normand Jubinville, l’auteur de Fausses Pistes, La Femme secrète, Chamane Sanglant et bien d’autres, sur www.livresenligne.ca

 

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7. Des guêpes partout !

— Comme je vous l’ai expliqué, commença Pierre Brault, nous étions sur la terrasse pour célébrer le retour de la sœur de ma conjointe. J’ai pris quelques photographies pour immortaliser l’évènement, dont une juste avant de voir le sac de plastique rouler dans le restaurant.

Pierre sortit son smart phone et montra l’image à l’inspecteur. Elle présentait les visages souriants de deux jeunes femmes.

— Si j’agrandis l’image et que l’on regarde entre les deux personnes, on peut apercevoir le phare avant d’une motocyclette en arrière-plan, du moins il me semble. Il faisait nuit, la photo est sombre et floue, mais j’ai l’impression que le passager tient un sac blanc et qu’il le lance par-dessus sa tête. Voyez-vous la même chose ?

Boileau ajusta ses lunettes et s’approcha de l’écran. Aussitôt, il décrocha le téléphone et composa.

— Mademoiselle Fontaine, pouvez-vous venir à mon bureau ?

— (…)

— Oui maintenant.

— (…)

— Merci, dit-il en raccrochant le combiné.

Julie Fontaine se présenta quelques secondes plus tard. Boileau lui montra la photographie.

— Peut-on l’améliorer afin de discerner l’arrière-plan ?

— On peut toujours essayer, confirma-t-elle. Si monsieur veut bien venir avec moi, je vais transférer une copie du fichier sur mon ordinateur, avec votre permission, bien sûr.

L’homme accepta d’un signe de tête et suivit Julie.

— Merci Monsieur Brault, lui dit Boileau. Vous nous avez peut-être apporté une pièce significative de ce puzzle.

L’enquêteur Steve se présenta dans l’embrasure de la porte.

— Est-ce que je peux vous déranger ?

— Entrez. Qu’y a-t-il de neuf dans le dossier ?

— Malheureusement rien. Nous avons visité une trentaine de maisons, mais n’avons rien trouvé. Par contre, à plusieurs reprises personne ne répondait à la porte. Les occupants étaient absents, probablement au travail.

— Il est aussi possible que notre suspect demeure dans l’une de ces habitations et, dans ce cas, il ne se montrera pas.

— Nous devrons donc procéder par élimination. Alors, j’ai besoin de votre autorisation pour effectuer des heures supplémentaires afin de compléter notre enquête ce soir.

Je vais encore défoncer mon budget ! se dit Boileau.

— C’est bon. Fais ce qu’il faut.

— Merci Monsieur l’Inspecteur. J’ai autre chose à vous communiquer.

Boileau adopta une posture d’écoute, Steve continua :

— Les patrouilleurs routiers m’ont signalé qu’il s’est produit un accident sur l’autoroute, en direction de Montréal. Selon le premier constat, une dame a soudainement changé de voie et frappé un autre véhicule qui allait la dépasser. Les deux se sont retrouvés dans le fossé. Il n’y a pas de blessures graves, seulement des ecchymoses. La conductrice affirme qu’elle a perdu le contrôle de son automobile en tentant de chasser une guêpe ou une abeille s’étant introduite dans l’habitacle.

— Ça ressemble à un simple accident de la circulation. En quoi sommes-nous concernés ? objecta Boileau.

— Je vous rappelle que nous avons demandé à être informés de tout incident impliquant des abeilles ou des guêpes.

— Tu as raison, avoua Boileau. J’espère seulement que nous ne serons pas débordés par des rapports sans liens avec notre mandat et nos dossiers.

L’inspecteur s’affaira à noircir quelques formulaires tout en essayant de ne plus penser à ses enquêtes. Il appelait ça « recharger ses neurones ». Ayant terminé sa journée, il décida de prendre un apéritif quelque part avant de rentrer. Machinalement, il se dirigea vers le resto-bar « Le Papillon ».

