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L’EFFET BOOMERANG

L’EFFET BOOMERANG

Trois meurtres commis en peu de temps. Y a-t-il un lien entre eux ?

Comment peut-on devenir victimes de telles atrocités ?

Le beau policier appelé Kean et son équipe doivent résoudre ces trois meurtres.

Quelle piste sera la bonne ?

À vous de le découvrir dans ce pittoresque roman policier. Vous serez captivés, assurément !

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Voici un extrait :

LES FILLES

Elles sont belles toutes les deux, jeunes, minces. L’une a les cheveux soyeux, blonds et bouclés, l’autre possède une chevelure noire qui tombe bien raide au milieu de son dos. D’ascendance chinoise de par sa mère et d’un père québécois, son visage de porcelaine et ses yeux bridés vert océan comme ceux de son père, lui confèrent une beauté unique.

Elles viennent toutes les deux d’un milieu de nantis et toute leur attention est tournée vers elles. Elles rient facilement puisque la vie ne leur fait que des cadeaux.

La blonde se nomme Noémie et Mia est son amie d’enfance. Elles vont au même collège privé et sont toutes les deux âgées de quatorze ans.

Leurs parents sont amis, le père de Noémie est avocat tandis que celui de Mia est médecin spécialisé en plastie.

Les filles se sont consultées, et malgré leur jeune âge, ont décidé de se rendre dans une boîte de nuit. Pour ce faire, elles doivent se vieillir, c’est pourquoi elles se sont enfermées dans la chambre de Noémie afin de se préparer. Une fois maquillées à outrance, la chevelure bien coiffée, elles se vêtent de robes courtes au décolleté plongeant.

En se regardant dans le miroir, elles pouffent de rire.

— À te voir, Mia, on dirait que tu as vingt ans.

— Et toi, donc, regarde-toi, tu ressembles à une vamp.

— C’est le but, non ? On va s’amuser comme deux petites folles ce soir. Oui, ce soir c’est LE grand soir. Mais nous devons attendre que mes parents soient sortis. J’ignore pourquoi ils traînent encore. Ils m’énervent.

Assises toutes les deux sur le lit de Noémie, elles attendent nerveusement.

— Dis, Noémie, si nous sortions par l’arrière, tes parents ne risqueraient pas de nous voir.

— Non, je veux mettre les chaussures de ma mère qui sont dans sa chambre. Je n’ai rien d’élégant à me mettre, et elle est encore là à se maquiller. Elle m’énerve !

Un petit coup frappé à la porte les fait sursauter.

— Noémie, c’est maman. Nous sortons, fais bien tes devoirs et ne te couche pas trop tard, tu as cours demain, ne l’oublie pas.

— Bien sûr, maman. Ne crains rien, je ne me coucherai pas trop tard. Bonne soirée.

— Merci ma fille.

Et la mère descend le long escalier pour rejoindre son mari, un peu contrarié, car il l’attend depuis une demi-heure près de la porte.

— Ça y est, ils sont sortis enfin. Je file prendre ses chaussures. Tu en veux une paire toi aussi ?

— Pourquoi pas, je sais que ta mère en a des tonnes.

— Ouais, elle aime les chaussures et les sacs.

En entrant dans la chambre, sur trois longues étagères, elles voient pas moins d’une soixantaine de paires de chaussures à talon.

— Ouah ! C’est encore pire que celles de ma mère ! Elle va finir par en avoir autant que Céline Dion.

— Bon, on a pris assez de retard, choisis ce qui te conviens et partons.

Chaussées de hauts talons, elles s’exercent à marcher. Au début, leurs pieds se renversent facilement, pas du tout habituées à marcher sur ce genre de chaussures. Encore un peu de pratique et l’affaire est réglée.

— Nous arrêterons un taxi sur la route. Je ne tiens pas à ce qu’il sache où j’habite, et puis je veux m’habituer à marcher sur ces échasses.

Une fois installées dans un taxi, Noémie demande au chauffeur de les conduire sur Sainte-Catherine au club Reno. C’est là que l’ami Pierre, un copain plus âgé du collège, raconte qu’il se passe des choses supers. Toutes les deux meurent d’envie de savoir quelles étaient ces choses supers qui se produisent là-bas.

Pendant le trajet, Noémie a une idée :

— Nous allons changer nos noms. Moi je m’appelle Tania et toi, ce sera Sue. Tu es d’accord ?

— Oui, j’aime bien Sue.

Le chauffeur qui les a entendu, sourit.

 

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Les 3 livres qui ont changé ma vie

Les 3 livres qui ont changé ma vie

Je soumets cet article à l’évènement « Les 3 livres qui ont changé votre vie » du blog : Des Livres pour changer de vie.

J’apprécie énormément ce blog. En fait, tout ce qui y est publié est fort intéressant, mais mon préféré est : Père riche, père pauvre : un livre qui a changé ma vie !  Allez voir ce site, vous y trouverez une mine d’informations intéressantes et utiles.

Revenons à notre sujet :

Le premier livre était en fait un manuscrit que mon amie Louise Alarie avait dans le fond de ses tiroirs. Il s’appelait Les cent mille magiciens, un roman qui dépasse toutes les limites de l’imagination ! Trois cents pages captivantes d’un bout à l’autre, et elle en avait plein d’autres.

Évidemment, trop avant-gardiste ou pas dans le style des différentes maisons d’édition, elle ne trouvait pas comment se faire éditer.

C’est à ce moment que j’ai décidé de m’y mettre, c’est-à-dire d’apprendre comment publier sur iTunes (iBook Store). Corriger le manuscrit, le formater, créer la page couverture et finalement le publier sur cette plateforme numérique avec toutes les exigences demandées.

Ensuite, voyant mon intérêt grandissant, j’ai suivi la dernière formation offerte par Christian Godefroy où j’ai appris beaucoup de choses utiles.
J’ai donc publié ce même livre sur Amazon avec le titre S.O.S. TERRE.

