Apprendre pour la vie

Introduction à mon apprentissage ou Apprendre pour la vie

J’écris cet article d’abord parce que j’ai quelques histoires à vous raconter.
Également pour vous donner des idées pour créer vous aussi des revenus qu’on appelle passifs, c’est-à-dire qu’ils vous rapportent tout en dormant.

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Il faut comprendre qu’à la retraite, le revenu est coupé d’au moins la moité et que l’espérance de vie est de plus en plus longue.
J’ai décidé de faire ce que j’aime et de préférence, sans l’obligation de sortir pour me retrouver dans les bouchons de circulation. Cela m’a fait gagner de nombreuses heures, bien sûr.

Apprendre

J’ai la conviction qu’il est important de continuer d’apprendre tout au long de sa vie.

Là, j’en suis à faire le point sur les différentes étapes effectuées jusqu’à maintenant.
Les investissements dans une formation vous appartiennent et personne ne peut vous les enlever. C’est votre richesse personnelle.

J’éditais déjà des ebooks dans le iBookstore. Je l’ai appris par moi-même en commençant par la programmation (qui n’était pas faite pour moi, assurément). J’ai bûché mais j’y suis finalement arrivée et plusieurs de ces ebooks sont toujours disponibles dans le iBookstore. Aujourd’hui, j’ai compris que Apple est d’abord conçu pour la musique et les applications.

 

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De nouvelles avenues

Depuis quelques années, j’ai suivi quelques formations, ce qui accélère grandement le temps d’apprentissage.

D’abord celle de Christian Godefroy, un homme merveilleux ! Mais il est décédé au début de ma formation. Je ne l’ai appris qu’une fois ma formation terminée quelques 3 mois plus tard. Comment cela s’est-il fait ? C’est que, comme tout infopreneur, ses formations étaient enregistrées. Et c’est son fils qui corrigeait nos travaux et répondait à nos questions.

Cette formation m’a appris à devenir un éditeur en produisant des ebooks de qualité selon les exigences de Amazon (ensuite de Kobo).

De 300,000 ebooks disponibles en français, comparés à plusieurs millions en anglais, il semblait qu’il y avait de la place pour les miens.

Mes premiers revenus sur Amazon ? Coupés de 30 %, oui de 30 % pour l’impôt à payer aux USA. En fait, je n’avais pas encore obtenu mon numéro d’enregistrement, selon l’entente entre le Canada et les US pour que je sois imposée au Canada seulement.

J’ai alors produit plusieurs ebooks en faisant tout moi-même (je devrais apprendre à déléguer). Je parle de la correction, du formattage, de la séparation en chapitre, de trouver un titre, de la création de la page couverture en cherchant la bonne image. Puis la publication et sa publicité.

Mon calcul

J’ai calculé qu’il fallait très souvent au minimum 40 heures par ebook, ce qui fait beaucoup d’heures avec plus de 600 ebooks puliés.
Quoi ? Vous n’en avez pas lu un seul ? J’oserais dire « honte à vous ! » Avez-vous pensé aussi à tout le travail de l’auteur ? Et c’est le plus important, bien sûr.

Oui, la première fois, il s’agit de s’ouvrir un compte sur Amazon de son pays (ca, fr, com, etc.). C’est le plus difficile (je m’y suis repris par 2 fois avant d’y arriver). Ensuite, vous chargez l’application gratuite sur votre ordinateur, votre tablette et/ou votre téléphone.
Allez, faites-le !

Vous pouvez les choisir directement sur le site www.livresenligne.ca. Ou encore sur Amazon Kindle, vous tapez : « Les productions luca » ou le nom de votre auteur favori.

Les premières fois

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Mon premier site web a été créé sur mon Mac avec le logiciel iWeb. Un logiciel sur Mac est facile à apprendre par soi-même.

Ensuite, ça prend la connexion avec un serveur et un nom de domaine, d’où livresenligne.ca. Il est toujours en tête sur Google même s’il n’est pas adapté aux téléphones.

