LA PRAIRIE

laprairieff

LA PRAIRIE de Fenimore Cooper

L’auteur du Dernier des Mohicans nous raconte dans La Prairie la vie d’un vétéran de la forêt.

Il avait commencé sa carrière près de l’Atlantique, mais il s’est vu forcé, par la marche progressive de la population, avançant toujours rapidement sur ses pas, de chercher un dernier refuge contre la société : les plaines vastes et inhabitées de l’ouest.

Il y rencontrera différentes tribus d’indiens mais aussi une famille de squatters (américains vivant aux limites des populations).

Des intrigues et des aventures assurées.

Vous aimerez cette histoire trépidante!

Sur Amazon

Attaquer les blancs ?

Toutes les dispositions furent faites par Mahtoree en personne. Il indiqua lui-même le poste précis que chacun devait occuper, comme un homme qui connaissait à fond les qualités respectives de ses compagnons, et on lui obéit à l’instant avec cette déférence que les Indiens montrent toujours aux ordres de leur chef dans les moments décisifs.

Il détacha les uns à droite, d’autres à gauche. Sitôt qu’il avait fait un signe, l’homme désigné partait d’un pas rapide, mais sans faire aucun bruit, et bientôt chacun fut à son poste, à l’exception de deux guerriers qui restèrent près de la personne de leur chef.

Dès qu’il se vit seul avec ces compagnons de son choix, Mahtoree se tourna vers eux, et leur annonça par un geste expressif que le moment critique était arrivé de mettre à exécution le plan qu’ils avaient concerté ensemble.

Ils commencèrent tous trois par déposer le petit fusil de chasse que, sous le nom de carabine, ils portaient en vertu de leur rang. Puis se débarrassant de toutes les parties de leur costume qui pouvaient gêner leur mouvements, ils restèrent un instant immobiles, ressemblant assez à ces statues antiques à peine drapées, qui représentent des héros célèbres.

Mahtoree s’assura alors que son tomahawk était bien à sa place, et que son couteau tenait bien dans sa gaine de peau. Il serra sa ceinture, et arrangea le lacet de ses brodequins ornés de franges, qui aurait pu entraver sa marche. Toutes ces dispositions une fois faites, le chef teton, prêt à tout entreprendre, donna le signal d’avancer.

Les trois guerriers se dirigèrent vers le camp des voyageurs de manière à le prendre en flanc. À peine les prisonniers pouvaient-ils les apercevoir encore, lorsqu’ils s’arrêtèrent, et regardèrent autour d’eux comme des hommes qui délibèrent et qui pèsent mûrement les conséquences avant de prendre un parti décisif. Alors s’enfonçant ensemble dans l’herbe de la Prairie, ils disparurent entièrement aux regards.

Il n’est pas difficile de se figurer l’anxiété terrible avec laquelle Hélène et ses compagnons regardaient ces divers mouvements, dont le résultat les intéressait si particulièrement. Quelque raison qu’elle pût avoir de ne pas porter un attachement très vif à la famille dans laquelle elle a d’abord été vue par le lecteur, la pitié naturelle à son sexe, et peut-être un sentiment de bienveillance plus prononcé, agissaient puissamment sur son cœur.

Plus d’une fois elle se sentit tentée de braver le danger terrible et immédiat qui la menaçait, et d’élever sa faible voix, tout impuissante qu’elle était, pour pousser le cri d’alarme. Entraînée même par une impulsion aussi forte que naturelle, il est probable qu’elle aurait fini par y céder, sans les représentations muettes, mais énergiques, de Paul Hover.

Le jeune chasseur d’abeilles se trouvait livré lui-même aux sensations les plus diverses. La plus vive, la plus puissante sans doute était celle que lui inspirait la position critique de la jeune fille placée sous sa protection.

Mais à cette anxiété déchirante se joignait l’intérêt profond qu’il ne pouvait s’empêcher de prendre à ce spectacle, et qui, pour ce cœur impétueux et sauvage, ne laissait pas que d’avoir des charmes.

Quoique les sentiments qu’il avait manifestés pour les émigrants ne fussent pas équivoques, et qu’ils fussent loin de leur être aussi favorables même que ceux d’Hélène, il brûlait d’entendre le bruit de leurs fusils, et si l’occasion s’était offerte, il aurait été volontiers des premiers à voler à leur secours.

Lui-même il éprouvait parfois le désir, presque irrésistible, de s’élancer pour éveiller les imprudents voyageurs. Mais un coup d’œil jeté sur Hélène suffisait pour rappeler sa prudence prête à l’abandonner, en le faisant souvenir qu’elle serait victime de sa témérité.

Le Trappeur seul était calme en apparence, observant tout aussi froidement que s’il n’eût pas eu un intérêt direct à la tournure que prendraient les choses. Son regard vigilant semblait être partout. C’était celui d’un homme trop habitué aux scènes de danger pour se laisser aisément émouvoir, et qui ne pensait qu’aux moyens de trouver ses gardiens en défaut, et de tromper leur vigilance.