C’était parti, ma nouvelle carrière prenait un nouveau tournant. Elle avait une dizaine d’autres manuscrits du genre science-fiction ou fantaisiste. Ils sont maintenant tous publiés.

Le deuxième livre : Soeur Jeanne de la Série Enquête. Une histoire policière du Québec comme seule Louise Alarie peut en raconter. Rebondissement et suspense tout au long.
Il a changé ma vie car c’est celui qui a fait décoller les ventes sur Amazon. Tellement encourageant ! Elle en a écrit une dizaine d’autres depuis dans cette même série, tous populaires.

Plusieurs auteurs se sont ajoutés et plusieurs ebooks ont été publiés, sur Kobo aussi. Vous pouvez les retrouver sur livresenligne.ca, mon premier site web où toutes les informations et les liens y sont gardés précieusement.

J’ai ensuite suivi la formation « Blogueur Pro » de Olivier Roland, ce qui m’a fait avancer d’un autre pas. D’où plein-de-livres.com et luca-sproducts.com. Vous comprendrez que ce qui y est publié concerne surtout l’histoire et l’extrait des livres publiés.

Le troisième livre : Notre premier roman Québécois Les anciens Canadiens de Philippe Aubert de Gaspé. C’est celui qui m’a fait découvrir toute la richesse de nos oeuvres passées.

Depuis, j’ai découvert et publié environ 200 autres livres du domaine public, dont ceux de Henry G. (une femme) qui publiait dans le journal La Patrie. Mais… que des livres captivants ! Et formaté de façon aéré.

Mon libraire dit de moi que je fais le travail des moines pour sauvegarder toutes ces richesses. J’édite sous le nom : Les productions luca, facile à reconnaître par son logo situé en bas à gauche de chacune des couvertures créées.

Pour me détendre, je lis, je corrige et formate les ebooks. Je viens d’entreprendre les Soirées Canadiennes, une série de 18 volumes contenant 5 ou 6 histoires chacun, de quoi m’amuser encore un peu…

Chose certaine, les livres changent notre vie d’une façon ou d’une autre, d’où l’importance de lire…

Félicitations et merci à Olivier Roland pour l’opportunité offerte de faire partie de ces rebelles intelligents, en nous permettant de publier un texte pour ce concours.

La Jongleuse

La Jongleuse
Légende historique

 

L’auteur a voulu partager cette légende avant qu’elle ne soit oubliée ou transformée. L’action se situe sur le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Rivière-Ouelle en Gaspésie. À l’époque où les Iroquois agissaient en véritables sauvages. Une histoire touchante remplie de péripéties. Vous aimerez !

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Voici un extrait :

En route sur les flots

Cependant le frêle esquif, poussé par deux vigoureux avirons, descendait le fleuve avec rapidité. Léger comme une écume, il glissait sans bruit sur les flots, laissant à peine un pâle sillage derrière sa proue.

Les voyageurs gardèrent le silence pendant quelque temps. Et rien ne troublait le sommeil de la nature autour d’eux, si ce n’est le bruissement des flots sur les flancs de la légère pirogue, et le chant monotone et cadencé de la vague sous les avirons.

Bientôt l’obscurité de la nuit confondit les teintes indécises des divers édifices de la ville dans une nuance uniforme, et ils ne distinguèrent plus derrière eux qu’une ligne onduleuse découpant en noir, sur le ciel, les contours du Cap Diamant.

De fois à autres, le clapotis de la vague sur les galets de la rive, ou le grincement d’une girouette, agitée par le passage subit d’une brise nocturne, parvenaient encore à leurs oreilles. Mais bientôt tous ces bruits s’éteignirent.

C’était l’heure solennelle de la nuit où tout repose dans la nature, et les bêtes carnassières revenues de leurs chasses nocturnes, et l’oiseau caché sous la feuillée, et l’homme fatigué des soucis et des travaux du jour.

Le torrent lointain même semble voiler ses sanglots, et sous la brise expirante de la nuit, la forêt exhale à peine de son orgue immense un faible soupir.

Cependant la jeune femme, les yeux tournés vers la ville endormie, contemplait attentivement une lueur presqu’imperceptible et immobile sur la côte. On eût dit qu’elle redoutait le moment où elle allait la voir disparaître entièrement, tant il y avait d’anxiété dans ses regards.

Ce n’était pas la lumière de la lanterne qui depuis longtemps avait disparu. Cette faible étincelle, qui venait scintiller au bord de sa paupière où tremblait une larme, jaillissait d’un foyer autrement mystérieux, autrement consolant.

C’était la pâle clarté de la lampe du sanctuaire de la vieille église, — holocauste virginal, emblème touchant de l’éternelle prière.

Pendant qu’elle contemplait cette chaste étoile, sa bouche murmurait une fervente prière. La prière ! invisible vestale qui veille incessamment, une étoile au front, dans le temple sans tache de l’âme pieuse.

Toute son âme semblait avoir passé dans ses yeux, tant il y avait d’ardeur dans son regard. Et le mystique rayon, venant effleurer sa prunelle de sa baguette d’or, semblait le regard de Dieu, caché sous les adorables voiles, exauçant sa plainte et versant un reflet d’espoir dans son âme en deuil.

Oh ! la pauvre femme, elle avait en effet grand besoin d’un céleste soutien, au moment d’affronter tant de dangers parmi les embûches de la nuit ! Enfin, les ténèbres l’envahissant de toutes parts, le frêle sillon de lumière s’éteignit sous un linceul d’obscurité.

— Oh ! il fait bien noir, dit tout bas l’enfant à sa mère après un long silence, je ne puis même pas voir votre visage. Si je n’étais pas si près de vous, ma chère petite maman, je crois que j’aurais bien peur.

Pourquoi sommes-nous partis si promptement ? Je dormais si bien dans mon lit quand vous êtes venue me réveiller. Allons-nous arriver bien vite ?