Ce n’est peut-être pas la meilleure façon de relaxer, pensa-t-il, se moquant de lui-même.

En s’approchant, il nota que les paniers de fleurs décorant la terrasse avaient disparu. En prenant une table, il remarqua un avis inscrit sur un tableau noir :

« Attention aux guêpes !
Couvrez vos verres. »

Décidément, le patron devient paranoïaque, mais c’est compréhensible après ce qui est arrivé…

Un vieux monsieur très digne s’occupait du service. Boileau commanda une bière qu’on lui servit avec deux sous-verres en carton, l’un en dessous et l’autre par-dessus.

— C’est une façon originale de présenter les consommations, commenta Boileau.

— Les guêpes adorent la bière, rétorqua le serveur. Elles viennent se noyer dans les verres. Si vous en avalez une par mégarde et qu’elle vous pique dans la gorge, ce peut être très dangereux.

— Je comprends. C’est juste qu’on ne voyait pas ça avant.

— C’est vrai, avoua le serveur, mais il y a davantage de guêpes cette année. Il vaut mieux se méfier.

Boileau entreprit de déguster son breuvage à petites gorgées, tout en replaçant minutieusement le couvercle de carton. Regardant autour de lui, il constata que les autres clients attablés à la terrasse suivaient aussi la consigne de sécurité. Par contre, il ne vit aucun insecte ailé.

J’entends beaucoup parler de guêpes ces jours-ci. Y a-t-il vraiment un plus grand nombre de ces bestioles dans la nature ?

Il se souvint à ce moment que l’entomologiste retraité, rencontré à l’hôpital, lui avait offert de répondre à ses questions, le cas échéant. Il consulta son carnet et composa le numéro de Victor Beauregard.

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Nos auteurs à l’honneur

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Voici nos auteurs à l’honneur :

Parcourez des articles fort intéressants sur eux et leurs livres. Du site « ecrivonsunlivre.com. Juste à cliquer sur les images ci-dessous :

 

 

 

 

 

 

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Bonne lecture !

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Chénerol

Chénerol père et fils

C’est l’histoire d’une famille renommée dans le Tout-Paris ; en fait de deux familles. De deux amis réunis par la politique, la mondanité et les enfants.

À cette époque, les qu’en dira-t-on sont importants et il faut sauver les apparences. Voyez comment chacun d’eux essayent de s’en tirer avec tout cela.

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Voici un extrait :

Les coupables fuient

Les coupables fuyaient vers le Midi.

Leur fuite n’ayant pas été préméditée, toute la richesse de Chénerol n’avait pu leur assurer un asile plus confortable que le banal compartiment de première classe où ils étaient seuls.

Clotilde s’était couchée tant bien que mal à grand renfort d’oreillers et dormait ou faisait semblant de dormir. Son visage calme ne portait l’empreinte d’aucun souci.

La peau délicate n’avait point de rides, les yeux semblaient clos par un sommeil d’enfant, le rose charmant des joues gardait son inattaquable pureté. Elle était aussi fraîche, aussi jolie qu’au matin, lorsque sa fille venait lui dire bonjour.

Chénerol ne la regardait que de temps en temps, pour ainsi dire à la dérobée. Perdus dans la nuit noire que striaient des bandes de neige à peine distinctes, ses yeux fouillaient un amas de choses visibles seulement pour son âme.

Par un moment d’oubli, par une inconcevable faiblesse, il venait de changer l’assiette de sa vie et se demandait comment cela avait pu arriver.

Certes, il l’aimait, cette femme endormie en face de lui. Depuis plus d’un an, il l’aimait avec une passion qu’il ne s’était jamais cru capable de ressentir. Beau garçon, bon vivant sans être viveur, avec un esprit plus brillant que profond qui faisait citer ses reparties, avec une admirable entente des affaires, — qui, après avoir solidement assis sa fortune, l’avait empêché de la compromettre ensuite, — il avait eu des succès d’homme dans tous les mondes.

