Corriger des textes

clavier de Mac

L’amour des lettres

Malgré ma carrière scientifique, cet amour des lettres me vient de mes 3 années de cours classique : Éléments, Syntaxe et Méthode, c’est-à-dire Secondaire 1, 2 et 3. Un peu délinquante, j’ai dû reprendre ma 10e année (la 7e année existait à l’époque). Mais cette fois-ci, dans une école secondaire normale, avec le côté scientifique.

Corriger des textes

Je ne sais pas si vous le savez, mais corriger des textes peut être une tâche assez longue et assez perplexe parfois. Il faut aimer cela, c’est sûr !

Et même pour ces articles de blog, je dois le faire également. Parce que, quand on écrit, on ne fait pas attention aux fautes, les auteurs vous le diront aussi.

Pour un nouvel ebook

La correction du texte, plus longue à réaliser pour une première publication, comporte beaucoup de points à vérifier. Le fait qu’un auteur utilise un logiciel de correction (merci à Normand Jubinville) facilite grandement la tâche. Il en reste alors beaucoup moins à corriger. Mais, j’en trouve encore, eh oui…

Aussi, si on parle du nombre de pages, cela devient proportionnel, bien sûr. Je publie parfois des livres qui contiennent jusqu’à 400 pages.

Même si l’auteur l’a probablement fait, je dois vérifier plusieurs points : Est-ce cohérent d’un bout à l’autre ? Y a-t-il un personnage qui ne porte plus le même nom d’un bout à l’autre ? Y a-t-il des noms de chapitres ? Sont-ils attrayants ? Les chapitres ont-ils sensiblement le même nombre de pages ? Reste-t-il des phrases mal construites ? Reste-t-il des fautes d’orthographe ?

Les verbes font partie des erreurs les plus communes. Leur accord surtout, puis  l’emploi abusif des verbes être et avoir. À éviter, soit dit en passant.

L’orthographe, on la voit ! J’allais écrire : L’orthographe, c’est visuel ! Alors, plus on lit et plus on peut détecter les erreurs. Je m’en viens pas pire ! 🙂

Ma dernière lecture

Et puis, vient ma dernière lecture, je l’appelle celle du mot à mot. Je re-vérifie tout ! La ponctuation, je raccourcis parfois les phrases et j’aère les paragraphes.

Je crée ensuite un sommaire, une page couverture, un texte de description.

Puis, après lui avoir attribué son numéro ISBN, je le publie, le plus souvent après 4 ou 5 lectures.

Une fois publié, je lui crée une page sur mon site livresenligne.ca, et un article sur ce blog plein-de-livres.com.

Les livres du domaine public

Si je trouve de ces livres déjà numérisés, c’est parfois plus long. Je dois d’abord faire les recherches pour m’assurer que ce livre appartienne bien au domaine public. Voir la page : Comme éditeur. Et je garde le résultat de mes recherches, car, assez fréquemment, Amazon me demande ces preuves.

Et vous allez me demander : Pourquoi faire des livres qu’on peut parfois trouver gratuitement ? D’abord, les gens préfèrent les lire sur des tablettes ou des téléphones, dans un logiciel de ebooks, au lieu de leur ordinateur. Et c’est surtout parce qu’ils ne sont pas attrayants, c’est-à-dire compacts, bourrés d’erreur, et que personne n’a la patience de les lire (à part moi) 🙂.

Ma tâche consiste donc à les rendre faciles à lire et sans erreur, ce qui les rend justement plus attrayants.

Même si je trouve encore des fautes d’orthographe, les principales corrections se trouvent surtout au niveau du formatage. Par exemple, si chaque ligne du texte est trop courte, je dois ramener chacune des lignes suivantes à la hauteur de la ligne précédente.

Je fais cela tard le soir, sans vraiment regarder l’histoire, juste les mots pour les décoller du précédent, si nécessaire. (Alors, je peux écouter un film en même temps. J’ai bien dit écouter et pas regarder.)