Et l’enfant, saisi d’un frisson involontaire, se rapprochait instinctivement de sa mère, comme pour chercher une protection contre les fantômes que la nuit fait sautiller devant l’imagination de l’enfance.

La jeune femme poussa un soupir, et sans répondre à ses questions :

— Couche-toi sur mes genoux, Harold, lui dit-elle, tu as encore besoin de dormir. Fais un bon somme tandis qu’il fait noir, je te réveillerai quand il sera jour, et tu verras se lever le beau soleil. Alors tu n’auras plus de peur.

L’enfant obéit sans rien dire et posa sa tête sur les genoux de sa mère.

— Maman, murmura-t-il à voix basse après quelques minutes, voyez-vous là-bas cette grande femme blanche qui marche sur l’eau ? Elle s’avance vers nous, — elle me regarde, — elle me fait signe d’aller vers elle. Entendez-vous, maman, comme elle chante ? Comprenez-vous ce qu’elle dit ?

Et l’enfant indiquait du doigt le fantôme qu’il croyait apercevoir.

Maman ! continua-t-il d’une voix tremblante, j’ai peur ! j’ai peur ! Retournons-nous en chez nous. Elle va venir me prendre.

Et il cachait sa figure sur les genoux de sa mère en étouffant un sanglot.

— Dors donc, enfant, ne crains rien, il n’y a point de danger. Cette grande tache blanche que tu vois là-bas, ce n’est pas un fantôme, c’est la chute de Montmorency. Le bruit que tu entends, c’est celui de l’eau qui tombe de la montagne. Dors tranquillement ; ta maman veille auprès de toi.

— Ho-hou ! interrompit tout à coup le Sauvage, tirant de sa poitrine cette exclamation gutturale ordinaire aux Indiens pour exprimer la surprise et i’étonnement, — Matshi Skouéou !

Ces paroles en langue sauvage, prononcées à demi voix, semblèrent paralyser les bras du chasseur canadien. Pendant quelques instants, son aviron demeura immobile entre ses mains.

Puis, sur un signe du Sauvage, ils se remirent tous deux à ramer vigoureusement, mais avec le moins de bruit possible.

Parler plus bas

— Votre enfant dort-il maintenant ? demanda enfin le chasseur après un long silence.

— Oui, répondit Madame Houel ; il est si fatigué d’avoir été dérangé cette nuit qu’il s’est endormi en quelques secondes.

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MON JIMMY

MON JIMMY

Jimmy a 27 ans et vit sous l’influence d’une mère dominatrice depuis qu’il est au monde.

Un jour, quelqu’un décide de le libérer, en tuant sa mère.

Une série de meurtres vient perturber les policiers de la SPVM. Sont-ils tous reliés ? C’est alors que le lieutenant-détective, Kean Butler et son équipe cherchent à retrouver les meurtriers.

Comment Jimmy réussira-t-il à surmonter cette emprise que sa mère exerçait de façon malhonnête sur lui ?

Il sera aidé de sa fiancée et de son père. Réussiront-ils à le sortir de cet effroyable piège tendu par sa mère ?

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Voici un extrait :

UNE SECONDE AGRESSION

C’est Cynthia qui venait de recevoir l’appel. Elle rejoignit Kean dans son bureau.

— Kean, une autre avocate vient d’être abattue dans sa maison. C’est son petit garçon épouvanté qui nous a téléphoné.

— Non, t’es sérieuse, une autre avocate ? Je te rejoins dans quelques minutes.

En arrivant sur la scène de crime, ils virent une femme, pas plus de 35 ans affalée sur un canapé imbibé de son sang.

Une policière retenait le petit garçon en larmes, dans une autre pièce. Le légiste n’étant pas encore arrivé, Kean demanda à ce que personne n’entre tant que la police scientifique ne serait pas là.

Il se rendit dans la cuisine et vit le petit bonhomme. Un enfant d’environ 6-7 ans qui pleurait la morve au nez. Il semblait inconsolable malgré la gentillesse de la policière désespérée.

Cynthia s’approcha et lui demanda son nom.

— Jean-Charles, répondit-il en s’essuyant le visage sur son chandail.

— Trouvez-moi des papiers mouchoirs, Christine.

Elle abandonna le garçon et partit à la recherche de ceux-ci. C’est alors que Cynthia le prit dans ses bras et le serra fort contre elle. Il se laissa aller en pleurant et en nommant sa maman.

— On a fait du mal à ma maman.

— Tu as vu celui qui lui a fait du mal ?

— Un monsieur. Il est parti en courant. Ma maman criait, je suis entré dans son bureau même si elle ne veut pas que j’y aille. Mais, elle criait.

Le légiste venait d’arriver. Guidé par Kean, il entra dans le bureau et examina la femme. En levant les yeux, il dit à Kean :

— Appelle une ambulance, elle n’est pas morte.

Heureux d’entendre cela, il fit l’appel sans tarder.

Cynthia continuait d’interroger l’enfant avec douceur. Christine avait déniché une boite de papiers mouchoir et la tendit à Cynthia.

— Tiens, mouche ton nez et dis-moi comment je peux appeler ton papa.

— Papa, il travaille, je ne peux pas le déranger, il n’aime pas ça.

— Je crois qu’il sera d’accord cette fois.

Il cessa de pleurer et sortit un portable de sa poche. Cynthia, surprise de voir un si jeune enfant avec un portable, lui demanda de le lui passer.

— C’est écrit : papa, vous avez juste à appuyer sur le bouton.

Elle le fit.

Un homme bourru répondit :

— Jean-Charles, je t’ai…

— Ce n’est pas Jean-Charles mais Cynthia Alex, sergent-détective de la SPVM.

L’homme se radoucit.

— La police ? Pourquoi ? Il est arrivé quelque chose à Jean-Charles ?

— Non, c’est plutôt à votre femme. Elle a été abattue dans son bureau il y a quelques minutes.

L’homme ne dit rien tant la nouvelle venait de le souffler.

— Elle… elle est morte ?