 

Il y a plein de premières fois dans toutes ces étapes, que ce soit dans l’apprentissage des nouveaux logiciels (qui changent régulièrement en plus).
Et même des media sociaux comme Facebook et Twitter.social-media-407740__180
Il faut réaliser que, même si cela vous semble très évident aujourd’hui, vous pouvez regarder en arrière pour revoir votre première fois.

Toutes ces heures de travail (ou d’amusement) ont été effectuées en écoutant les vidéos de David Laroche, Roger Lannoy, Nathalie Cariou, Zico Kiaxx, Lorenzo de Learnybox, ou encore ma propre musique sur mon 2e ordinateur.

Certaines semaines, j’ai publié jusqu’à 3 ebooks de grande qualité. Quand on pense que certaines maisons d’édition avec toute leur équipe en publie environ un par mois… (avec leurs subventions).

Ma 2e formation

Ma deuxième grande formation a été celle offerte par Olivier Rolland sur Comment créer un blog avec WordPress. Ce qu’il faut faire et ne pas faire. Sa méthode IKEA a duré 7 mois, c’est-à-dire écouter et appliquer.
J’avoue que je n’ai pas tout fait encore. Par exemple, écrire un article comme celui-ci à chaque semaine et le publier sur http://plein-de-livres.com. Écrire sur les blogs des autres, produire des vidéos, des podcasts, etc.
C’est ma faute, j’ai été attirée par une autre formation.

Ma 3e formation

Celle de Amazing.com (elle n’existe plus). Elle m’a appris comment vendre des produits physiques sur Amazon.

Si vous connaissez des producteurs locaux qui veulent vendre sur Amazon, je peux le faire pour eux. Moi, je n’en ai pas trouvé qui aurait été prêt à me faire un prix d’ami ou d’affaires. La plupart ne veulent rien savoir des petits entrepreneurs.

Donc, on se tourne vers la Chine. Ils sont vraiment intéressés et veulent vous aider à vendre leurs produits de qualité. Ils ont un décalage horaire de 12 heures. Ainsi à 20 hres, il est 8 hres pour eux, ce que j’appelle le monde à l’envers. Pas toujours évident. De plus, une personne qui parle mandarin, moi en français pour correspondre en anglais, ce n’est pas toujours évident, c’est sûr.

J’en ai même attrapé une qui parlait en code comme dans les textos. Ex. : BTW, mais qu’est-ce qu’elle me dit ? Finalement, j’ai compris que BTW équivalait à « by the way ». Comment aurais-je pu le savoir sans lui demander ? Cela n’est pas inscrit dans le dictionnaire.

L’arbitrage

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Ensuite, j’ai appris à vendre par arbitrage sur Amazon. C’est-à-dire, acheter des produits physiques à un prix réduit, de les envoyer chez Amazon pour qu’eux se chargent du service au client. Tout un monde, cela aussi. Et les discussions en anglais avec Amazon.

Eux aussi proviennent d’autres pays, donc certains téléphones à toute heure. Moi qui n’aime pas le téléphone, je devais essayer de comprendre ce qu’on me disait en anglais.

Mais maintenant je sais. Je peux le faire et j’en suis fière !

Conclusion

Je vous parlerai dans un autre article de mes autres formations.
Mais mon conseil : regardez dans votre vie ce que vous aimez et comment cela pourrait vous rapporter un revenu passif. C’est vraiment amusant !

Une étape à la fois et vous voudrez continuer. Vous n’aurez pas vu le temps passer et vous aurez produit. Ainsi votre moral demeurera au maximum. Je vous le souhaite ! Vraiment !

Laissez-moi un commentaire ci-dessous. Merci !

 

P.S. Lâchez la TV, vous récupérerez le temps nécessaire à la réalisation de votre objectif malgré toutes vos autres activités.

Soyez actifs pour vous former et/ou pour un revenu passif, pourquoi pas ? 🙂

 

Des histoires de Hollande

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D’abord publié sous le titre de La chambre obscure, ces histoires nous parlent de la vie en Hollande vers 1830.