Ces anciens textes sont intéressants pour la plupart (sinon je ne les publie pas). Mais je trouve très agaçant de retrouver des points virgules (;) et des deux points (:) à chaque phrase. Je les remplace le plus souvent par un point et une majuscule au début de la phrase suivante.

Je remplace les Chapitre 1, 2 ou 3 ou les I, II et III par de vrais titres. Je crée une table des matières.

Je rajoute un espace entre chacun des paragraphes que j’ai pris la peine de couper. Un trop gros bloc de texte est plus difficile à lire.

De plus, je cherche et je rajoute au moins 10 images pour illustrer l’ebook. Ainsi, si je le vendais plus cher, plus de 2,99$, tous les droits d’auteur me reviendraient.

Livres numérisés

Si je possède un livre ancien que je veux publier en ebook, ici aussi, je fais la recherche. S’il n’est pas du domaine public, je dois faire d’autres recherches pour obtenir les droits d’auteur.

Ensuite, je le numérise pour obtenir un texte presque lisible. De là, le jeu de deviner chacun des mots !

Les erreurs les plus fréquentes, en plus des précédentes, sont les t qui sont remplacés par des l, ce qui fait : celle ou celte au lieu de cette.

Les e par des c, ce qui donne Elisc au lieu de Élise. Bien sûr, il faut aussi rajouter les accents sur les majuscules.

Les n pour des u, ce qui fait sou au lieu de son.

D’autres exemples ? des 1 au lieu d’un point d’exclamation (!), et le décoller du texte ;

rhabitalion au lieu de l’habitation ;

la plupart des apostrophes n’y sont pas : c est, il faut l’ajouter.

des 6 au lieu d’un point d’interrogation (?), etc.

Finalement, je retrouve une erreur à chaque mot… Je me demande parfois s’il ne vaudrait pas mieux tout retapé…

Dans les livres déjà numérisés dont j’ai parlés plus haut, une partie de ce fastidieux travail a déjà été fait.

Après avoir corrigé l’orthographe (et oui, il en existe encore) et la typographie, je dois aussi faire une dernière lecture de correction mot à mot. Et là, je compare avec le texte écrit pour m’assurer de la conformité.

Maison d’édition

Une maison d’édition papier a des correcteurs qui ne font que cela dans l’entreprise. Ils ont aussi des typographes qui ne font que cela aussi. Des créateurs de couvertures, des imprimeurs, des distributeurs, etc.

Voilà pourquoi c’est long et dispendieux de produire un livre-papier. Environ 6,000$ en France que l’auteur doit payer. Au Canada, les subventions gouvernementales payent les éditeurs.

Heureusement qu’il existe Lulu ou Create Space…

Mais, avez-vous une idée du travail que cela pouvait représenter avant l’avènement des ordinateurs ?

Bon, revenons à notre sujet :

Un auteur pourrait faire corriger son manuscrit sur elance ou freelance, ça ne coûte pas très cher.

Moi, je fais tout par moi-même, et je ne le charge pas à mes auteurs. C’est ma façon de les remercier d’avoir créer de si beaux textes.

Un jeu

C’est un jeu pour moi ! Genre casse-tête ou lettres. Vous aimez les jeux ? Moi aussi ! Mais je les rends rentables. On appelle cela un revenu passif.

J’ajoute ici que, lorsque je commence un livre, il m’est pratiquement impossible de le lâcher pour faire autre chose. Il me passionne, et j’ai trop hâte de le voir terminer. Ainsi, je me discipline à écrire un article de blog dès qu’un livre est terminé, avant d’entreprendre le suivant.

Avec ces nombreuses lectures d’un même livre, je connais parfaitement chacun de ceux que j’ai publié.

Pas besoin de rajouter que je le fais parce que j’aime cela… Ça me prend entre 15 et 40 heures pour un seul ebook. Heureusement que je ne compte pas mes heures.

L’auteur aussi n’a pas compté ses heures…

Lisez leur histoire, inscrivez-vous pour me dire où vous envoyer le ebook gratuit !

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