— Je crois que oui. Le médecin vient tout juste d’arriver.

— J’arrive, dit-il et raccrocha complètement confus.

— Ton papa s’en vient.

— Il va être très fâché. Toujours il me dit : Je te confie ta maman. Mais je ne sais pas c’est quoi, confie.

— Hé bien moi, je vais te le dire. Ça veut dire qu’il te laisse en prendre soin et c’est ce que tu as fait en nous téléphonant.

— Il ne sera pas fâché ?

— Oh, non, il ne le sera pas.

Au même moment, Kean entra dans la cuisine. Il se pencha vers l’enfant assis sur Cynthia pour lui dire :

— Ta maman est blessée mais elle n’est pas morte. Le médecin s’en occupe.

— C’est vrai ? Je veux lui parler, demanda-t-il en sautant par terre.

— Non, elle ne va pas très bien, attends encore un peu.

— J’ai appelé le père, il va rentrer sans tarder.

— C’est bien, Cyn. J’entends l’ambulance qui arrive, je vais au devant.

Les ambulanciers firent diligence, embarquèrent la femme promptement et partirent toute sirène hurlante.

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Sur les côtes de la Gaspésie

Sur les côtes de la Gaspésie

Le voyage d’une autre époque sur un voilier pour faire le tour de tous les points sur les côtes de la Gaspésie.

Mer, nature et épiscopat raconté par un prêtre.

Des aventures dignes de mention et qui sauront vous captiver.

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Voici un extrait :

L’Ile aux Basques

Juin 18 (6 h. A.M.)

Un faible vent nous a, pendant la nuit, portés vis-si-vis de l’île aux Basques, ainsi nommée parce qu’autrefois les Basques avaient, en ce lieu, formé des établissements pour la pêche, pour l’exploitation des huiles de poisson, et surtout pour faire la traite des pelleteries avec les sauvages de Tadoussac.

Durant la première partie du dix-septième siècle, la compagnie de la Nouvelle-France eut plusieurs fois à se plaindre du commerce de contrebande que faisaient les Basques, les Hollandais et aussi les Anglais, quand ils en trouvaient l’occasion.

Jusqu’ici le bulletin sanitaire n’a eu à enregistrer que des rapports favorables : la santé publique était bonne dans la petite communauté, l’appétit était encore meilleur.

Aujourd’hui, il y a perte d’appétit chez M. T., puis chez Hector et enfin chez Jacquot. Ce n’est pas tout : une maladie se déclare, et c’est bien le terrible mal de mer. Tous trois pâlissent, s’agitent et font de violents efforts.

Autour d’eux se rassemble un groupe de spectateurs. Personne, cependant, ne s’apitoie sur le sort des malheureuses victimes. Qu’elle est affligeante la situation d’un pauvre malade, étendu sur les planches du pont, la face dans la poussière, et ne levant les yeux que pour contempler des visages riants !

Prête-t-il l’oreille aux chuchotements des assistants, dans l’espérance de saisir quelques mots d’encouragement ? Il reconnait qu’il est l’objet de leurs mauvaises plaisanteries.

Veut-il se lever pour faire face aux railleurs ? Ses jambes ploient, sous le poids de son corps et le laissent tomber, expose à de nouvelles insultes. Une seule consolation lui reste : c’est l’espérance de pouvoir un jour rire à son aise de ses persécuteurs, lorsqu’ils auront eux-mêmes été abattus et désarmés par la maladie.

Les désastres de la journée sont causés par un fort vent de nord-est, en face duquel la Sara s’agite avec violence.

Le Bic et ses souvenirs

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La mémoire du coeur

La mémoire du coeur

 

Éternel célibataire, avide de pouvoir et orgueilleux, Guillaume Cloutier est un homme dont l’enfance difficile l’a forgé en adulte égocentrique et l’a amené à se battre chaque jour pour maintenir son indépendance.
Flatté par son succès social d’aujourd’hui, il se croit invincible.
Mais sa vie bascule quand il est confronté à la maladie, à la faiblesse, à la dépendance : pour survivre, il doit subir une greffe de coeur.
Il perd totalement le contrôle sur sa vie et suite à sa transplantation, d’étranges rêves et sensations le troublent.
Le monde de l’invisible s’invite maintenant dans son quotidien. Définitivement, il deviendra différent, mais est-ce en mieux ou en pire ? Saura-t-il trouver un quai avant de sombrer ?

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Voici un extrait :

Un coeur de pierre

Élisabeth Samson connait Guillaume depuis plusieurs années. Jeune brunette célibataire de 30 ans, Élisabeth n’est pas très grande, à peine 1 mètre 50. Ses longs cheveux frisés étaient toujours savamment attachés en chignon ou autrement. Elle avait de la classe dans son attitude et ses manières, mais aussi simplement dans sa façon d’être.

Il fut un temps où ils étaient amants. Pendant trois ans, ils avaient même partagé un appartement, avaient été un couple en amour, du moins c’est la lecture qu’en faisait Guillaume. Jusqu’au jour où Élisabeth avait fait ses valises et l’avait quitté, exaspérée « de son manque d’empathie et de son égoïsme chronique ». Ce sont précisément les deux reproches clairement exprimés par Élisabeth lors de son départ.

C’est la rencontre avec Élisabeth qui avait donné l’opportunité à Guillaume d’acheter cette entreprise paysagiste qui faisait son bonheur. Élisabeth travaillait dans cette boîte depuis déjà quelques années quand ils s’étaient rencontrés.

Les anciens propriétaires quittaient le Québec et Élisabeth l’avait su quelques semaines avant que le tout devienne public, ce qui avait positivement avantagé Guillaume dans les négociations. Il avait remporté le gros lot et depuis, l’Oeil vert lui appartenait.

Et comme Élisabeth et lui s’étaient laissés en bons termes, il avait fait le pari de garder son ex comme employée, et il ne l’avait jamais regretté. Élisabeth savait garder sa place, comprenait qu’il était le propriétaire et exécutait ce qu’elle avait à faire avec brio, sans trop se mêler de ce qui ne la regardait pas.