Sa situation de père de famille, en l’obligeant à garder certains ménagements, lui avait rendu service. Il était arrivé à quarante-trois ans sans que rien, sauf la mort de sa femme, lui eût jamais causé de chagrin réel, et ce chagrin-là était enseveli depuis bien longtemps. Il pensait sérieusement à se remarier.

Tout à coup, un soir qu’il donnait un bal dans son bel hôtel tout neuf, avec le secours de sa fille, mariée depuis peu, ses yeux s’étaient arrêtés sur Mme Villeroy, qui entrait. Il ne l’avait donc jamais vue décolletée, pour que l’aspect de ces épaules-là lui parût si éblouissant ?

Depuis dix ou quinze ans, il la rencontrait pourtant en moyenne trois fois par semaine dans le monde, officiel ou non, et aujourd’hui, il s’apercevait qu’il ne l’avait point regardée.

L’impression fut si forte qu’il ne put s’empêcher de le lui dire. Ces galanteries-là ne comptent pas, avec la femme d’un ami, presque une amie elle-même. C’est de la simple politesse !

Et, en lui parlant, il s’aperçut que non seulement il ne l’avait jamais regardée, mais qu’il ne la connaissait pas. Il ne savait rien d’elle, de ses goûts, de ses antipathies, de son esprit. Il l’avait prise pour une jolie nigaude. Il se trouvait en face d’une femme très sûre d’elle-même, qui voulait, qui raisonnait, capable de haïr ou d’aimer… Il fut pris d’une furieuse envie de la pénétrer.

Si Clotilde n’avait pas été la femme de son meilleur ami, il se fût méfié de cette tardive et dangereuse curiosité. Mais, ici, tout tournait contre sa prudence. Les rapports quasi quotidiens, la sympathie toute naturelle qui l’attachait à la famille de Villeroy lui étaient autant de prétextes à pousser plus avant son étude.

Il fut bientôt convaincu que Clotilde était avec lui très différente de ce qu’elle se montrait avec les autres. Elle réservait pour lui les délicatesses de ses pensées, de même qu’elle n’avait certains sourires qu’à son adresse. Avec cela, pas ombre de coquetterie ou du moins de ce qu’on appelle ainsi.

L’amour-propre de Chénerol avait été flatté. Il s’en était montré reconnaissant. Puis, tout à coup, sans cause appréciable, Clotilde s’était dérobée. Plus de causeries où se dévoilait sa personnalité intime, plus de regards affectueux ni d’énigmatiques sourires. La politesse banale des anciennes relations, seulement.

Chénerol s’était senti piqué. Sa conscience ne lui reprochait rien, rien du tout. Il bouda, essaya de se faire bienvenir ensuite, n’y put réussir, rebouda et, sans préparation aucune, rompit avec une demoiselle qui ne lui avait pourtant donné aucun sujet de se plaindre, — au moins pour ce qu’il en savait.

Quand il eut accompli ce beau fait, il resta d’une humeur abominable pendant quelques jours et s’aperçut un matin qu’il était amoureux de Mme Villeroy à en perdre la tête.

Ce fut une période très dure dans son existence. Chénerol, sans se faire de l’honneur une idée exagérée, était un très honnête garçon. Il n’eût pas plus pensé à prendre sa femme à Villeroy qu’à lui prendre sa bourse.

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Une bonne lecture Wouah !

Une bonne lecture

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Êtes-voLeLegsDuMillionnaireSamWilcoxFFus à la recherche d’une bonne lecture ? Are you looking for a good read? Regardez cette vidéo produite par l’auteure Claire Manning.

Vous y découvrirez tous les livres qu’elle a écrits puis qui ont été traduits en français (par moi). Des livres qui font réfléchir… et qui vous captiveront.

Vous les aimerez assurément !

 

Voici les liens pour retrouver chacun d’eux :

 

And in English:

Bonne lecture ! Happy reading! 🙂