Pendant ce temps les guerriers tetons n’étaient pas restés oisifs. À la faveur de l’herbe touffue accumulée dans les bas-fonds, ils s’étaient frayé un chemin à travers cette couche épaisse, comme autant de serpents perfides qui se glissent vers leur proie, jusqu’à ce qu’ils fussent arrivés à un point où il devenait nécessaire de redoubler de précaution avant d’avancer davantage.

Sur Amazon

Le pilote

Le pilote de Fenimore Cooper

lepiloteff

Les Américains contre les Anglais. En Angleterre, et sur mer cette fois..
Batailles navales, prisonniers et prisonnières, intrigues amoureuses, différences de point de vue, coulage d’un bateau, etc.
Voilà ce qui vous attend dans ce roman historique.
Le pilote, ce personnage mystérieux, sauve les équipages à quelques reprises.
Découvrez ces histoires d’un autre temps qui ont pourtant existé. Vous apprécierez !
Fénimore Cooper est aussi l’auteur du Dernier des Mohicans, La Prairie, L’Ontario et bien d’autres.

Sur Amazon

Voici un extrait :

Visite des dames aux prisonniers

Cependant, les trois matelots occupaient trois cellules qui donnaient sur un même couloir, dans lequel se promenait une sentinelle. Le colonel alla retrouver Borroughcliffe et lui annonça qu’au lieu de passer la soirée chez ces dames, ils la finiraient tête à tête en buvant un verre de madère.

Le capitaine accepta volontiers cette modification, et ne quitta son hôte que lorsque l’horloge de l’abbaye eut fait entendre autant de coups qu’elle pouvait en sonner à la fois. Monsieur Christophe Dillon ne fut pas de la partie. Suivant le récit d’un domestique, il s’était rendu au village voisin pour se rapprocher du rendez-vous de chasse, où il voulait être à la pointe du jour.

Pendant que les deux buveurs vidaient leurs verres et parlaient des campagnes d’autrefois, deux scènes très différentes se passaient dans d’autres parties de la maison. Sitôt que le calme de l’abbaye ne fut plus interrompu que par les hurlements du vent et les rires du couple joyeux, une porte s’ouvrit doucement, et Catherine Plowden en sortit  enveloppée d’une mantille et tenant à la main une lanterne sourde, qui jetait une faible clarté sur les murs d’en face.

Elle fut suivie de deux autres femmes vêtues de la même manière et pourvues également de lanternes. Lorsqu’elles furent toutes les trois dans la galerie, Catherine referma doucement la porte et s’avança la première.

— Silence ! murmura Cécilia d’une voix tremblante, on est encore levé dans les autres parties de la maison, et si vos prévisions sont fondées, notre visite peut causer la perte des prisonniers.

— Ne reconnaissez-vous pas les rires du colonel Howard en belle humeur ? dit Catherine. Oubliez-vous d’ailleurs que le vin ne lui laisse guère l’usage de ses oreilles.

— Nous nous embarquons dans une dangereuse entreprise, dit Alice Dunscombe, mais vous êtes jeunes et vous êtes crédules.

— Si vous désapprouvez notre visite, reprit Cécilia, elle ne saurait être excusable et nous ferons bien de retourner sur nos pas.

— Notre démarche me paraît plus imprudente que coupable. Ce ne peut être sans dessein que Dieu a mis entre nos mains le sort d’hommes qui nous sont chers. Conduisez-nous, Catherine, il faut en tout cas éclaircir nos doutes.

L’ardente jeune fille n’attendit pas une seconde injonction, elle alla jusqu’au bout de la galerie, descendit un étroit escalier et se trouva sur une pièce de gazon qui séparait la maison du jardin d’ornement.

Les trois femmes la traversèrent en cachant leurs lumières et en se courbant pour éviter les bouffées de vent glacial que leur envoyait l’Océan. Elles arrivèrent à un bâtiment d’une architecture simple, caché derrière les parties plus achevées du vieil édifice. La porte massive était ouverte à deux battants.

— Chloé a exécuté mes ordres, dit Catherine. Maintenant si tous les domestiques sont endormis, nous sommes certaines de ne pas être aperçues.

Il fallait traverser une antichambre où il n’y avait qu’un vieux noir qui, après avoir placé son oreille à peu de distance d’une sonnette, s’était endormi du plus profond sommeil. De cette chambre, nos dames entrèrent dans des couloirs qui n’étaient connus que de Catherine, montèrent au premier étage et s’arrêtèrent pour examiner les obstacles qu’elles pouvaient rencontrer.

— Nous allons échouer au port, dit Catherine, le factionnaire est dans le couloir, au lieu d’être sous les fenêtres, comme je l’avais espéré. Que faut-il faire  ?