Des écoliers, des chasseurs, des pêcheurs, des mères et des pères de famille.

Leurs activités, leur façon de penser et de vivre.

Vous aimerez ces histoires.

 

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Voici un court extrait :

Les moyens de transport

On est occupé, dans ma patrie, à établir des chemins de fer. Il a fallu bien du temps avant qu’on y arrive. Les plans reposaient toujours chez nous sur le trekschnit. La ligne se brise au moins six fois avant d’arriver à sa destination. Enfin, on arrive ! Mais ciel ! que cela dure longtemps avant que l’on ait ses bagages. Avant que la chaufferette, la haridelle et le parapluie soient remis aux mains du brouettier.

Quant à moi, je suis un Hollandais de vieille souche. Mais j’ai, entre autres vices non patriotiques, une impatience qui n’est rien moins que hollandaise. Bien que je puisse me rendre cette justice, et déclarer qu’il n’y a personne au monde qui tire d’embarras, avec plus de calme, une jolie femme et un tricot de coton ou de soie. Quant au reste, c’est tout autre chose.

Pour faire tout ce qui doit être fait, j’ai la plus admirable patience. J’ai du respect pour les choses qu’il faut faire lentement. Mais ne rien faire m’ennuie terriblement. Je ne puis attendre. Cela me fait souffrir.

La vie est trop courte, et mon sang coule vite. Quant aux chemins de fer, en particulier, je les attends depuis des années, non pas que j’y aie quelque intérêt commercial ou financier, mais à cause d’un pari que j’ai fait, et uniquement parce qu’il n’y a encore aucun moyen de transport qui me plaise, excepté pourtant ma propre voiture et des chevaux de poste, dont, pour certaines raisons graves, je ne pouvais que rarement faire usage.

Pour ce qui est du trekschnit, j’ai déjà laissé voir mon sentiment. Il est vrai qu’on peut y lire, y jouer aux dominos, aux dames. E si le batelier a de l’encre à bord et que vous ayez emporté une plume avec vous (car la sienne est toute noire de la tête au pied), vous pouvez même écrire, quoique la petite table se trouve au roef, un peu éloignée du siège.

Mais avec tout cela, si vous assurez que vous êtes assis à votre aise, je vous tiens, avec votre permission, pour une créature contrefaite, ou pour un petit être pas plus haut que mon genou. Et assurément vous n’êtes point un gaillard de cinq pieds sept pouces, comme votre humble serviteur.

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Un trekschnit moderne

Puis il y a quelque chose de douloureux dans le mouvement du trekschnit qui rend ennuyeux le livre le plus amusant et vous ralentit dans votre ardeur pour le jeu. Mais surtout il y a dans le trekschnit un génie de bavardage d’une misérable espèce.

Les conversations qui s’y engagent sont toutes composées des mêmes ingrédients et tombent toutes dans le même ton monotone. Les anecdotes du trekschnit sont parfaitement insupportables. Ajoutez-y cette affreuse question souvent répétée : « À quelle distance sommes-nous, batelier ? » et l’éternel : « Allons, il faut payer, » quand l’homme vient chercher son argent.

Ne condamnez pas légèrement les passagers, si vous arrivez à un tel abaissement d’esprit. Dès que la tombe s’ouvre devant nous, on ne rougit pas d’une seule faiblesse. On sent du plaisir et de l’intérêt à parler du son des cloches, du prix des vivres et de cette grave question : « Vaut-il mieux aller se promener après midi ou faire un petit somme ? »

On a besoin de raisonner et de barguigner sur des frivolités. Oui, le démon de l’endroit vous domine tellement, qu’il vous réduit souvent presqu’à vous faire additionner là des avantages du trekschnit. Vous entendrez toujours comme aussi vos compagnons de voyage prêter l’oreille avec attention au nom de trekschniten et de diligences qui font le trajet en un jour.