De plus, elle était très compétente, appréciée de tous, ce qui le servait et lui permettait de ne pas regretter sa décision. Aucun conflit, jusqu’à maintenant, n’avait assombri leur situation à l’un comme à l’autre. Et Élisabeth était un beau brin de femme, ce qui ne nuisait à rien pour Guillaume.

Élisabeth était chargée de projets et une conseillère avisée sur les contrats relatifs aux entreprises. Considérant qu’Émile était responsable de l’administration des projets et des relations avec les employés, elle avait peu d’occasions de rencontrer Guillaume, si ce n’est lors de la rencontre hebdomadaire.

Quant au rôle de Guillaume, sa principale responsabilité consistait à trouver les contrats, les négocier et les administrer avec le comptable et finalement, superviser l’ensemble de la boîte. Ils formaient un trio efficace et payant.

C’est pourquoi il en avait fait ses partenaires. La compagnie avait le vent dans les voiles, le trio était tourné vers une même vision d’avenir. Ils détenaient la recette du succès.

Ce matin, son intervention concernant Dion était plutôt inhabituelle, ce n’était pas de son ressort de se mêler de la gérance du personnel.

— Guillaume veut que je vire Dion !

— Pardon ? Mais pourquoi ?

— Parce qu’il est improductif, voilà tout ! Parce qu’il perd son temps et qu’il représente une mauvaise graine au sein de nos employés.

— Guillaume, tu sais bien que c’est faux, lance Élisabeth de sa voix calme habituelle. Il est très intelligent, très efficace et surtout, il est super original dans sa conception.

D’ailleurs, comme j’en ai déjà parlé avec Émile, alors que toi tu veux le congédier, je pensais plutôt lui offrir un poste de responsable de chantiers. J’ai besoin d’un troisième responsable, nos deux équipes n’y arriveront pas cette année.

— Pas question, je ne veux plus le voir ici, c’est réglé !

— Attends Boss, t’es pas sérieux là ? C’est lui qui a eu les meilleures idées l’été dernier sur le chantier des Remparts. Élisabeth, dis-lui.

— Émile a parfaitement raison, Guillaume. Je suis entièrement d’accord avec lui, ce gars est très original et créatif. On en a besoin ! On lui doit le succès du projet de la rue Bouvier, de celui de la Place La Cité et celui des Remparts.

C’est lui qui les a menés à terme l’an dernier, et sans surplus de salaire ! Les problèmes qu’on avait eus au projet des Remparts, c’est lui qui en a trouvé la solution. C’est pas rien ! Tous ces projets de l’an dernier, ça représente 60% de notre chiffre d’affaires, penses-y comme il faut.

— Boss ! C’est toi qui es improductif là !

— Guillaume, plutôt que de l’écarter, au contraire fais comme je te dis, donne-lui plus de responsabilités, nomme-le responsable de chantiers, tu canaliseras son « m’as-tu-vu ? » Et tu l’auras moins sous les yeux puisqu’il sera à l’extérieur, sur les chantiers. Guillaume, écoute-moi. Quand t’ai-je donné un mauvais conseil ?

— Ah ! fais chier tous les deux… OK, je lui donne une dernière chance, et c’est vraiment la dernière, vous avez compris ? Et Émile, j’veux que tu lui passes un moyen savon et je ne veux plus le voir trainer et faire le coq pendant les heures de travail, sinon, c’est moi-même qui le virerai ! OK, foutez le camp maintenant !

Émile, satisfait, laisse apparaître un petit sourire de satisfaction et quitte le bureau expressément, avant que Guillaume ne change d’idée. Élisabeth, se lève tranquillement, termine sa dernière gorgée de café et se dirigeant vers la porte, lentement, lance nonchalamment à Guillaume :

— Mais qu’est-ce qu’il a bien pu te faire ou te dire pour que tu le détestes autant ? Je pense qu’il t’indispose autant parce que c’est une « petite vedette », vive, intelligente, mais macho, tout comme toi. Deux coqs à l’Oeil vert, c’est trop pour toi ?

Tout comme Émile, la jeune femme quitte rapidement le bureau de Guillaume avec un petit sourire aux lèvres, mais pas pour les mêmes raisons. Et c’est ce qui rend Guillaume vraiment exaspéré.

 

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L’Ile d’Orléans

L’Ile d’Orléans

 

Les Soirées Canadiennes sont des histoires captivantes qu’on ne rencontre pas ailleurs.

Vous aimerez revivre de ces époques parfois bien lointaines, mais vécues par nos compatriotes.

Vous apprendrez, entre autres, comment se protéger des feux-follets.

L’Ile d’Orléans a joué un rôle important dans notre histoire, à vous de le découvrir !

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Un extrait :

L’arrivée

Pendant que je me livrais à toutes ces réflexions, le bateau touchait au quai.

Il était alors, une heure et demie. De sorte que ce fut après une demi-heure environ de la plus heureuse des navigations possibles que le débarquement eut lieu. Quel débarquement prosaïque !

Pas de vigie pour nous annoncer d’avance que nous allions toucher au terme de notre course. Pas une seule bouche, chargée de faire entendre à nos oreilles ce mot magique : « Terre ! Terre ! » mot trois fois béni qui caresse si délicieusement l’oreille de tout navigateur.

Parmi cette foule de voyageurs qui encombraient le bateau, pas un seul individu n’eut l’air de se rappeler qu’il allait fouler le sol privilégié de l’Ile de Bacchus, de vénérable mémoire.

Pas un, non plus, qui fit mine seulement de craindre l’apparition soudaine d’un de ces redoutables loups-garous ou feux-follets traditionnels, dont la patrie de ces fiers insulaires a été de temps immémorial, la terre de prédilection.

Au sortir du bateau, ma première visite fut pour les ruines de l’ancien fort des Hurons. Ces ruines furent découvertes en 1856, par M. N. H. Bowen, à une petite distance seulement du quai.