— Retournons sur nos pas, dit Cécilia. Quoique mon oncle soit sévère envers moi, j’ai sur lui quelqu’influence, demain matin, je tâcherai de le décider à les délivrer, en exigeant d’eux la promesse qu’ils n’entreprendront plus rien de semblable.

— Demain il sera trop tard, repartit Catherine, j’ai vu ce coquin de Christophe monter à cheval, sous prétexte d’aller rejoindre la chasse. Mais, au regard qu’il m’a lancé, j’ai jugé qu’il avait d’autres intentions. Si demain Griffith est dans ces murs, il sera condamné à périr sur l’échafaud.

— Il suffit, dit Alice Dunscombe avec une émotion singulière, le hasard peut nous favoriser, approchons.

À peine eurent-elles fait quelques pas, que la sentinelle cria : Qui vive  ?

— Il n’est plus temps d’hésiter, dit Catherine, et elle ajouta à haute voix :

Nous sommes les maîtresses de la maison et nous vaquons à nos affaires domestiques. Il est singulier que nous soyons exposées à rencontrer des hommes armés dans notre propre domicile  !

Le soldat présenta respectueusement les armes et répondit :

— Mesdames, j’ai ordre de garder les portes de ces trois chambres, nous y avons des prisonniers. Mais en toute autre chose, je suis disposé à vous servir de tout mon pouvoir.

— Des prisonniers ! s’écria Catherine avec une feinte surprise. Le capitaine Borroughcliffe a-t-il la prétention de transformer en prison l’abbaye de Sainte-Ruth. De quel délit ces pauvres gens sont-ils coupables ?

— Je l’ignore, madame. Mais, comme ce sont des matelots, je suppose qu’ils se sont enfuis de quelque vaisseau.

— Pourquoi ne les envoie-t-on pas à la geôle du comté. II faut examiner cela, dit Cécilia. En ma qualité de maîtresse du logis, j’ai droit de savoir ce qui s’y passe. Ayez donc la complaisance de m’ouvrir les portes, dont je vois les clefs suspendues à votre ceinturon.

Le factionnaire hésita. Il était interdit par la présence et la beauté des dames, mais une voix intérieure lui rappelait ses devoirs. Néanmoins une idée subite le tira d’embarras et le disposa à se conformer aux sollicitations ou plutôt aux ordres de miss Howard.

— Voici les clefs, madame, lui dit-il. J’ai ordre d’empêcher les prisonniers de sortir, mais on ne m’a pas défendu de laisser entrer chez eux. Lorsque vous leur aurez rendu visite, veuillez me remettre ces clefs. Ne restez pas longtemps, ne fût-ce que par égard pour les yeux d’un pauvre diable. Car je ne saurai où les diriger pendant cette entrevue, à moins que vous ne fermiez les portes.

Cécilia se disposait d’une main tremblante à ouvrir les chambres lorsque Alice Dunscombe la retint.

— Vous dites donc qu’ils sont trois. Sont-ils avancés en âge ? demanda-t-elle au factionnaire.

Sur Amazon

En préparation

Une grande nouvelle : Notre auteur et ami Normand jubinville se prépare à publier son prochain livre, ici, sur le blog http://plein-de-livres.com. Cela, au fur et à mesure qu’un chapitre sera complété.

Pour l’instant, le titre de son ouvrage est « La Guêpe ». Nous verrons, au fur et à mesure, si ce titre convient bien. Et selon vos suggestions, l’histoire et/ou le titre pourront varier.

Finalement, le titre adopté : LES GUÊPES. Pour un extrait ou Kobo ou Amazon.

Je vous présente Normand Jubinville !    normand4

Voyez ses premiers titres déjà publiés :
Mystère et suspense :
L’incendiaire de Sherbrooke
L’homme congelé
Le rêve d’une apprenti détective
Les légumes d’Antoine
Louis l’Ours
SOS Catou
LE CHAMANE SANGLANT
La Louve de Coaticook
La femme secrète
La femme secrète 2 Danger ! Pirates, le petit dernier.

Aventure :
La sorcière du lac Brais

Science-fiction :
Entre les comètes

Tyad de Zéol = Moess-1 et 2

Moess-1, L’Initiation
Moess-2, L’Arbre de Vérité
Moess-3, Le Vortex
Moess-4. De feu et de glace
ou
Planète sans oxygène Exploration no 1
Derrière les interdictions Exploration no 2
Les couloirs de transfert Exploration no 3
Feu et Glace Exploration no 4

Les liens ici sont ceux sur Amazon.com que vous changez pour .CA ou .FR pour le retrouver.

Si vous voulez voir les images des couvertures et obtenir les liens pour le iBookstore ou pour Kobo, référez-vous à la page de Normand sur www.livresenligne.ca : Normand Jubinville.