La triste et pénible impression dont vous souffrez s’aggrave encore par la lecture du tarif, par la vue d’un bougeoir en cuivre, par le petit crachoir triangulaire en fer-blanc, et le reste du petit mobilier. Puis vous êtes frappé de la gravité prudente avec laquelle le batelier tire d’abord une clef de sa poche, ouvre le petit tiroir de la table, et enfin en tire une longue pipe.

Je ne crois pas que personne ait jamais eu une pensée spirituelle dans un trekschnit. Au contraire, le roef est l’atmosphère naturelle de tous les préjugés, le lieu où se conservent scrupuleusement toutes les vieilles idées, l’école de tous les laids et vils défauts. Il y a des exemples d’hommes qui, pour avoir été trop en trekschnit, sont devenus lâches, rampants, avares, entêtés et importuns.

En général, le roef est consacré aux gens qui en font le personnel ordinaire. Là sont les ouvriers fashionables qui ont un métier qui traîne, comme les tourneurs en ivoire, les horlogers, bonnes gens qui vont recueillir un héritage, la femme avec un petit pain dans le ridicule, l’homme avec une tabatière à musique.

De jeunes fabricants de pain d’épice, qui ne veulent pas paraître ce qu’ils sont, avec une sorte de constellation sur la poitrine, consistant en trois boutons de chemise ciselés et une éclatante épingle de cravate, avec une pierre jaune taillée à facettes, beaucoup trop grande pour être authentique.

De petits rentiers de 50 à 60 ans, qui ont le couvercle de pipe en argent, avec des glands en bois de palmier. D’honorables libraires qui ont trôné vingt-cinq ans derrière le même comptoir, et montrent pour preuve une tabatière d’argent avec inscription.

Des mères avec des enfants endormis, et qui en ont laissé un petit à la maison, lequel à huit ans connaît déjà le français. Des ménagères qui disent urvé et ikh eeft. Des caméristes qui veulent se faire passer pour leurs maîtresses, et qui parlent de notre campagne où un pont doit être construit, et où, à leur grande honte, un garçon jardinier les a reçues avec un baiser.

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Les Grands Froids

Les Grands Froids L’Histoire sous un autre angle

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Les Grands Froids est un livre rafraîchissant, c’est le moins qu’on puisse dire.
Écrit en 1880, dans les débuts de la période scientifique, mais plus près de l’histoire ancienne.
On y retrouve des évènements qui vous en apprennent sur l’évolution.
Quels moyens avaient-ils à cette époque ? Découvrez-les à travers ces histoires rafraîchissantes.

 

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L’action du froid sur l’homme

La mort par le froid, si souvent constatée, est une véritable asphyxie. Elle a pour cause principale l’arrêt de la respiration par suite de la rigidité des muscles.

Les asphyxies par le froid sont si fréquentes que chacun peut se trouver en présence d’un de ces accidents, et doit connaître les soins à donner. Nous ne pouvons mieux faire que de copier ici la méthode de traitement publiée au milieu de ce siècle par le conseil de salubrité de la Seine.

Cette instruction, parfaitement conçue, est relative à toutes les sortes d’asphyxies. Elle devrait être connue de tous. Nous n’en transcrirons que les passages relatifs à l’asphyxie par le froid :

1º On portera l’asphyxié, le plus promptement possible, de l’endroit où il aura été trouvé au lieu où il devra recevoir des secours. Pendant ce transport, on enveloppera le corps avec des couvertures, ou, à défaut de couvertures, avec de la paille ou du foin. On laissera la face libre. On évitera aussi d’imprimer au corps, surtout aux membres, des mouvements brusques.

2º Dans l’asphyxie par le froid, il est de la plus haute importance de ne rétablir la chaleur que lentement et par degrés. Un asphyxié par le froid qu’on approcherait du feu, ou que, dès le commencement, on ferait séjourner dans un lieu échauffé, même médiocrement, serait irrévocablement perdu. Il faut, en conséquence, le porter dans une chambre sans feu, et là lui administrer les premiers secours que réclame sa position.