C’est un mur de cinq pieds d’épaisseur, recouvert, lorsqu’on fit les excavations, d’un pied de terre, où poussaient à l’envi les unes des autres, les ronces et les jeunes érables.

Ainsi que je l’ai déjà mentionné en passant, ce fut en l’an 1651 qu’un assez fort parti de Hurons vint se réfugier à l’Anse-du-Fort. Ce parti était composé de cinq à six cents personnes environ.

Aidés de leurs missionnaires, ils se mirent à défricher la terre et à cultiver. Pendant la première année néanmoins, ils vécurent de la charité et des aumônes des Français, auxquels ils témoignèrent toujours la plus vive reconnaissance et l’attachement le plus sincère.

L’année 1652 fut encore pour ces infortunés une année de tristesse et de deuil. Six hommes de leur bourgade avec trois enfants se rendaient dans un grand canot a Tadoussac, où ils allaient vendre leur farine de blé-d’Inde aux Montagnais. Une tempête les surprit dans le fleuve, et engloutit la frêle embarcation avec ses neuf passagers.

En 1653, il y eut une grande assemblée de Sauvages au bout de l’Ile. Une des cinq nations iroquoises, celle des Onnontagués, — se sentant d’humeur à faire la paix, envoya à cet effet une députation aux Hurons de l’Anse-du-Fort.

Le Gouverneur, M. de Lauzon assista officiellement à cette réunion. Il y eut de part et d’autre des discours et des promesses. Le traité fut scellé par l’échange de présents, et le tout se termina par des fêtes et des réjouissances.

Outre le fort dont je viens de parler, et outre les wigwams hurons, le voyageur, à cette époque, aurait pu voir encore s’élançant du milieu des sapins et des érables qui recouvraient la plage, le clocher d’une petite chapelle construite avec les économies des Français, et avec des peines infinies, pour le service de ces pauvres sauvages.

Rien ne saurait égaler la piété toute primitive de ces fidèles chrétiens ainsi que la vivacité de leur foi. À diverses reprises durant le jour, la cloche faisait entendre ses joyeuses volées au milieu des airs, et conviait les fidèles à l’église.

On y récitait des prières publiques. Puis, un choeur de jeunes huronnes chantaient en leur langue, des cantiques composés par leurs dévoués missionnaires.

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Trois légendes de mon pays

Trois légendes de mon pays

 

— L’histoire de L’Ilet au Massacre, la première par ordre de temps, nous montre, touchant à son paroxysme, l’état de féroce barbarie dans lequel étaient plongés les aborigènes de l’Amérique du Nord, avant l’arrivée des missionnaires.
— Le Sagamo du Kapskouk nous fait assister à cette lutte tempétueuse qui se fit dans la nature insoumise des Sauvages, lorsque leur fut exposée la doctrine catholique, avec l’alternative de ses promesses magnifiques et de ses menaces terribles.
— Le Géant des Méchins c’est la dernière étreinte de l’erreur aux prises avec la conscience, et le triomphe final de la Religion.
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En voici un extrait :

3. Sur les pistes

Les Micmacs, restés dans le bois pour observer, avaient pu, faisant usage de leur intime connaissance des lieux et profitant de la confiance des ennemis, qui ne soupçonnaient aucunement la présence de batteurs d’estrade autour d’eux, se rendre un compte parfait de tout ce qu’il importait de savoir.

Dans la nuit du départ des deux courriers envoyés à la bourgade du Bic, les éclaireurs avaient facilement découvert que le parti qu’on avait sur les bras était un parti d’Iroquois, composé d’environ cent guerriers d’élite, ayant livré leur âme au carnage et à la dévastation.

Ces guerriers formaient, en toute probabilité, un groupe détaché d’une de ces grandes expéditions qu’à cette époque, et longtemps après encore, les nations iroquoises envoyaient dans toute la vallée du Saint-Laurent.

Bien rarement les Iroquois prenaient une autre route que celle du fleuve, quand ils venaient porter leurs armes jusqu’en ces endroits, pour la raison qu’ils ne connaissaient pas l’intérieur de la vaste étendue de pays qu’il leur aurait été nécessaire de parcourir et que, de plus, il eût fallu traverser le territoire des Abénaquis, tribu vaillante et aguerrie de la nation algonquine, qui ne laissait pas sur ses terres un facile passage aux ennemis de sa race.

Mais très souvent les Iroquois, après avoir cotoyé les rives du Saint-Laurent, s’engageaient dans le cours des grandes rivières, afin d’aller giboyer, quand les provisions manquaient, ou attaquer les petites bourgades de l’intérieur, et même les familles distribuées par groupes au sein des pays de chasse.

Les Micmacs comprirent que les ennemis qu’ils avaient devant eux avaient dû prendre le haut pays par la grande rivière qu’on appelle aujourd’hui des Trois-Pistoles.

Puis s’engager dans cette autre rivière tributaire de la première et qui a nom Bouabouscache, jusqu’à ce que, voyant se multiplier les portages et trouvant sur les bords de la Bouabouscache le chemin plaqué (*) et récemment fréquenté des Micmacs, ils eussent laissé leurs canots, pour se mettre sur les pistes des familles dont le voisinage était, de cette sorte, clairement démontré.

(*) On sait que le mot plaque signifie, dans le langage des forêts, une marque particulière faite sur les arbres et servant d’indication : un chemin plaqué est un sentier marqué de plaques.

Pour qui connaît l’intelligente faculté d’observation et l’acuité d’intuition des sauvages, il y a dans tout cela quelque chose de si naturel qu’on ne concevrait pas que les coureurs n’eussent pas de suite tout deviné.

Ces reconnaissances faites, les Micmacs se divisèrent en deux petites bandes.

— L’une devait suivre les Iroquois sans se laisser découvrir, afin de prendre les devants à temps pour donner quelques heures d’avertissement, aux habitants des cabanes, de l’arrivée des ennemis, et se joindre aux autres guerriers, chargés de la défense du village.

— L’autre bande, composée de cinq hommes choisis parmi les plus intelligents et les plus vigoureux, devait tourner l’ennemi, observer ses brisées, prendre, si possible, préalable indemnité de vengeance, et assurer les moyens de rendre cette vengeance complète.

Suivons un peu ces derniers dans leur mission, aussi délicate et difficile que dangereuse.

Après une demi-journée de marche forcée dans le chemin parcouru par les ennemis, les cinq Micmacs arrivèrent sur le bord de la rivière Bouabouscache, dans un endroit où les pistes des Iroquois s’arrêtaient tout-à-coup.

Les sauvages s’attendaient à cela ; aussi ne furent-ils nullement surpris. Puis, ils connaissaient si bien cette forêt de leur pays qu’il n’était presque pas possible, pour homme ou bête, d’en remuer une branche sans qu’ils s’en aperçussent.

À la suite d’un examen minutieux des bords de la rivière, ils avaient découvert les traces défigurées d’une descente sur la rive sud de la Bouabouscache, d’où les Iroquois, marchant dans l’eau, avaient atteint un gué de rocailles conduisant au chemin pris par eux pour aller au Bic.

D’autres pistes, rendues méconnaissables pour tout autre que des sauvages, menèrent les Micmacs à un amas de branchages, masqué par des arrachis, au pied d’un petit rocher, sous lequel ils trouvèrent entassés vingt canots iroquois, bien différents par la forme des embarcations de la contrée.

Ces canots étaient là, avec les perches et les avirons ; mais il n’y avait rien autre chose. Cependant, il était impossible que les Iroquois eussent emporté au Bic avec eux tout le bagage et surtout les provisions nécessaires à une expédition lointaine en pays inconnu.

On les avait observés, du reste, et ils n’étaient point surchargés.

C’est la coutume des sauvages, quand ils sont obligés de laisser dans les bois les objets qui leur sont d’une utilité première, de ne pas tout mettre dans le même endroit : — c’est ce qu’on appelle faire plusieurs caches ou cachettes.

Les Micmacs continuèrent donc leurs recherches et finirent par découvrir le lieu d’une autre descente, sur la rive nord de la Bouabouscache, à une assez grande distance de l’endroit occupé par les canots, et par trouver la cache des provisions et bagages des Iroquois.

On a tout vu !

Le conseil maintenant !

Puis de suite l’action !

Les sauvages, — comme tous les hommes contemplatifs, — possèdent cette faculté précieuse de concentration, nécessaire à l’unité de but et à la fermeté d’exécution, qu’on appelle le caractère.

Cette qualité se développe chez l’homme qui se recueille, et voilà pourquoi nos sociétés modernes, les moins recueillies, les plus avides de bruit et de frivolités, les plus répandues au dehors, sont aussi, de toute l’histoire, les plus pauvres en grands caractères.

Mettant à profit, dans ce moment, cette qualité si développée chez le sauvage, nos Micmacs firent taire toutes les inquiétudes qu’ils ressentaient pour tant d’êtres si chers laissés derrière eux, et devisèrent des moyens à prendre, tout comme s’il n’y avait eu au Bic rien autre chose qu’un parti d’ennemis exécrés à détruire.

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Une de perdue Deux de trouvées

Une de perdue Deux de trouvées

Le Capitaine Pierre est un navigateur hors pair. Ce qui ne l’empêche pas d’être attaqué par les Pirates. Voyez comment il se sort de cette situation. À terre, on le piège, on le fait même passer pour mort. Mais ses esclaves noirs lui viennent en aide.

Dans la deuxième partie, il se retrouve en charge d’une immense fortune, avec, entre autres, des plantations aux États-Unis. Voyez le plan qu’il a proposé à ses esclaves noirs pour s’affranchir.

Le capitaine passera dans les villages des Patriotes à l’époque des batailles, toujours à la recherche de quelqu’une. Suivez les évènements qu’il a vécu à Montréal puis à Québec.
Que de péripéties ! Vous aimerez !

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Voici un extrait :

Le Rendez-vous des pirates

Le fameux Lafitte n’existait plus depuis longtemps, mais il avait laissé à sa place, avec le titre de général, son lieutenant Antonio Cabrera, qui ne lui cédait ni en bravoure ni en audace.

Cabrera était le chef et le maître de tous ces pirates. Deux à trois actes de vigueur lui avaient valu l’obéissance la plus passive de leur part. Il avait reçu dans sa jeunesse une éducation distinguée, et était le fils cadet d’une illustre famille de Cadix.

D’un caractère emporté, il avait été obligé de fuir sa patrie, afin d’éviter les rigueurs de la loi pour un duel dans lequel son adversaire fut tué. Après s’être longtemps caché dans les bois, il s’était joint à une bande de brigands, et enfin avait trouvé dans les vaisseaux de Lafitte, le théâtre où il put déployer toute l’énergie de son caractère.

Remarqué par Lafitte pour son courage et par les pirates pour son audace, il remplaça bientôt le lieutenant de Lafitte, qui avait été tué en montant à l’abordage d’un navire marchand.

Quand Lafitte abandonna la vie de pirate et le siège de ses exploits, Cabrera fut unanimement choisi pour chef par tous ceux qui avaient partagé ses périls et admiré son courage, son sang-froid et son admirable présence d’esprit dans les conjonctures les plus désespérées.

Féroce jusqu’à là frénésie durant le combat, il avait souvent montré après la victoire, de ces élans généreux qui quelquefois caractérisent la vie de certains pirates. Ses compagnons l’aimaient pour sa justice impartiale. Jamais il ne voulut prendre plus que la part d’un simple matelot, quand il s’était agi de partager le butin pris en course.

Sévère pour la discipline, aucune faute ne trouvait grâce devant lui. D’une rigueur outrée dans le service, il se fit bientôt des ennemis. Mais sa vigueur sut bientôt mettre fin à tous les murmures.