3º Si l’asphyxie a eu lieu par un froid de plusieurs degrés au-dessous de zéro, et que le malade conserve de la souplesse, on le déshabillera et l’on couvrira tout le corps, y compris les membres, de linges trempés dans l’eau froide, qu’on rafraîchira encore en y ajoutant des glaçons concassés.

4º Si le corps était tellement frappé par le froid qu’il fût dans un état de rigidité prononcée, il y aurait avantage à le plonger dans une baignoire contenant assez d’eau pour que le tronc et les membres en fussent couverts. Cette eau devra être aussi froide que possible, et l’on en élèverait la température par degrés de dix en dix minutes.

5º Lorsque les membres auront repris leur souplesse, on fera exécuter à la poitrine et au ventre des mouvements dans le but de provoquer la respiration. On continuera en même temps des frictions sur le corps et les membres, soit avec de la neige, si l’on a pu s’en procurer, soit avec des linges trempés dans de l’eau froide.

6º Lorsque l’asphyxié commence à se réchauffer, ou qu’il se manifeste quelques signes de vie, on doit l’essuyer avec soin et le placer dans un lit qui ne soit pas plus chaud que le corps lui-même. Il ne faut pas non plus allumer du feu dans la pièce avant que le corps ait recouvré entièrement sa chaleur naturelle.

7º Aussitôt que le malade peut avaler, on peut lui faire prendre un demi-verre d’eau froide dans laquelle on ajoute une cuillerée à café d’eau de mélisse, d’eau de Cologne ou de tout autre spiritueux.

8º Si, au contraire, l’asphyxié avait de la propension à l’engourdissement, on lui ferait boire de l’eau vinaigrée, et si cet engourdissement était profond, on administrerait des lavements irritants avec de l’eau salée ou avec de l’eau de savon.

Il est utile de faire remarquer que, de toutes les asphyxies, l’asphyxie par le froid est celle qui laisse, selon l’expérience des pays septentrionaux, le plus de chances de succès, même après douze à quinze heures de mort apparente.

Mais, d’un autre côté, cette asphyxie exige aussi, plus que toute autre, une grande précision dans l’emploi des moyens destinés à la combattre, notamment dans le réchauffement du malade.

 

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IVANHOÉ

IVANHOÉ de Walter Scott et traduit par Alexandre Dumas

Au temps de Robin des Bois et de Richard Coeur de Lion, on retrouve également le vaillant Ivanhoé.
Voyez comment les combats se faisaient à cette époque. IVANHOEFF

Découvrez ces hors-la-loi qui habitaient les forêts et ce que l’on leur reprochait.
Voyez pour quelles femmes Ivanhoé a dû se battre et ce qu’il a subi durant ces batailles.
Revivez cette époque, vous apprécierez très certainement !

 

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En voici un extrait :

 

Vers les cellules

Il trouva dans l’antichambre le serviteur Anwold, qui, après avoir pris la torche des mains de la jeune fille, le conduisit avec plus d’empressement que de cérémonie dans une partie écartée et peu commode du manoir, où un grand nombre de petites chambres ou cellules servaient de dortoir aux domestiques de bas étage et aux étrangers de la dernière classe.

— Dans laquelle de ces chambres couche le juif ? demanda le pèlerin.

— Ce chien de mécréant, répondit Anwold, niche dans la cellule à côté de Votre Sainteté. Par saint Dunstan ! comme il faudra la gratter et la nettoyer pour qu’elle puisse servir à un chrétien !

— Et où couche le porcher Gurth ? demanda l’étranger.

— Gurth, répliqua le serf, dort dans la cellule à votre droite, comme le juif dans celle à votre gauche. Vous servez de séparation entre l’enfant circoncis et l’objet de l’abomination de sa tribu… Vous auriez pu occuper une chambre plus honorable, si vous aviez accepté l’invitation d’Oswald.

— C’est bien ainsi, dit le pèlerin. La société même d’un juif ne saurait être contagieuse à travers une cloison de chêne.