Un jour que l’un de ses matelots refusait d’accomplir un ordre qu’il lui avait donné, il lui creva la poitrine d’un coup de pistolet. Une couple d’exemples de cette nature eurent bientôt convaincu les mécontents qu’ils avaient trouvé dans Cabrera un autre Lafitte, et tout fut fini.

Quatre vaisseaux étaient mouillés dans l’esterre. Une polacre et une corvette, armées chacune sur le pont de seize caronades et d’un canon de chasse de gros calibre sur l’avant. Et deux petits sloops, montés chacun de six canons. Leurs coques longues et effilées, leurs grandes voiles et la prodigieuse hauteur de leur mâture, annonçaient que tous ces vaisseaux étaient faits pour la course bien plus que pour le transport.

Les divers groupes nonchalamment étendus à l’ombre, savouraient le parfum de leurs cigares. Les uns racontaient les aventures de leur jeune âge, les autres dormaient, ceux ci s’amusaient à boire, ceux-là à des jeux de cartes, de quino et de rouge et noir. Cette vie d’oisive inactivité que les pirates menaient dam l’esterre depuis plus d’une semaine, commençait à les ennuyer.

— Je voudrais bien savoir si le général prétend nous tenir ici encore bien longtemps, demandait un tout jeune homme encore, à un mulâtre d’une taille colossale.

— Piétro, ne t’impatiente pas. Tu en auras bien assez ! Dans dix ou douze jours nous pourrons commencer à nous préparer.

— Quoi ! faut-il attendre encore tout ce temps là ! Ne pourrions-nous pas aller faire une toute petite visite aux environs de la Havane, par exemple, pour voir si nous ne rencontrerions pas quelques-uns de nos bons amis messieurs les Anglais ?

S’ils ne sont pas toujours riches en or, ils ont souvent de certaines gentilles petites créatures, comme celle qui est prisonnière dans la case du général, et qui, depuis une semaine, est assez bête pour se laisser mourir de faim et se dessécher à force de pleurer, plutôt que de…

— Chut ! ne parle pas de la Française. Le général en est fou d’amour, il en est jaloux comme un tigre, et ce qui me surprend, c’est qu’il me semble, foi d’honnête homme, trembler comme s’il avait peur, quand il lui parle.

— Eh bien, parlons d’autre chose, ça vaudra peut-être mieux en effet. Pourquoi le général n’est-il pas venu nous voir depuis deux jours ? Il me semble qu’il ne faut pas tant de temps pour aller à Malance ? Et sa Française, s’il l’aimait tant… Ah !c’est vrai j’oubliais, il n’en faut pas parler ! Mais après tout, nom d’un tonnerre, pourquoi n’en parlerais-je pas moi ? Qui est-ce qui m’empêchera ici ?

— D’abord la prudence. En second lieu le respect pour le sexe. En troisième lieu, et le mulâtre regarda fixement Piétro dans les yeux.

— Et en troisième lieu, quoi ?

—Et en troisième lieu, parce que, entends-tu, je ne veux pas qu’on fasse de réflexions sur la prisonnière du général.

Piétro se mordit les lèvres. Il ne savait que penser du mulâtre. Était-ce obéissance et respect pour Cabrera, ou amour pour la Française qui portait le mulâtre à en agir ainsi. Piétro n’aimait pas Cabrera et encore moins le mulâtre. Il eut donné beaucoup pour connaître les motifs de sa conduite en cette circonstance.

— Mais il me semble, mon cher Burnouf, reprit Piétro après un instant de silence, que le général ne devrait pas être si particulier sur sa Française. Car après tout, ce n’est pas lui qui l’a fait prisonnière ! En bon droit et en stricte justice, elle doit t’appartenir à toi, Burnouf, car c’est toi avec ta polacre qui as attaqué l’anglais. Et quoique Cabrera soit arrivé avec sa corvette quelques minutes après que tu fus monté à l’abordage, c’était encore un de tes gens qui avait empoigné la Française. Cabrera n’avait pas le droit de s’en emparer.

Piétro, en prononçant ces paroles d’un air presque indifférent, n’en avait pas moins suivi avec attention l’expression de la physionomie du mulâtre, dont les épais sourcils s’étaient contractés à mesure que Piétro parlait.

— Les roches entendent, répondit le mulâtre en baissant la voix. Éloignons-nous un peu d’ici.

Et le mulâtre et Piétro allèrent à quelque distance, ce dernier tressaillant involontairement de l’expression féroce du mulâtre.

— Tu penses donc que j’ai droit à la Française ?

— Mais sans doute. Et nous avons tous été surpris de voir que tu te soumettais si bonassement à te la laisser enlever par le général.

— Oui, mais sais-tu que c’aurait été une lutte à mort, entre le général et moi ?

— Tu as donc eu peur, toi Buruouf. Toi qu’on désigne pour notre prochain général, au cas où Antonio Cabrera viendrait à mourir ou à nous abandonner ?

— Peur, nom d’un cratère ! Peur, moi, Jean Burnouf !

— Dame, aussi, pourquoi ne l’as-lu pas disputée au général ?

— Je vais te dire : c’est que je n’étais pas trop sûr que j’eusse le droit de mon côté. Car vois-tu, sans l’arrivée opportune de la corvette, la polacre et son équipage, et moi par-dessus le marché, étions tous flambés. Je craignais que nos gens ne se déclarassent en faveur du général. Ce qui, sans m’avancer, m’aurait rendu tout au moins suspect, pour ne pas dire plus.

Et avec le général il ne fait pas bon de s’y frotter, à moins qu’on ne soit bien sûr de son coup. J’ai mes plans. Je t’en parlerai plus tard. En attendant, il serait à propos d’avoir l’opinion de nos gens.

En ce moment un coup de sifflet se fit entendre sur le roc au-dessus, et se renouvela par trois fois. C’était le signal de l’arrivée de quelqu’un de la bande.

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