En parlant ainsi, il entra dans la cellule qui lui était désignée, et prenant la torche aux mains du domestique, il le remercia et lui souhaita le bonsoir.

Ayant refermé la porte de sa cellule, il plaça la torche dans un chandelier de bois et examina sa chambre à coucher, dont l’ameublement était de la plus simple espèce. Il se composait d’un grossier tabouret de bois et d’un lit encore plus mesquin, rempli de paille propre, sur laquelle on avait posé deux ou trois peaux de mouton en guise de couverture.

Le pèlerin, ayant éteint sa torche, se jeta tout habillé sur cette couche grossière et dormit, ou du moins demeura couché jusqu’à ce que les premiers rayons du jour pénétrassent à travers la petite fenêtre grillée qui servait à donner accès à la fois à l’air et à la lumière dans cette triste cellule.

Il se mit alors sur son séant, récita ses matines, et ayant arrangé sa toilette, il sortit et entra dans l’appartement du juif Isaac, en levant le loquet aussi doucement que possible.

Le juif était étendu sur une couche pareille à celle du pèlerin. Son sommeil était agité. Ses vêtements, qu’il avait ôtés la veille, étaient disposés soigneusement sous lui, de manière à empêcher qu’on ne les emportât durant son sommeil.

On voyait sur son front une agitation qui touchait à l’agonie. Ses mains et ses bras se tordaient convulsivement comme ceux d’un homme en proie au cauchemar, et, outre plusieurs exclamations en langue hébraïque, on entendit distinctement les phrases suivantes en anglo-normand, la langue mêlée du pays.

— Pour l’amour du Dieu d’Abraham, ayez pitié d’un malheureux vieillard ! Je suis pauvre, je suis sans un penny ! Lors même que vos fers m’arracheraient les membres, je ne saurais vous satisfaire.

Le pèlerin ne voulut pas attendre la fin du rêve du juif. Il le secoua du bout de son bâton de pèlerin. Cet attouchement s’associait probablement avec quelques-unes des terreurs, objets de son rêve, car le vieillard se redressa.

Ses cheveux gris se hérissèrent sur sa tête, et se hâtant de se couvrir d’une partie de ses vêtements, dont il retenait les diverses pièces avec la ténacité d’un faucon, il fixa sur le pèlerin ses yeux noirs et pénétrants avec une expression de sauvage étonnement et de timidité nerveuse.

— Ne craignez rien de ma part, Isaac, lui dit le pèlerin. Je viens en ami.

— Que le Dieu d’Israël vous récompense ! s’écria le juif grandement soulagé. Je rêvais. Mais, qu’Abraham en soit loué ! ce n’était qu’un rêve.

Ensuite, se recueillant, il ajouta d’un ton de voix ordinaire :

— Et vous-même, que désirez-vous, à cette heure matinale, d’un pauvre juif ?

— C’est pour vous apprendre, dit le pèlerin, que, si vous ne quittez pas cette maison à l’instant, et si vous ne vous hâtez pas, votre voyage pourra vous faire courir de grands dangers.

— Père éternel ! dit le juif, qui pourrait trouver du profit à mettre en péril un être aussi misérable que moi ?

— C’est à vous de deviner leurs intentions, dit le pèlerin. Mais comptez sur ceci : lorsque le templier a traversé la salle hier au soir, il a dit à ses esclaves musulmans quelques mots en langue sarrasine, que je comprends parfaitement. Il leur a enjoint de guetter ce matin le départ du juif, de s’emparer de lui à quelque distance du manoir, et de le conduire au château de Philippe de Malvoisin ou à celui de Réginald Front-de-Bœuf.

Il serait impossible de dépeindre l’extrême terreur dont le juif fut saisi à cette annonce. Il paraissait avoir perdu toutes ses facultés. Ses bras pendaient le long de son corps, et il laissa tomber sa tête sur sa poitrine. Ses genoux plièrent sous son poids. Tous ses muscles semblèrent se raccourcir et perdre de leur vigueur.

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